Un demi-siècle de luttes contre l'Apartheid (la ségrégation raciale menée par la minorité blanche) symbolisées par une victoire en finale de Coupe du monde de rugby. Tel est le propos de la nouvelle oeuvre de Clint Eastwood "Invictus", qui sort mercredi 13 janvier au cinéma. Une vision beaucoup plus pertinente que le trépassé slogan "Black, blanc, beur" dont se félicitait nos politiques pendant la coupe du monde de football 1998. Bien culotté (ou tordu) qui s'attaquerait aujourd'hui à ce remake français.
Premier président noir de l'histoire de l'Afrique du sud en 1994 après être sortis de 27 années de prison, Nelson Mandela était à la tête du pays quand ses Springboks ont remporté la Coupe du monde 1995 organisée chez eux. Le président (incarné à l'écran par Morgan Freeman) et l'équipe de rugby ont permis au fur et à mesure de la compétition de fédérer une nation. L'habile Mandela en encourageant la population noire à supporter les blancs en maillot vert. Les talentueux rugbymen en passant les obstacles les plus difficiles. Quand le numéro "46664" (dont il porte le tatouage depuis ses 27 années de prison) revêt, le jour de la remise du trophée, le maillot de l'Afrikaner François Pienaar, le symbole de la réconciliation et du grand pardon est tout trouvée.
Comme le raconte l'auteure sud-africaine Mary Corrigall dans un article pour Courrier International, Nelson Mandela n'était pas le seul artisan de cette transformation et l'unité nationale apportée par la victoire des Springboks a été courte et demeure fragile contrairement à ce que laisse entendre cette "version un peu trop hollywoodienne de la réconciliation". Cela n'occulte pas la qualité du film d'Eastwood (voir critique dans Bakchich) ni la formidable action de Mandela. Deux oeuvres qui n'auraient jamais pu exister à quelques centimètres près (voir deuxième vidéo). Quelques centimètres que les tricolores ont laissé à l'histoire.
►LM
24 juin 1995, à l'Ellis Park Stadium de Johannesburg, les Sprinboks affrontent en finale les favoris Néo-Zélandais menés par le buteur Andrew Mehrtens et l'ailier Jonah Lomu. All-Blacks et Springboks ne peuvent se départager (9-9) après les 80 minutes réglementaires. Avant que le drop du Sud-Af' Joël Stransky à huit minutes de la fin libère tout un peuple.
Il est "le premier homme volant à réaction de l'histoire de l'aviation". Il voulait aussi être le premier homme à relier deux continents par les airs, sans autre machine qu'une aile en carbone munie de réacteurs fixée sur son dos. En 13 minutes, "Jetman" devait traverser les 40 kilomètres du détroit de Gibraltar, de Tanger à Tarifa. A 2000 mètres d'altitude, l'ex-pilote militaire suisse s'élance dans le vide. Le dispositif de sécurité était conséquent -avions, hélicos, bateaux-, et l'exploit retransmis en direct, notamment sur Internet.
Mais quelques minutes après son envol (à 1'22 de la vidéo),Yves Rossi, alias "Fusionman", disparaît des écrans. L'Icare des temps modernes finit dans l'Atlantique. Repéré par les équipes de secours, il est hélitreuillé ; son défi tombe à l'eau.
"On ne pense qu'à défendre, à bétonner...", "les gars sont trop payés"... L'histoire du football est un éternel recommencement. En écoutant le micro-trottoir réalisé après le France-Irlande des éliminatoires de la Coupe du monde 1974 [voir deuxième vidéo], on jurerait que les appels à la démission et les critiques sur les joueurs visent la bande à Raymond Domenech. Outre ces réactions similaires à celles qui ont suivi le piètre match nul de la semaine dernière entre les Bleus et l'Irlande (1-1), il est assez amusant d'écouter Jean-Michel Larqué, alors joueur, regretter les "attaques et agressions" de l'Eire au match aller (défaite 2-1, le 15 novembre 1972) et d'avoir perdu "contre le cours du jeu". Injustice, quand tu nous tiens! Jean-Michel Larqué, témoin pour RMC, avait d'ailleurs parlé de "traquenard" à Dublin, de "conditions d'un autre âge" et d'avoir "été agressé physiquement sans relâche". Pour le légendaire fair-play irlandais, qui a la côte en ce moment, on repassera.
