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PETITS ARRANGEMENTS ENTRE AMIS + 16 VIDEOS
Ce qui ne semblait, au départ, qu'une affaire parmi d'autres, est en train de devenir un immense scandale. Le procès-verbal de synthèse de la Brigade financière est éloquent. L'enquête sur les retraits suspects en liquide de l'Union des Industries et Métiers de la Métallurgie (IUMM), commencée il y a deux mois, montre une "dissimulation orchestrée" (d'après Le Monde qui a pu consulter le PV). Comptabilité volontairement opaque, directeur financier tenu à l'écart, contrôles inexistants... l'IUMM a pu faire à peu près tout ce qu'elle voulait de 2000 à 2007 (même si ces pratiques semblent beaucoup plus vieilles). Il reste à savoir exactement à qui ont bénéficié les comptes de l'Union de la métallurgie (fédération la plus riche du Medef). En période de grèves, les syndicalistes étaient la première cible désignée. D'anciens syndicalistes ont avoué que le financement des syndicats par le patronat était une pratique "normale" depuis un siècle. A l'UIMM, on explique du bout des lèvres que l'argent (19 millions d'euros) servait "à arroser fluidifier les relations sociales". Les responsables syndicaux actuels démentent. Comme le Medef qui, par la voix de Laurence Parisot, parle de "secret de famille que beaucoup savaient inconsciemment". Sauf elle... Mais, peu à peu, les langues semblent se délier (sauf celle du principal intéressé, Denis Gautier Sauvagnac (DGS), l'ex-président et toujours délégué général de l'UIMM) et certains parlent même d'arrosage des partis politiques, bureau d'études et journalistes... Xavier Bertrand (actuel ministre du Travail) et Nicolas Sarkozy auraient été mis au courant de ces pratiques à plusieurs reprises. DGS, quasi-muet depuis deux mois parle de "lobbying classique". Après sa garde à vue (27 et 28 novembre), le n°2 du Medef pourrait bientôt être mis en examen pour " abus de confiance". Celui qui n'abuse (par contre) pas de confidences depuis 2 mois a précisé aux policiers qu'en dire plus "ne servirait pas l'intérêt général et la vie sociale de notre pays". Si l'enquête va jusqu'au bout, "l'affaire UIMM" risque bien de devenir l'un des scandales politico-financier les plus spectaculaires depuis des années.
LAURENT MACABIES / DSS
VIDEO 1 (1'48) Zapping sur les fonds secrets de l'UIMM.
> Détails : lemonde.fr du 05/11/07.
Pour tout savoir sur ce scandale, suivez la flèche.
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> L'Union des Industries et Métiers de la Métallurgie (UIMM) est une organisation patronale professionnelle de la métallurgie. Elle regroupe 130 syndicats de branche qui traitent des questions techniques et économiques et 85 chambres syndicales territoriales. Sur son site officiel, l'UIMM explique qu'elle "joue un rôle majeur dans l'organisation patronale française". "Au-delà de son objectif syndical, l'UIMM apporte aux chambres syndicales territoriales et aux entreprises relevant d'elle des conseils et des appuis permanents dans tous les domaines qui sont de sa compétence. A ce titre, elle exerce un 'magistère d'influence' que nul ne lui conteste", insiste l'organisation. En revanche, sur le site, on ne trouve pas la moindre information sur le scandale qui l'ébranle.
> Une fois n'est pas coutume dans ce genre d'affaire, c'est Le Figaro (26/09/07) qui, le premier, sort l'histoire. Le quotidien révèle que le parquet de Paris a été saisi d'une enquête de la cellule anti-blanchiment du ministère des Finances (Tracfin), sur des retraits suspects de 5,6 millions d'euros en liquide. Denis Gautier-Sauvagnac (président de l’UIMM et haut responsable du Medef) aurait retiré cette somme des caisses de son organisme entre 2000 et 2007. DGS réfute tous les soupçons puis parle "d'oeuvres sociales" de l'UIMM censées aider des salariés et retraités dans le besoin. Ben voyons...
Voir tous les détails sur DSS du 27/09/07.
