15 000 suppressions de postes dans l'éducation nationale à la rentrée prochaine dont 8 000 professeurs, voici les intentions de Xavier Darcos pour participer au plan de rigueur à l'effort financier voulu par le gouvernement pour tenter d'assainir un peu la situation. Mais la pilule ne passe pas chez des lycéens qui préparent leur bac dans des classes de 35 élèves. Il étaient 50 000 (selon les syndicats) et 20 000 (selon la police) a manifester à Paris, hier (15/04/08), contre la réforme du ministre. Il a beau rencontrer les syndicats lycéens et tenter d'expliquer sa réforme, cela fait 6 fois depuis le début du mois que les lycéens descendent dans la rue. "Sur les 8 500 postes d'enseignements qui seront supprimés à la rentrée prochaine, quelque 5 000 seront transformés en heures supplémentaires. Ce qui revient in fine à 3 500 suppressions de postes, un chiffre à mettre en relation avec les 145 000 élèves que nous avons perdus au cours des trois dernières années" a expliqué le ministre dans le Figaro. Les lycéens refusent d'arrêter les manifestations tant qu'il ne reculera pas sur les suppressions de postes. Des manifestations de concert avec les syndicats enseignants sont prévues en mai. â–º PIERRE BOHM / DSS VIDEO 1 (2'30") Comment transformer une manifestation en happening réussi ? Des lycéens d'Albi ont accueilli l'inspecteur d'académie pour les arts plastiques avec cette pesante mis en scène. Si en plus, ils sont bons en com'...
â–º Darcos discute mais ne veut rien lâcher sur les suppressions de postes (libe.fr).
â–º Profitant d’être assermentés, les policiers abusent-ils d’accusations mensongères pour diaboliser la contestation sociale ? C’est l’accusation que portent les syndicats d'enseignants, dénonçant un "acharnement répressif" contre le mouvement lycéen. (l'article édifiant d'agoravox)
â–º La manifestation parisienne d'hier était moins violente que les précédentes; en tout cas, du côté des lycéens. Malgré tout, à la fin de la manifestation, l'ambiance s'est échauffée. La place de la Nation était pourtant quadrillée par les forces de l'ordre. Mais ces dernières, visiblement décidées à ce qu'il n'y ait plus un seul lycéen sur la place, ont commencé à charger pour forcer les jeunes gens à descendre dans le métro, vers 18h. (20minute.fr)
â–º Libé épluche les calculs de Darcos, et conclue, évidemment, qu'il se trompe.
â–º Deux lycéennes racontent la grève et les manifestations de l'intérieur, pour le blog lycéen du magazine Phosphore.
â–º Il y a aussi les lycéens qui préfèrent préparer leur bac plutôt que d'aller manifester, notamment au lycée Condorcet à Paris. D'autres encore qui n'en ont rien à faire comme à Janson de Sailly dans le XVIème arrondissement de Paris. Le Figaro est allé les dénicher sans bouder son plaisir. (lefigaro.fr) â–º Les revendications lycéennes sont justifiées, selon le site internet de la FIDL, un important syndicat lycéen. Un site, par ailleurs, truffé de fautes d'orthographes. (backich.info). VIDEO 2 (5'52) Petit résumé de la situation par Dimanche Plus, en donnant la parole à toutes les parties.
VIDEO 3 (2'24) Les lycéens d'Albi (voir vidéo 1) ont produit d'autres vidéos pour mettre en scène leurs revendications. Ici, les suppressions de postes sont symbolisées par des élèves qui s'écroulent par terre, laissés sur le bord du chemin par l'éducation nationale.
VIDEO 4 8'50" Xavier Darcos, interrogé par Nicolas Demorand sur France Inter, hier (16/04/08). Il reste droit dans ses bottes.
VIDEO 5 (2'22") Derrière ce mouvement se cache une peur de l'avenir. C'est ce qu'explique ses ados du lycée Paul Valéry à Paris.
â–º Le ministre de l'Education nationale aurait bien besoin de retourner à l'école. Et de préférence, dans une classe pas surchargée (DSS).
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