Un jeune joueur qui sera opposé régulièrement au commentateur a connu sa première sélection pour ce match en profitant d'un forfait. Son nom : un certain... Raymond Domenech. L'arrière droit de Lyon, nous explique aussi dans ce document de l'INA, ses difficultés à s'intégrer au groupe des Bleus. Celui que l'on surnommait à l'époque "le boucher" (et qui, lors de sa première cape se fait alternativement siffler et applaudir) à cause de son jeu rugueux ne portera finalement jamais le joueur de Saint-Etienne dans son coeur.
Sur RMC, le consultant Larqué prend d'ailleurs beaucoup de plaisir à critiquer le sélectionneur. Qui le lui rend bien. Dans une interview au Télégramme (le 1er octobre 2009), Domenech a visé son ancien coéquipier des Bleus : "J'ai un vécu comme joueur. Je me souviens qu'au bout de huit jours ensemble, c'est chiant. Il y a toujours eu des jeunes, des vieux, des... des cons. Il y a toujours eu des individualistes, des gens plus ouverts, un mélange de tout. J'ai connu de sombres abrutis en équipe de France. Il y en a même un qui sévit toujours dans la presse."
Et la qualification ? Les Bleus avaient bien commencé ces qualifications en s'imposant face aux favoris russes avant de perdre en Irlande. La victoire au parc des princes est donc presque obligatoire pour aller en coupe du monde. La sélection de Georges Boulogne mène d'un but avant de se faire égaliser (1-1) à cause d'une grosse erreur défensive à la 83ème minute. La défaite (2-0) en Russie lors du dernier match scellera le destin de l'équipe de France. Que dire d'autre de ce match retour plutôt violent (à voir ici) ? Une autre anecdote qui montre que le lynchage sur Thierry Henry est très exagéré. A une demi-heure de la fin, un joueur remplacé ne sort pas et l'équipe de France joue à 12 pendant quelques secondes, jusqu'à ce que l'arbitre s'en aperçoive et lui inflige un carton jaune. L'auteur de cette tricherie ? Un certain Jean-Michel Larqué.
Les interviewes de Jean-Michel Larqué et Raymond Domenech avant le match.
"Ferme ta gueule l'ancien !", avait balancé par voie de presse Willy Sagnol à Marcel Desailly, devenu consultant pour Canal +, pendant la Coupe du Monde 2006. Comme l'ancien défenseur du Milan AC en son temps, beaucoup de champions du monde 1998 à la retraite dézinguent Raymond Domenech dès qu'on leur en donne l'occasion. On se souvient notamment du lobbying pour installer Didier Deschamps (qui ne s'était pas lui-même gêné pour critiquer le sélectionneur) après le fiasco de l'Euro 2008. A peine la qualification ultra-poussive de l'équipe de France pour le Mondial 2012 (Afrique du Sud) en poche, Bixente Lizarazu a attaqué sur RTL ses anciens coéquipiers et, surtout, leur entraîneur. Gêné de devoir analyser un match exécrable, Domenech a préféré rafraîchir la mémoire de l'ex-joueur du Bayern de Munich en lui parlant des qualifications à l'euro 2000 et la piètre victoire 1-0 en Andorre grâce à un penalty litigieux en fin de match (86e) marqué par Frank Leboeuf. Manque de bol, Lizarazu n'a pas joué cette rencontre là.
Toujours "bien placé"
"Liza, t'es bien placé" [à 1'00 de la vidéo à gauche] fait curieusement écho au "Christophe, tu es bien placé pour savoir" [à 2'40 et 5'40 de la vidéo de droite], lors du clash face à Christophe Dugarry pendant le Canal Football Club du 1er février 2009. "J'aimerai qu'on m'oublie et que l'on parle des joueurs de l'équipe de France", a regretté le compagnon d'Estelle Denis. Et pour le style de jeu ? Il est trop tôt face à Dugarry. Trop tard face à Lizarazu. Le timing semble n'être jamais le bon pour que le sélectionneur analyse, face aux consultants, le jeu de l'équipe de France. Raymond Domenech s'est expliqué sur ce choix au Canal Football Club aux côtés de... Willy Sagnol [à partir de 3'00]. "Il y a deux discours, celui qu'on dit à l'extérieur et celui en interne, celui qu'on dit au joueur"... "Et Willy est bien placé !"
Domenech aime décidément bien replacer les joueurs pour élaborer une stratégie de défense.
Pendant que les insultes, les sentiments de honte et moqueries fusent sur les sites web à propos du hold-up ("haut la main") de Thierry Henry lors des prolongations de France-Irlande (1-1), les dirigeants du football se félicitent de la qualification des Bleus.