> Le 03/10/07, la Brigade financière mène des perquisitions au siège de l'UIMM, mais aussi au domicile de Gautier-Sauvagnac (rtl.info du 03/10/07). Les policiers saisissent une somme comprise entre 400.000 et 500.000 euros. La seule explication du dirigeant patronal aux policiers est : "je remettais les enveloppes à des personnes physiques dont je ne me souviens plus des noms". Quatre jours avant, dans une résolution adoptée à l'unanimité, le bureau de l'UIMM avait "réaffirmé sa totale confiance en son président et en son intégrité". Laurence Parisot (présidente du Medef) lui maintient sa confiance à la tête de la négociation avec le Medef (qu'elle lui retirera le 17/10/07). A ce moment là, DGS mène des négociations très sensibles avec les syndicats de salariés sur la réforme des contrats de travail.
> L'affaire rebondit deux jours plus tard (06/10/07). Selon des "sources proches de l'enquête", deux autres comptes bancaires ont été découverts par la Brigade financière. Les retraits pourraient aussi être en réalité "d eux fois plus importants" que les sommes avancées au départ (5,6 millions d'euros). L'Express parle de 15 millions d'euros... Toujours selon ces sources, la Brigade financière pense avoir affaire à un présumé et "très important financement occulte classique" dont il reste à "tirer les fils" et à "trouver les éventuels destinataires" des fonds.
> Le 09/10/07, la propriété de Gautier-Sauvagnac est à nouveau perquisitionnée. L'affaire arrive (enfin) aux oreilles du gouvernement puisque Xavier Bertrand (ministre du Travail) se dit prêt à "accélérer le calendrier prévu" pour aborder la question de la représentativité et le financement des syndicats (lesechos.fr du 09/10/07). En pleine période de conflits sociaux, les coupables sont (habilement) désignés : les leaders syndicaux qui auraient été payés par l'UIMM à l'insu de la direction du Medef...
> Yvon Gattaz, président du Conseil national du patronat français (CNPF) de 1981 à 1986, a assuré, le 16/10/07, que l'argent "donné de la main à la main" par le patronat a toujours été un "mode de financement normal" des syndicats (francematin.info du 17/10/07). Il rajoute : "Il faut appeler un chat, un chat [...] Il était de tradition dès 1884 qu'il y eût une caisse qui alimentait les syndicats". La thèse du financement des syndicats se confirme. L'argent aurait servi à "fluidifier les relations sociales". Une formule aimable pour parler de corruption détournée ou "d'arrosage".
VIDEO 2 (1'47) Yvon Gattaz parle, au J.T. de TF1 (du 15/10/07), de chantage à l'argent pour limiter les mouvements sociaux.
> Jean-Claude Mailly (secrétaire général de Force Ouvrière) a jugé ces accusations fantaisistes. "Je suis content de voir qu'à son âge il fume encore des pétards", a-t-il réagi (lexpansion.fr du 17/10/07). Le dirigeant syndical dit trouver "très désagréable" que dans l'affaire Gautier-Sauvagnac, où "il y a des employeurs qui sortent de l'argent, on met le doute sur les syndicats" et a catégoriquement nié les rumeurs selon lesquelles l'argent servait à "fluidifier le dialogue social avec les syndicats". (afp.google.com).
VIDEO 3 (7'18) Le 01/11/07, Jean-Claude Mailly, au micro de Jean-Michel Apathie (RTL) se défend sur le scandale du financement des syndicats (à partir de 4'10). Il se dit surpris par les tentatives de corruption au sein de militants syndicalistes même s'il a déjà entendu des rumeurs.
> Hélène Jouan, journaliste à France Inter, explique dans sa chronique (du 16/10/07) que lorsqu'on interroge "en off" (de manière officieuse) les syndicalistes ou les politiques, ils font tous la même réponse : "Vous tombez de la lune ou quoi ?". Le "trésor de guerre" de la métallurgie s'élèverait à plusieurs centaines de millions d'euros, avec une caisse de solidarité "anti grève" (créée après guerre pour aider les patrons à "résister aux revendications syndicales") d'environ 160 millions d'euros.
