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De source sûre : desourcesure.com c'est qui ? c'est quoi ? c'est combien ?

 
source :
http://www.wikio.fr/politique

desourcesure.com c'est qui ? c'est quoi ? c'est combien ?
Qui sommes nous ?


 
C'est vrai, ça à la fin. C'est la question que l'on trouve sur le fronton de tous les sites. Les médias dits "traditionnels", eux, sont dispensés de répondre à cette question. Ils ont commencé à le payer et ils ont fait de la défiance un marché. Le public veut savoir qui lui parle et même désormais qui se cache derrière celui qui lui parle. Donc, commençons par répondre : Qui sommes-nous et qui se cache derrière nous.  Depuis trois mois, nous n'avons pas répondu à cette question autrement que par les mentions légales parce qu'au fond, nous savions ce que nous faisions mais pas comment ça s'appelait.

Un quotidien 100% internet, c'était l'idée de départ, mais à l'arrivée, c'est un JT pour les junkies  shootés aux news et aux vidéos qu'on lit et qu'on regarde quand on veut, comme on veut, et qu'on fait partager. Voilà ce vers quoi on s'est laissé glisser,
sans aucune résistance, tant nous nous sommes découverts avides nous aussi d'images alors que nous venons de l'écrit, du papier, du texte, etc. Dire les choses en deux lignes ou en quelques images que d'autres ont tourné mais que personne n'a encore vu ou vu sous cet angle, et puis, après, creuser le sujet avec ce qui existe mais qui n'a pas été relié, voilà donc ce que nous faisons, un JT à la fois très anonyme
(ce qu'on montre, c'est ce qu'on dit, pas celui qui le dit) et très personnalisé parce qu'on a toujours quelque chose à dire sur ce qu'on montre. La bataille du texte et de l'image, puis de la photo et de la vidéo, nous ne l'avons pas suivi, nous l'avons physiquement et intimement éprouvé nous-même pendant l'année de construction de ce média. Nous en concluons une chose : ce n'est pas la longueur des textes qui fait leur efficacité. Bref, nous sommes des journalistes qui faisons court parce que les journées le sont et qui se moquent parce qu'il y a matière et qu'on est aussi comme ça, on peut pas s'en empêcher.


Happés par nos ordinateurs, nous passons plus de temps à chercher les bonnes infos qu'à nous informer stricto sensu. Le problème, ce n'est plus d'acquérir le savoir mais de savoir où trouver l'information dans un contexte inédit où tout a forme d'information et valeur gratuite. Internet, c'est le BHV où seul le sexe serait payant, on trouve tout, vraiment tout, mais il faut du temps. Du temps et un sacré tamis. Le tamis, c'est le journalisme, séparer le vrai du faux, les dépêches les unes des autres et dire, ensuite, ce qu'on en pense en rappelant le contexte. Qui, quoi, pourquoi, etc... Du temps, il y a ceux qui en ont trop et ceux qui courent après. Bref, l'idée de départ était un peu d'arrêter le temps et de dire, voilà ce que nous avons pêché hier, regardez, lisez, feuilletez, survolez, forwardez, visionnez, revisionnez, creusez et surtout revenez.

En fait, un média, ce n'est pas
un objet, c'est un moment.

Même le média finira par ne plus importer. Au siècle dernier, quand on vous demandait où vous aviez vu ou lu telle ou telle info, vous étiez capable de répondre. Et aujourd'hui ? Non, évidemment, soyez franc. L'information circule, elle est déformée, transformée, et elle circule de média en média et de plus en plus sans autre média que votre boîte mail. Or, sans source, quel crédit accorder à une information ? C'est toute la question.

Ce moment est offert par le média (qui peut désormais être un individu) et accordé par le lecteur-consommateur-spectateur.
Nous voulons fortement susciter un acte quotidien, de la part de nos lecteurs, comme un rendez-vous avec une émission de télé ou un journal sur le palier à l'heure du laitier, ou à l'heure que chacun préfère de la journée ou de la nuit, un acte rapide ou lent, mais que nous voulons excitant.
Ce rendez-vous est un lien. Ce lien se tisse par la confiance et la connivence, qui peuvent muer en habitude, c'est le propre des couples et c'est ainsi que les news vous offrent une cuisine toute équipée pour vous garder. La confiance, pour ce qui nous concerne, c'est la confiance dans l'information que nous livrons, le degré de crédibilité des informations annoncées ou commentées et la fiabilité des documents montrés dans un monde de promo et d'intox. Et la connivence ? La connivence, c'est ce qui résulte des choix de sujets, des angles, du ton, des images choisies, des titres et des textes, bref, de l'adéquation de ce que nous sommes avec ce que vous cherchez. Voilà, dss est un média et en 2007, les médias sont transparents.



