|
|
 |
| |
Revues de presse
réalisées par :
|
|
â–ºGRILLÉ +3 VIDEOS
Les opposants ont fini par avoir la toque du Premier ministre thaïlandais. Samak Sundaravej n'a pas dû démissionner pour les affaires de diffamation, de corruption ou d'atteinte aux droits de l'homme dont il est accusé... mais à cause des émissions culinaires qu'il présentait. L'affaire est assez gratinée. Nommé à la tête du gouvernement en février, Samak n'avait pas renoncé à tenir ses deux émissions hebdomadair es ("Goûter et râler" et "Tous à table") qu'il animait depuis sept ans. Pendant deux mois, il a pris du "rab" pour toucher 2.000 dollars d'honoraires en plus de sa paye de premier ministre. Le cuistot a eu beau prétendre avoir utilisé cette "oseille" pour acheter des ingrédients de cuisine et financer ses déplacements, la Cour constitutionnelle n'a pas apprécier la salade et l'a reconnu coupable d'avoir accepté de l'argent de l'entreprise privée (Face Media) qui produit les émissions. Appuyé par son parti (PPP), Semak a tenté de remettre le couvert en se représentant à sa propre succession. Mais le PPP a dû y renoncer devant la fermeté des manifestants qui réclament sa tête depuis plusieurs mois. Même les grands cuisiniers doivent parfois jeter l'éponge.
â–ºLAURENT MACABIES
VIDEO (5'01) Imaginez Maïté devenir premier ministre ou François Fillon présenter "La cuisine des Mousquetaires"... Samak Sundaravej nous explique en compagnie d'un Chef comment cuisiner de "délicieux raviolis" (en langue thaï).

Plus de détails sur la cuisine politique en Thaïlande sous la flèche.
|
VIDEO 2 (1'15) Reportage de CNN (en anglais) du 13/09/08.
â–ºDepuis le début du mois, des manifestants tentaient de faire tomber le Premier ministre. Si les opposants sont remontés contre Samak Sundaravej, ce n'est pas à cause de son appétit culinaire... Les mouvements, qui se sont peu à peu étendus dans tous les pays, accusent le gouvernant d'être un "homme lige" de l'ancien dirigeant Thaksin Shinawatra (ouest-france.fr du 30/08/08). Cet ex-premier ministre était régulièrement accusé de corruption et détournement d'argent public lorsqu'il était au pouvoir. Il a été renversé par un coup d'Etat en 2006 (voir wikibio).
â–ºTous dans le même panier (de crabes) ? L'opposition n'est pas non plus exempte de tout reproche. Neufs leaders des manifestants font l'objet de mandats d'arrêt pour insurrection et trahison (liberation.fr du 09/09/08). Cela ne les empêche pas de critiquer violemment la "corruption" de Samak.
â–ºSamak est resté tristement célèbre à cause de son passage au ministère de l'Intérieur en 1976. Cet ancien député du centre-gauche qui a rapidement viré à droite, a incité par radio des milices d'extrême droite à "nettoyer" une université de Bangkok occupée par la "pègre gauchiste" qui l'occupait (lemonde.fr du 10/09/08). Les affrontements ont fait officiellement au moins 46 morts et des dizaines de blessés. Samak nie qu'il y ait eu des décès.
â–ºSamak Sundarajev a été élu assez facilement, le 23 décembre 2007, à la tête du Parti du pouvoir du peuple (PPP). Ce choix était considéré par les observateurs comme une étape clé pour un retour à la démocratie dans le pays après 15 mois d'administration militaire (matin.qc.ca du 28/01/08). Thaksin Shinawatra revient d'exil et comparaît pour les accusations de corruption devant la Cour suprême qui le libère sous caution. Sous l'impulsion de l'Alliance du peuple pour la démocratie (PAD), qui avait déstabilisée Thaksin (avant qu'il ne soit renversé), des manifestations de rue s'organisent pour forcer à la démission de Samak, en mai. Les 8, 9 et 10 juillet, trois hauts responsables du pouvoir doivent démissionner à la suite de décision de justice. Thaksin repart en Grande-Bretagne avec sa femme un mois plus tard en expliquant qu'il doute de la justice de son pays. Après de violents affrontements (un mort et 43 blessés), Samak décrète l'état d'urgence à Bangkok. Il refuse de démissionner ou de dissoudre le Parlement, comparant même ses adversaires du PAD à une "secte radicale suicidaire" (7sur7.be du 04/09/08). Après avoir refusé de démissionner, Samak est contraint de quitter le pouvoir avec son gouvernement à la suite du verdict de la Cour constitutionnelle. L'état d'urgence vient d'être levé le 14 septembre (lejdd.fr du 14/09/08).
> Source : Chronologie du nouvelobs.com (11/09/08).
VIDEO 3 (4'00) Le 26 août, après un appel de la PAD, plus de 35.000 manifestants encerclent les ministères et envahissent la chaîne de télé nationale. Des images assez spectaculaires.
â–ºQuel sont les ingrédients de la crise politique thaïlandaise ? D'un côté, on trouve un courant modernisateur et populiste (le PPP), mené par Thaksin, un milliardaire démago qui pense être au-dessus des lois. De l'autre, le PAD qui veut rester accroché à ses privilèges et veut un Parlement nommé (et pas élu) car il juge les pauvres et les paysans illettrés et corruptibles. Laissez mijoter le tout...
> Source : cyberpresse.ca du 10/09/08 et lepetitjournal.com.
|
|
Poster un commentaire