Noël Le Graët (vice président de la Fédération Française de Football) a confirmé que la main de Thierry Henry "ne gâchait pas du tout la qualification" (dans une interview ce jeudi matin au Télégramme), Raymond Domenech, "heureux", s'est vanté, sur TF1 d'avoir "pronostiqué un 1-1" et la Secrétaire d'Etat aux Sports Rama Yade n'a "rien vu"... mais sait tout : "Je ne pense pas que l'on puisse parler de triche. Vous ne pouvez pas savoir exactement d'où vient le ballon et où il part".
Reste les pauvres Irlandais, très déçu mais fair-play à la fin du match. A de rares exceptions près (peut-être le buteur Robbie Keane qui insinue un complot fomenté par Michel Platini : "La FIFA ne voulait pas que l’Irlande aille à la Coupe du Monde"). Un homme s'est particulièrement distingué : le coach Giovanni Trappatoni.
L'entraîneur italien aux innombrables titres en club (mais qui n'a jamais remporté de trophée avec une équipe nationale) a refusé de parler de "vol", malgré les nombreuses questions allant dans ce sens de la part des journalistes. "Je suis très déçu et triste pour mon équipe, pour le public irlandais", a-t-il répondu les larmes aux yeux. "On a vu l'arbitre hésiter, demander à son juge de touche d'apprécier la situation. Regarder Henry. Il aurait dû demander à Thierry Henry son avis", a ajouté le "Trap", qui a même défendu l'attaquant des Bleus. "Si l'arbitre lui avait posé la question, il aurait dit 'oui, il y avait main' [...] Ce n'est pas la faute d'Henry", a insisté presque naïvement le bouillant (voir deuxième vidéo) entraîneur. Trappatoni a, non seulement refusé de participer au lynchage de Thierry Henry, mais il n'a pas voulu non plus blâmer l'arbitre : "J'ai dit à l'arbitre que je connaissais des joueurs suédois, l'intégrité du peuple suédois, et qu'il est possible de faire des erreurs". Enfin, une pensée pour les chanceux adversaires : "La France a bien joué à Dublin, mais on méritait d'aller en Afrique du Sud. Je souhaite tout de même à la France de la réussite à la Coupe du Monde".
"Il faudrait que l'Irlande nous prête Trappatoni", ont réclamé des supporters français hier soir. Les Irlandais ne seront certainement pas d'accord pour un échange. La chaîne de télévision publique RTÉ a d'ailleurs rendu hommage à ses héroïques hommes verts et à leur coach, le soir de leur élimination [à partir de 3'30 de la vidéo ci-dessous]. Avec un curieux, mais adapté, mélange de "My Way" et "Comme d'habitude", interprétés par Sid Vicious, Frank Sinatra, Luciano Pavarotti et Claude François. Les dernières images montrent les joueurs irlandais et français se congratulant. Les paroles (que nous avons traduites en anglais) qui les accompagnent revêtent un sens particulier :
"Qu'est ce qu'un homme ? Qu'a-t-il obtenu ? Si ce n'est par lui-même, il n'a rien. Pour dire les choses comme il les ressent et pas avec les mots d'un homme à terre.
L'histoire montre que j'ai pris des coups et cela m'a montré le chemin"
> Image du dessus : capture d'écran de cette vidéo.
"C'est une très belle expérience [...] Un grand plaisir [...] Si j'avais pu ne pas m'arrêter, je ne me serais pas arrêté". Non, sur son blog, François Fillon ne parle pas de son apparition sifflée au congrès des maires pour présenter sa réforme de la taxe professionnelle. D'ailleurs, l'épisode allègrement commenté depuis hier sur le web et dans les médias ne fait pas l'objet de la moindre mention sur son site. Le premier ministre fan de sport automobile a préféré poster une autre vidéo mercredi 18 novembre.
"J'ai testé la Peugeot 908 (le 8 novembre dernier) qui a gagné les 24h du Mans et c'est une très belle expérience !", annonce fièrement François Fillon sur son blog et compte dailymotion. Une belle promotion, en passant, pour la course des 24 Heures du Mans organisée par l'Automobile Club de l'Ouest (ACO) qui vient d'ouvrir la billetterie pour l'édition 2010 et dont son frère Pierre Fillon est le vice-président...
