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Revues de presse
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►BASSESSE + 4 VIDEOS
Pas de jaloux, chacun en aurait pris pour son grade... Mais, c'est en Espagne, où le président doit se rendre le 27 avril, que les réactions ont été les plus nombreuses. Libération de jeudi a rapporté les propos qu'auraient tenus Nicolas Sarkozy sur ses "collègues" étrangers au cours d'un déjeuner avec des parlementaires. Extraits:
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Barack Obama: "Un esprit subtil, très intelligent et très charismatique. Mais, il est élu depuis deux mois et n'a jamais géré un ministère de sa vie. Il y a un certain nombre de choses sur lesquelles il n'a pas de position". D'après le quotidien, Sarkozy estime que le président américain "n'est pas toujours au niveau de décision et d'efficience, dont lui-même ferait preuve".
José Manuel Barroso (président de la commission européenne): "Totalement absent du G20".
Angela Merkel: "Quand elle s'est rendue compte de l'état des banques et de son industrie automobile, elle n'a pas eu d'autres choix que de se rallier à ma position".
José Luis Zapatero: "Il n'est peut-être pas très intelligent. Mais moi j'en connais qui étaient très intelligents et qui n'ont pas été au second tour de la présidentielle". "L'important dans la démocratie, c'est d'être réélu. Regardez Berlusconi, il a été réélu trois fois".
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Le passage sur Zapatero "pas très intelligent" est celui qui a fait couler le plus d'encre. "L'hyperactif" et "vantard" Sarkozy "s'est surpassé" et a "insulté" le premier ministre espagnol, relate The Guardian (en anglais), qui indique que l'Elysée a démenti, mais dont les sources présentes à ce moment là ont confirmé les déclarations. Le New York Times (en anglais) fait remarquer que l'Elysée n'a démenti que les commentaires sur Zapatero et rappelle que Berlusconi en est seulement à sa deuxième réélection. "Sarkozy a déclenché la polémique en mettant en doute l'intelligence de Zapatero en Espagne", titre El Pais (en espagnol).
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Cette critique a eu un curieux effet en Espagne où les plus grands opposants au gouvernement ont défendu Zapatero. Un autre journal ibérique (RTVE) rapporte des propos très durs du député européen Luis Herrero du Parti Populaire (de droite). "Quelle que soit mon opinion sur Zapatero, je suis espagnol et c'est le Premier ministre de mon pays", a-t-il expliqué sur la TVE. "Alors, la prochaine fois que je croiserai Sarkozy, je le regarderai avec mépris en lui disant: 'Hey, toi le nain! C'est quoi ton problème?'", a-t-il plaisanté. Elena Valenciano (du Parti socialiste ouvrier espagnol) et l'euro-député Jose Ortuondo ont aussi réagi, mais beaucoup plus sobrement, en qualifiant Sarkozy "d'imprudent".
Un des chefs de file de l'opposition, Esteban González Pons, vice-secrétaire de la communication du Parti populaire, s'est servi du président français pour indiquer qu'il "a parfois raison". Très virulent sur son blog contre le gouvernement (voir ici, en espagnol), Esteban González Pons ajoute quand même: "Cela ne me réjouit pas qu'un président étranger se moque du président de notre pays. [...] Zapatero est notre président et s'il est attaqué de l'étranger, nous devons le défendre". Voir dans la vidéo ci-dessous (à partir de la trentième seconde).
Déjà, en 2007, certains médias espagnols avaient critiqué la nonchalance du président français alors que Zapatero lui rendait hommage. Sarkozy ne trouvait rien de mieux à faire que de trifouiller son téléphone portable. Déjà l'illustration du respect que Nicolas Sarkozy éprouvait pour le socialiste...
Il faut dire que Ségolène Royal a été la première à discuter avec Zapatero pendant la campagne pour la présidentielle. On avait même surnommé la candidate, la "Zapatera"... Notre président serait-il rancunier ?
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