> Les chiffres de la caisse noire enflent de jour en jour. Après 3 semaines d'enquête, la Brigade financière a mis au jour des retraits d'au moins 27 millions d'euros entre 2000 et 2007 (en espèces), par des employés à la demande de Gautier-Sauvagnac (lepoint.fr du 17/10/07). Par ailleurs, des "pics" de retraits en espèces sur les comptes de l'UIMM ont été constatés par les enquêteurs dans la période précédant immédiatement les années d'élections présidentielles en 2002 et 2007. Même si aucun élément n'étaye (pour l'instant) cette thèse, cela laisse penser qu'une partie de l'argent aurait pu servir pour un financement occulte d'un (ou plusieurs) parti politique.
> Même si le Medef semble assez épargné par l'affaire (pour le moment). Celle-ci a poussé Laurence Parisot à annoncer des mesures visant à une meilleure transparence en certifiant notamment les comptes de toutes les composantes de l'organisation patronale (lesechos.fr du 17/10/07). La présidente du Medef tente de retourner la situation à son avantage en prétendant que cette affaire lui fait penser à un "secret de famille que beaucoup savaient inconsciemment" dont "nous sommes libérés". Pour Laurence Parisot, le comportement de l'UIMM est "romantique", "ubuesque", "obsolète", "totalement dépassé, pour ne pas dire ringard". Chacun commence à rouler pour soi... On est loin de la solidarité du début.
VIDEO 4 et 5 (49'' et 2'46) Extraits des J.T. de France 2 et France 3 (du 16/10/07). Le Medef, ébranlé, commence à lâcher DGS. Laurence Parisot parle de "secret de famille".
> L'affaire commence à faire du bruit chez les éditorialistes. Pour Laurent Joffrin, de Libération : "Avec 'à l'insu de mon plein gré' ou 'responsable mais pas coupable', l'expression employée hier par Laurence Parisot [certains au Medef 'savaient inconsciemment'] prendra à coup sûr sa place parmi les piteux aphorismes qui symbolisent l'embarras de responsables pris en défaut" (revue de presse du 17/10/07 du Nouvel Observateur).
VIDEO 6 (3'39) Dans sa chronique économique, Jean-Jérôme Bertolus sur le plateau de I>TELE (17/10/07). Il dénonce les probables mensonges de Laurence Parisot (tout le monde le savait sauf elle) et l'Omerta qui semblait perdurer depuis des années. Le chroniqueur parle aussi de la stratégie de la peur que tente de faire passer l'UIMM grâce à ses nombreux cabinets de crise.
> Dans le même temps, le Medef est impliqué avec une autre scandale de caisse noire. Une enquête de Rue89 et France Inter montre comment l'argent de la santé des salariés finance les comités locaux du patronat (rue89.com du 09/11/07). Selon ces médias, le patronat français puise allègrement dans les caisses d'un système censé s'occuper de la santé des salariés pour financer des emplois fictifs, voyages somptueux, notes de frais et salaires de complaisance. Le pactole de la médecine du travail serait d'un milliard d'euros. Le Medef nie avoir détourné des fonds (lemonde.fr du 09/11/07).
VIDEO 7 et 8 (2'11 et 4'23) Yvon Gattaz, qui est l'un des premiers à avoir dénoncé le financement occulte des syndicats par l'UIMM (voir plus haut), a plus de mal à parler de ce scandale. Il reconnaît pourtant peu à peu l'existence de ces dérives qui n'existeraient plus grâce à un "coup de balai" (à gauche). Le docteur Jean Noeuvéglise (38 ans comme docteur à la médecine du travail et syndicaliste CGC) a constaté de nombreuses fraudes (à droite).
VIDEO 9 et 10 (1'04) Reportage du J.T de TF1 (du 07/11/07) sur le futur (?) scandale sur la médecine du travail.