Dans le montage effectué pour le blog du ministre, François Fillon montre son adresse avec le volant entre les mains. Sa sortie de route, brièvement évoquée par lequipe.fr et sportauto.fr du 8 novembre ne vient pas gâcher la démonstration. Le caméraman du ministre était déjà très occupé à filmer les innombrables marques de la voiture et de la combinaisons.
"Un grand privilège que d'avoir conduit cette voiture", conclut son tour promotionnel le premier ministre en posant devant les photographes un modèle réduit à la main. On connaissait déjà la promo gouvernementale du disque de Carla Bruni, mais Fillon réussit à merveille ce nouveau mélange des genres dans lequel on ne sait plus qui sert le plus l'autre. Un plan com' bien conduit.
"La honte du siècle". Peu réputée pour sa pondération, la presse espagnole se moque allègrement de la raclée du Real Madrid d'hier soir (27/10). Les Gago, Diarra, Raul, Benzema et autres Van Nistelroy ont perdu 4-0 à Alcorcon, équipe de Segunda B (équivalent de la troisième division) au premier tour aller de la Coupe du Roi (voir vidéo plus bas). Avec pour seuls absents de marque Kaka, Casillas et Cristiano Ronaldo (blessé), les Galactiques présents sur la pelouse comptabilisent 465 sélections nationales, 95 titres et ont coûté plus de 150 millions d'euros au club, s'est amusé à calculer le quotidien Marca, qui parle de "nuit de honte". Le budget des Madrilènes représentent 400 fois celui de leurs adversaires dont le budget total atteint à peine 1,2 millions d'euros, soit l'équivalent au salaire mensuel de Cristiano Ronaldo, précise le catalan Sport.
Pellegrini, le fusible
"Les galactiques n'existent pas", ajoute Marca qui s'en prend à l'entraîneur d'un "Pellegrini, va-t-en maintenant !". L'autre journal de référence madrilène AS estime qu'il n'y a "aucune excuse possible". Et s'en prend aussi au coach "tout à fait inutile dans la tactique et la motivation". Selon le quotidien, "la direction a laissé deux matches à l'entraîneur chilien pour réagir" (Getafe en Liga et Milan AC en Ligue des Champions). Pellegrini, fusible tout désigné par les journaux ibériques. El Pais lance deux sondages coup sur coup sur son site. "Pensez-vous que Pellegrini doit rester à la tête du Real Madrid ?" (40% de non). Puis, comme si la question n'avait pas été assez bien compris : "Pensez-vous que l'entraîneur doit changer après la défaite à Alcorcon ?" (53% des 2600 réponses sont positives).
Comment faire carrière dans le monde du luxe et des paillettes?
Les quotidiens catalans se sont régalés ce matin. "Humiliés !", titre El Mundo Deportivoqui raconte comment une équipe de Segunda B a détruit le projet millionnaire madrilène". "L'une des pires nuits de mémoire d'homme dans la capitale [...] Des fissures dans le nouveau projet galactique", se délecte le journal qui utilise une alléchante métaphore : "L'équipe de Raul, Guti et Benzema est tombée en morceaux, comme un morceau de sucre en contact avec un café chaud". Le "café chaud" en question: "D'humble footballeurs qui jouent pour l'amour du sport", souligne Marca. "Alcorcon sublime dans le jeu, l'enthousiasme et le style", ajoute le journal. "Comment la malchance a pu faire évoluer un joueur comme Borja Mora Ernesto [double buteur] en troisième division et comment, beaucoup d'autres, sans grand talent, ont pu faire carrière dans le monde du luxe et des paillettes ?" Les médias saluent la petite équipe d'Alcoron surtout pour pointer les faiblesses madrilènes. "L'histoire de David et Goliath dans le foot", contée par le quotidien pro-barcelonais Sport permet de régler les contentieux. Voici l'"appel à commentaires sur son site internet : "Ces derniers jours, la presse avait tenté de déstabiliser le FC Barcelone en faisant croire qu'il traversait une mauvaise passe. [...] La défaite de l'équipe de Benzema, Raul, Guti et compagnie, a montré où était réellement la crise. Sport voudrait connaître votre opinion sur la scandaleuse honte des Blancs."
Le très fin Loulou Nicollin et ses "suceurs de marseillais" peut aller se rhabiller (sic)... La leçon de classe donnée par Diego Maradona à toute la planète football continue de provoquer des réactions outrées d'internautes, de la presse et de dirigeants (dont le fadasse président de la FIFA Sepp Blatter qui a réclamé l'ouverture d'une enquête disciplinaire contre l'entraîneur argentin).