Techniquement, DSS a été conçu à partir d'une plateforme MovableType. Avec l'aide de Gildas Launay et de sa web agency Bonnie & Clyde (que nous vous recommandons) nous avons construit et customisé cette plateforme de publication et nous l'avons doté d'une palette graphique très riche et très souple.
Nos objectifs techniques étaient simples : un média qui peut se consulter vite, en cliquant ou en scrollant, un média qui joue avec la mise en écran et qui affiche un maximum de vidéos au gré de nos envies et en quelques minutes.


Quel est le modèle économique ? Publicitaire bien sûr.
Sur le web, on est encore à l'heure de la réclame.
Non aux fenêtres surgissantes et aux pop-up intrusifs. Nous créons donc une régie destinée à commercialiser notre espace selon des critères nouveaux et créatifs.
Nous commençons à connaitre nos lecteurs car la moitié d'entre eux nous lisent grâce à la newsletter qu'ils reçoivent chaque matin. Pas vous ?
Voici le profil actuel de nos 880 premiers abonnés à DSS : 38 ans d'âge moyen, 61% homme, cadres sup, etc. Aurions-nous lancé un média de seniors? A l'heure où le lecteur moyen de Libération à plus de 50 ans, on se dit que non.





Comment nous voyons le monde

Notre vision du monde est partie prenante de notre média. Disons pour faire court que nous sommes pour un capitalisme durable mais que nous sommes assez sceptiques sur la suite des événements.
Politiquement, nous ne sommes proches de personne à l'exception du Présiment Sarkozy ©. Et journalistiquement, nous croyons que 98% des cas de censure sont en fait des cas d'autocensure pour 69% infondés.




Et capitalistiquement ?
Nous sommes deux journalistes qui avons (aisément mais chèrement) convaincu deux amis financiers d'investir avec nous quelques centaines de milliers d'euros dans une start up après qu'on leur ai dit : nous allons créer un media d'actu permanent, un quotidien 100% Internet qui serait précisément celui qu'on aurait envie de lire soi-même, conçu en jetant par dessus bord toutes les pratiques et les habitudes, tout ce qu'on enseigne depuis des lustres sans plus savoir pourquoi. Quelle autre idée pouvait-on avoir ? Il faut faire les journaux qu'on a envie de lire avec ceux avec qui on a envie de les faire. A ce propos, comme d'autres, on parle et on observe, car on sait que les tous nouveaux médias qui viennent de naître ont besoin de financer leur conquète de l'audience. 

Pierre Louis Rozynès
Stéphane Demazure



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Publié le 28/05/07 à 11:12 | Commentaires (2)  | TrackBacks (1)  | imprimer | envoyer | revenir en haut
Dossiers 

[+/-]  Le 2 juin 2007 - 9:40 Luc a dit :

Par rapport à vos objectifs, je pense que votre approche est vraiment la bonne. 

J'avais participé au débat qui avait eu lieu sur le BBB
en faisant le parallèle avec la diffusion de l'information en entreprise: 



Dans les grandes entreprises, les personnes chargées de fournir les informations pertinentes aux dirigeants, responsables de services
ou ingénieurs ("diffuser la bonne information, à la bonne personne, le plus tôt possible") sont obligées de synthétiser au maximum
l’information avant de diffuser une étude, tout en gardant sous la main les informations complémentaires que le "client" pourrait demander. Leur objectif est que l’information qu’elles diffusent soit assimilée. Elles savent que leurs "clients" consacrent déjà beaucoup de temps pour
les multiples mails, les réunions et leur travail, et qu’il est nécessaire de faire un gros travail sur la sélection, la forme et la synthèse de
l’information pour capter leur attention. Bien sur, avec les personnes qui font elles mêmes des demandes d’information, le travail est plus simple. Mais
avec les autres, un gros travail est nécessaire pour capter leur attention et faire en sorte qu’elles deviennent à leur tour demandeuses.




La principale différence est sans doute qu'il ne faut pas forcément diffuser l'information le plus tôt possible mais plutôt au bon moment.

[+/-]  Le 11 juin 2007 - 17:50 Wimbo a dit :

Ahhh enfin !

Voila des mois que je consultais ce site aussi régulièrement maintenant que rue89.com
et chaque semaine je farfouinais le web à la recherche des auteurs de source sure...

Merci pour ce disclaimer, c'est franc et honnête, ca fait du bien et ca donne envie de voir la suite

Bonne continuation

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