> La classe politique sent qu'elle risque d'être rapidement mise en cause dans cette affaire. François Bayrou est le premier à "sortir du bois". "Jamais un euro n'a été attribué à l'UDF ou au MoDem ", jure-t-il (modem76.com du 17/10/07). Le centriste, qui qualifie ces méthodes d'archaïques, insiste : "il faut que la lumière soit faite, qu'elle soit faite vite, que la transparence soit la règle dans cette enquête, que l'on puisse savoir à qui ont été attribuées les sommes astronomiques". François Hollande dit la même chose. Le Premier secrétaire du PS croit "qu'il faut la transparence totale. Il faut savoir où les fonds sont allés, et ça serait encore plus grave si ces fonds-là étaient allés à des campagnes politiques" (actualite.aol.fr du 18/10/07). Du côté du gouvernement, mis à part Xavier Bertrand qui demande "à y voir plus clair" "le plus vite possible", "pour éviter les fantasmes", c'est le silence (lemonde.fr du 05/11/07).
VIDEO 11 (7'31) Le 17/10/07, Jean-Michel Apathie parle à François Bayrou de la rumeur de sommes versées à des hommes politiques (vers 2'30). Le centriste dément farouchement toute implication. Voir l'interview par écrit sur le site du MoDem.
> Le 23/10/07, DGS annonce qu'il va quitter la présidence de l'UIMM en novembre (son mandat courrait jusqu'en 2009). Il continue de nier avoir donné le moindre argent à un parlementaire ni "apporté aucune aide aux partis politiques", mais reconnaît l'existance d'un "lobbying classique" de son organisation et d'une caisse noire de 600 millions d'euros (liberation.fr du 23/10/07). DGS (toujours aussi muet) quitte la présidence de l'IUMM le 15/11/07 (afp.google.com)
> Des témoignages de nouveaux syndicalistes jettent encore un discrédit sur la corruption syndicale. Christophe Mongermont (FO) et Jean-Luc Touly (CGT), responsables syndicaux chez Veolia, racontent dans un livre que le groupe achetait la paix sociale (rmc.fr du 05/11/07). La société Veolia a annoncé qu'elle attaquerait les deux hommes pour diffamation. Le livre devrait quand même sortir en février.
> Un troisième syndicaliste a tenu des propos du même ordre dans Libération. Jean-Claude Duret indique avoir déjà été approché par un délégué de l'UIMM qui lui a demandé s'il avait des "besoins" en marge d'une négociation en 1998 (liberation.fr du 01/11/07). Le même jour, DGS (qui refuse toujours de révéler à qui l'argent bénéficiait) se trouve dans le viseur du fisc qui pourrait procéder à un redressement général ou chercher quels sont les compléments de revenus reçus par plusieurs membres haut-placés de l'UIMM.
> Comme le Medef, les syndicalistes tentent de sauver les meubles. Certains d'entre eux réclament un "Grenelle de la démocratie sociale" (challenges.fr du 09/11/07). Anticor (une association d'élus contre la corruption) appelle à une "opération mains propres" dans les relations patronat-syndicats.
VIDEO 12 (1'08) François Chérèque (CFDT) tente de contre-attaquer en accusant indirectement les pratiques du Medef et s'interroge sur l'intégrité des députés vis-à-vis de l'organisation patronale.
> Débarrassé de DGS, le Medef prend de plus en plus de distance avec l'UIMM. Le baron Ernest-Antoine Seilière (ex-président) affirme (le 16/11/07) que le Medef était tenue à distance du fonctionnement de l'UIMM et qu'il ignorait ce qui s'y passait. L'organisation patronale ne se porte pas partie civile car, dit Laurence Parisot, "le patronat de la métallurgie n'est pas une filiale contrôlée par le Medef" (challenges.fr du 23/11/07).
> Les pontes de l'organisation métallurgique auraient, en effet, aussi bénéficié de la (ou les) caisse(s) noire(s). Selon Le Point (25/10/07), lorsque les policiers l'ont interrogé sur l'origine de 3.000 euros retrouvés chez lui, Daniel Dewavrin (l'ancien dirigeant de l'UIMM) a simplement déclaré qu'il avait "demandé à Denis Gautier-Sauvagnac de [lui] avancer du liquide" car ça lui "évitait de passer à la banque" ! Le journal révèle aussi que le prêt de 320 000 euros discrètement consenti à Denis Gautier-Sauvagnac n'est pas un cas unique : l'enquête montre que six autres dirigeants de l'UIMM ont obtenu le même avantage, sans que l'on sache encore dans quelles conditions. Enfin, les prélèvements en espèce semblent avoir commencé en 1978. En 2004, Bercy aurait été prévenu par Tracfin mais le dossier n'est pas jugé prioritaire. En mars 2006, même rengaine, le cabinet de Thierry Breton ne donne pas de réponse claire à Tracfin. Fin 2006, à 6 mois de l'élection présidentielle, le dossier n'est toujours pas transmis au parquet. "Personne n'a envie de soulever le couvercle à six mois des élections présidentielles", note Le Point.