Malgré ces appels du pied, la légende du ballon rond a décidé de ne pas s'excuser (à part "auprès des dames") après avoir aimablement proposé à ses détracteurs de le "sucer" [vidéo à gauche] à l'issue de la qualification miraculeuse de l'Argentine pour la coupe du monde 2010. Alors que la fédération argentine tente de calmer le jeu, une vidéo sur internet le montre dans le bus du retour, mimer les gâteries que pourraient s'amuser à lui faire ses détracteurs [vidéo à droite]... Gênant, d'autant que le dérapage de la conférence de presse n'est pas si incontrôlée que cela. Avant cette interview qui a créé un buzz, Maradona surexcité encourageait déjà à la pratique de la fellation [voir plus bas].
"Parfois je dis blanc, parfois je dis noir, mais je ne dis jamais gris", avait débuté la conférence l'entraîneur albiceleste. Diego n'en n'est pas à son premier clash. L'homme qui parle encore plus vite que ses dribbles est sans doute le meilleur footballeur de l'histoire, mais aussi le plus fou. Bakchich.tv présente les plus scandaleux dérapages de Maradona. Quelques grammes de finesse dans un monde de buts...
Pour réussir une bonne "Madjer", prenez un joueur muni d'une bonne dose de talent, ajoutez une pincée de chance et des réflexes surprenants. Le geste, passé à la postérité grâce à l'Algérien Rabah Madjer [voir troisième vidéo], consiste à marquer d'une talonnade en mouvement. Un style de but rare (réussi l'an dernier par Mamadou Niang). Pourtant, hier soir (30/09), les téléspectateurs de la deuxième journée de Ligue des Champions 2009 n'ont pas vu une, mais deux "Madjer" (sur les 14 buts marqués au total). La réalisation de Falcao pour le FC Porto face à l'Atletico de Madrid (2-0) est un classique [deuxième vidéo]. Comme son illustre prédécesseur dans l'équipe portugaise, l'attaquant a bénéficié d'une passe en retrait -de l'incroyable Hulk- pour placer son talon vers les cages.
A San Siro, l'élève a dépassé le maître. Face au Milan AC, Tihinen a donné la victoire au FC Zurich (0-1) grâce à une "Madjer"... en l'air. Excusez du peu. En l'occurence, l'appellation "Madjer" est peut-être un peu galvaudée mais l'esprit est bien là. Cette inspiration est bienvenue pour l'Olympique de Marseille méchamment battue au Real Madrid (3-0). En battant les Milanais chez eux, les Suisses ont sauvegardé le suspense dans la poule C et permis à notre équipe phocéenne de rester à trois points de Milan et Zurich. Hier soir, Madjer a peut-être sauvé l'OM.
La "marque déposée"... En mai 1987, le FC Porto joue le Bayern de Munich, en finale de la Ligue des Champions. L'équipe entraînée alors par Arthur Jorge renverse tous les pronostics en s'imposant (2-1) face au club bavarois. De cette rencontre, tout le monde retiendra le but égalisateur du club portugais inscrit par le talentueux Algérien Rabah Madjer. D'une talonnade à un quart d'heure de la fin, l'attaquant entre dans l'histoire du football.
i►PLOUF "C'est décidé, j'arrête." C'est aussi simple que ça. Dans une interview au Parisien, Laure Manaudou officialise ce à quoi beaucoup s'attendaient depuis sa "pause" de janvier dernier. A 22 ans, elle prend sa retraite, et ne participera plus aux compétitions. La détentrice du meilleur palmarès de natation française affirme avoir pris le temps de réfléchir à cette décision. Ce matin sur les ondes d'Europe1, Philippe Lucas, son ancien entraîneur, réagissait à cette annonce, assurant que "cela ne le surprend pas plus que ça".
D'après l'AFP, la toute jeune retraitée serait enceinte, ce qui expliquerait sa décision. Vendredi 18 dans l'après-midi, cette information n'a pas été confirmée par la sportive.
Sentiment d'avoir été au bout -"J'ai eu tous les titres" déclare-t-elle au Parisien-, ou lassitude, la championne des bassins semble hésiter. Car elle avoue avoir "compris que c'était à ce moment-là que j'avais perdu le plaisir de nager". Et ce "moment-là", depuis lequel tout est "moins magique, plus compliqué" selon la jeune fille, c'est sa rupture avec son entraîneur, Philippe Lucas. En 2007, au faîte de sa gloire, Laure Manaudou semble perdre pied.