> C'est ainsi que l'affaire remonte jusqu'à... l'Elysée. Selon l'hebdo Marianne (du 24/11/07), Thierry Breton, mais aussi Nicolas Sarkozy ont été informés des retraits en liquide de DGS (lemonde.fr du 23/11/07). Mais les deux hommes n'ont pris aucune mesure et ont préféré "mettre le dossier en attente"... Plusieurs notes de Tracfin leur auraient été transmises pour leur indiquer que Denis Gautier-Sauvagnac continuait d'effectuer des retraits suspects et demandait de transmettre le dossier à la justice. Sans réponse. Pour Eric Decouty, journaliste au Figaro, "deux ministres des Finances se sont assis dessus et ont empêché que la Justice s'en saisisse, Nicolas Sarkozy et Thierry Breton ont couvert une information atomique" (marianne2.frdu 23/10/07).
VIDEO 13 (19'54) Lors du "One-man show" de Nicolas Sarkozy à l'université du Medef (le 30/08/07), le président évoquait une "nécessaire" dépénalisation des délits d'abus de bien sociaux (vers la 4e minute de la vidéo). Les entrepreneurs applaudissent des deux mains. Autre nouveauté juridique : on ne pourra plus accuser de fraude une entreprise de façon anonyme. Nicolas Sarkozy compare cette pratique avec celles de Vichy... Il rééditera ce discours le 06/09/07, lors de sa visite au Tribunal de commerce de Paris : "Comment comprendre que, dans les cas qui ne mettent en cause que des intérêts privés et pécuniaires, il puisse encore être fait recours au droit pénal?" (liberation.fr du 07/09/07).
> La journée du 23 novembre est riche en révélation. Dans les colonnes du Parisien, Patrick Ciron, un ancien chauffeur de l'UIMM, raconte à quoi étaient destinés ces millions d'euros : l'argent servait à régler "des compléments de salaires, des frais de déplacement ou de représentation". Le tout, sans justificatif. "Tout le monde savait que les espèces circulaient en grand nombre", explique-t-il (lejdd.fr du 23/11/07).
VIDEO 14 (56'') Reportage du 23/11/07 après les révélations de l'ancien chauffeur de l'UIMM au journal Le Parisien. Celui-ci décrit dans le détail les pratiques frauduleuses.
> Une autre secteur pourrait être secoué par l'affaire : celui des médias. Selon le site Bakchich (du 27/11/07), Pierre Guillen (vice-président et délégué général de l'organisation entre 1984 et 1994) a expliqué que "des tiers avaient été payés, dont des hommes politiques, et des journalistes". Le prédécesseur de Gautier-Sauvagnac s'est rendu comme témoin à la Brigade financière et a répété ses propos. Mais, prétextant une maladie, il refuse de donner plus d'informations. C'est vraiment pas de chance...
> Le 27/11/07, Denis Gautier-Sauvagnac est placé en garde à vue (latribune.fr du 27/11/07). Les enquêteurs confirment que la somme retirée en liquide par DGS ou le personnel de l'UIMM s'élève à 26 millions d'euros entre 2000 et 2007, sur 4 comptes et dans 2 banques. 2,3 millions ont été retrouvés dans des coffres du siège de l'organisation. Le Parquet de Paris signale que 3 millions ont servi à verser des primes et des prêts au personnel de l'UIMM. Reste un peu plus de 20 millions...
VIDEO 15 (2'11) Reportage de France 2 du 27/11/07 sur la mise en examen de DGS.
> Lors de sa garde à vue, DGS admet "un concours financier à des organismes qui participent à notre vie sociale" sur son procès-verbal. Il reconnaît aussi que des retraites complémentaires ont été versées à des collaborateurs de l'UIMM en liquide. Mais, il continue de démentir avoir reversé de l'argent à des partis politiques ou des organisations syndicales. Il est libéré de sa garde à vue après 48h (lemonde.fr du 30/11/07).
> Après 2 mois d'enquête, le Parquet de Paris a annoncé avoir ouvert une information judiciaire pour "abus de confiance" contre Denis Gautier-Sauvagnac (nouvelobs.com du 04/12/07). La mise en examen de DGS ne devrait plus tarder. Le PS réclamait l'ouverture de l'information judiciaire depuis le 31/10/07. Pourtant, d'après le Code de procédure pénale, l'enquête préliminaire a été finalement assez rapide (lemonde.fr du 05/11/07). Elle est généralement de 6 mois pour ce genre d'affaire. Six policiers de la Brigade financière ont été détachés à plein temps, "ce qui est exceptionnel", souligne Le Monde (05/11/07). Le quotidien soupçonne néanmoins que la montagne n'accouche d'une souris car le procureur est directement placé sous l'autorité du Garde des sceaux. Aux vues des avancées de l'affaire, on peut légitimement émettre quelques doutes. Le gouvernement va-t-il tout tenter pour faire la lumière sur cette caisse noire ?
> Pour la première fois depuis le début de l'affaire, il y a une bonne nouvelle : le montant des retraits passerait de 26 à 19 millions d'euros (challenges.fr du 05/12/07). D'après Le Monde, le chiffre exact serait de 18.944.691 euros. Le quotidien confirme les propos de Pierre Guillen aux policiers (voir plus haut). Celui-ci aurait aussi expliqué que la caisse noire servait pour "des dépenses de rayonnement" pour ceux qui pouvaient faire l'opinion : bureaux d'études, sociologues, journalistes".
> Côté retraits d'argent, il y a les professionnels et les amateurs... Selon le Canard Enchaîné (du 05/12/07), Serge Dassault, maire de Corbeil-Essonnes, a donné 500.000 euros à un de ses conseillers municipaux, un jeune Noir "connu et respecté de tous dans la cité des Tarterêts" (nouvelobs.com du 05/12/07). Le parquet de Paris a été saisi de l'affaire mais celle-ci a été classée sans suite.
VIDEO 16 (1'10) Après le discours de Nicolas Sarkozy à l'université d'été du Medef (voir VIDEO 13), les chefs d'entreprises réagissent (avec joie). Tiens, ce ne serait pas Serge Dassault (qui est aussi patron de la Socpresse) qui a trouvé "superbe" le président qui a dit "exactement ce que l'on espérait qu'il dirait"?
DGS DANS LES ARCHIVES DE DSS :
>> Denis Gautier-Sauvagnac : comment j'aurais détourné 5 millions d'euros et ridiculisé le Medef (27/09/07).
>> Gautier-Sauvagnac : A qui profite le crime ? (08/10/07)
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C'est pas vrai??????
Ca existe ça? non!!!!!!!!!!!!!
C'EST MARRANT MAIS EN 85 DEJA? CE SYSTEME ETAIT DEJA DENONCE PAR CERTAINS ET AUJOURD'HUI ON VIENT FAIRE LES ETONNES!!!???
FOUTAISES!
PAYS DE MERDE!!!
Merci pour la dénonciation du scandale et le "retour sur info". Attention ds le haut du papier et légende 1ère photo, prénom erroné: Denis Gautier-Sauvagnac, pas Dominique
QUI est derrière cette affaire?
Pourquoi est-elle sortie un peu avant les mouvements sociaux du dernier trimestre? quelles étaient les relations entre Denis Gautier Sauvagnac et le gouvernement actuel?
Gautier Sauvagnac était-il opposé aux démentèlements des acquis sociaux?
quelles divergences du vue avec le nouveaux gouvernement?
Nicolas Sarkozy était tout de même au courant depuis 2004...!
les médias on été MANIPULES VOUS Y COMPRIS...lisez mon blog:
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