Du jour au lendemain (le 9 mai 2007), la nageuse tricolore la plus titrée de l'histoire quitte violemment son entraîneur Philippe Lucas pour rejoindre l'Italie et le prestigieux club de LaPresse Nuoto, à Turin. Dans une conférence de presse, elle tente de s'expliquer : "je voulais passer à autre chose, changer d'entraînement. J'ai des choses à modifier, j'avais envie de travailler ça....d'avoir un nouveau challenge à montrer à tout le monde." Pourtant, la présence de son Italien de petit ami (Luca Marin, qui s'entraîne à Vérone) n'y serait pas pour rien... Laure réfute cet argument, tant bien que mal : "Il y a plein de choses qui ont été dites, comme quoi je partais parce que le coeur serait plus fort que la raison...mais sinon j'aurais arrêté de nager! Ça aurait été plus simple que je sois 24 heures sur 24 avec lui!" Pourtant, la championne l'admet : "Ça aurait été mieux d'être à Vérone qu'à Turin, mais c'est aussi ma carrière qui compte".
"Il vaut mieux changer un an et demi avant les jeux que trois mois", avait-elle également déclaré lors de cette même conférence de presse. Mais rien ne se passe comme elle voudrait en Italie. Elle est loin de Luca Marin, et lui s'entraîne avec Federica Pellegrini, la grande rivale de Laure. En août 2007, coup de semonce pour la Française : elle est purement et simplement virée du club italien par Marco Durante, le patron. Raison invoquée? Son comportement irrévérencieux avec l'équipe de France et son coach lors de l'Open de Paris. A un an des Jeux olympiques de Pékin, elle se retrouve sans entraîneur.
Commence alors pour la nageuse hors-pair une descente aux enfers. Elle rejoint Ambérieu en Bugey, la ville où elle a grandi, pour s'entraîner avec son frère, de deux ans son aîné. Mais celle qui avait été repérée à l'âge de 14 ans ne retrouve pas les conditions optimales pour atteindre son plus haut niveau. En décembre, elle rompt avec Luca Marin et s'affiche avec Benjamin Stasiulis, nageur lui aussi. Les journaux people se régalent, et quelques jours plus tard, nouveau buzz : des photos de la nageuse pour le moins dénudées circulent sur la toile.
En janvier, revirement de situation, Laure quitte son frère et s'installe à Mulhouse. auprès de Lionel Horter, son nouvel entraîneur. Les Jeux approchent et la championne semble de moins en moins prête. Après six ans d'entraînements intensifs avec Philippe Lucas, les résultats sportifs de la jeune fille s'écroulent. Ses exploits sont loin... Retour sur son palmarès.
En 2002, elle intègre l'équipe de France de natation. Un an plus tard, elle rafle pas moins de 5 médailles d'or aux championnats de France,(400, 800, 1500 mètres nage libre ; 50 et 100 mètres dos), 3 médailles d'or aux championnats d'Europe de Madrid en 2004. D'Athènes quelques mois plus tard, elle reviendra avec 3 médailles olympiques. Les records et les titres s'enchaînent jusqu'en 2007.
Championnat du monde de 1995, Montréal (médaille d'or 400 mètres nage libre)
A partir de janvier, Laure Manaudou a mis sa carrière entre parenthèse, ne participant à aucune compétition internationale depuis le fiasco des Jeux de Pékin, lors desquels elle commence à avoir de sérieux doutes sur la suite de sa carrière.
"Je suis déçue. Je me demande même si ça sert à quelque chose de continuer", annonçait-elle alors au micro de France 2. "Je sais pas, j’ai même pas envie de nager. Je sais pas. C’est vrai qu’il y a ma famille qui croit toujours en moi. C’est la seule chose qui peut m’encourager, donc, je verrai. C’est difficile de faire des courses et d’arriver 7e ou 8e. On verra...". En août 2008, la nageuse revient sur ses piètres résultats et sur l'avenir de sa carrière.
Après avoir tourné dans des publicités pour ..., l'ex-nageuse devrait, d'après le JDD, être à l'affiche, en avril prochain d'un film intitulé Le Coach, réalisé par Olivier Doran, et dans lequel elle jouera...une nageuse, aux côtés de Richard Berry et de Jean-Paul Rouve.
Loin des bassins, l'ex-championne risque bien d'intéresser la presse people un moment encore...