> Les bonnes feuilles, ils se sont tous battus pour les avoir. Le Nouvel obs les a regardé passer, le Point, pas question, trop aux ordres, le Monde, trop gris, l'Express, trop fade, Libération ? trop bobo et puis à force de tergiverser, tout le monde a publié des bouts d'extraits.
Le procès en incompétence. «Etais-je préparée pour l’élection présidentielle?», demande Royal. «Beaucoup plus qu’on ne l’a dit, mais sans doute moins qu’il ne l’aurait fallu», admet-elle. Jurys citoyens, nucléaire iranien, épisode du Hezbollah, «bravitude», justice chinoise… Toujours avec âpreté, l’ex-candidate défend ses positions. Pour elle, ces«bourdes qui n’en étaient pas» trouvent leur origine dans la primaire socialiste, "son cortège de coups bas et de petites phrases assassines".
"On ne va quand même pas confier les manettes du pays à une Bécassine serial gaffeuse! Le mode opératoire est désormais rodé et la vérité m'oblige à dire que tout a commencé lors du débat interne au Parti socialiste, que les snipers de Nicolas Sarkozy ont observé à la loupe".
Sur Fabius, DSK et Jospin : sans surprise, l’ex-candidate ne ménage guère ses amis socialistes. A commencer par Michel Rocard, venu lui demander de se retirer, à quelques heures du dépôt des candidatures… «Presque un gag», se moque Royal. Au delà, c’est toute la horde d’éléphants «qui a juré de m’écraser», assure-t-elle. Tout y passe : les absences de DSK et les «tours pendables» joués par «ses peu recommandables cerbères», les pressions de Laurent Fabius sur son lieutenant Claude Bartolone, qui a rejoint l’équipe de campagne… Mention particulière pour Lionel Jospin, «l’homme du déni majeur», qui a séché la cérémonie d’investiture pour assister au spectacle de Pierre Perret, «préférant sans doute les jolies colonies de vacances». Au-delà de ses ténors, c’est le «manque de travail et de réflexion collective du parti» que fustige, impitoyable, l’auteur. Un parti dont personne ne peut dire quelle est la position sur «tous les grands sujets économiques ou internationaux»…
Sur les uns et les autres : "Au début sceptique, il s'est révélé d'une solidité et d'une fidélité à toute cette épreuve. Oui BHL fut dans cette campagne et sans ambiguïté aucune, un appui majeur". Jean- François Rebsamen (l'un de ses directeurs de campagne) : "Il lui revint de rester présent dans l'appareil pour limiter la casse quand les critiques se feraient trop violentes". Julien Dray (autre directeur de campagne) : "c'est bien simple, sans lui, je n'aurais pas été candidate". Jean-Pierre Chevènement : "Ah, s'il y avait eu vingt Jean-Pierre Chevènement autour de moi, ou même dix, je pense vraiment que la face de la campagne en eût été changée". Christiane Taubira (Parti Radical de Gauche, soutien de Ségolène Royal) : "Flamboyante, mais sans démagogie : un équilibre qui est rarement tenu. C'est une très belle langue qui reste au service d'une pensée rigoureuse."
> Ségolène Royal veut ménager le PS pour l'avenir et critique les éléphants. Elle décrit l'hostilité d'un "troupeau d'éléphants qui a juré, consciemment ou pas, de m'écraser ou d'attendre au pied levé ma chute pour me remplacer". Entichée d'un François Hollande qui lui répétait "Tu n'y arriveras pas ; tu n'as rien vu encore de leur brutalité ; tu n'es pas assez forte", Ségolène Royal fait comprendre qu'elle n'était pas aidée. (lemonde.fr)
> C'est pour "rendre des comptes" à ses électeurs que Ségolène Royal a écrit ce livre. Elle dément que cela soit pour régler des comptes. (20minutes.fr)
> "J'ai souffert avec vous cruellement de la défaite, forcément. Je veux un jour fêter nos retrouvailles". Bref, objectif 2012. (afp.google.fr)
> Les intentions de Ségolène Royal et Bertrand Delanoë se précisent : prendre le parti lors du prochain congrès de janvier en vue des présidentielles de 2012. Le duel s'annonce saignant. (leparisien.fr)
> Ségolène Royal sera l'invitée de Laurent Ruquier dans son émission "On n'est pas couché" le 15 décembre prochain (jeanmarcmorandini.com). Eric Zemmour est allé chez le coiffeur.
> Ségolène Royal est, selon l’institut LH2, la plus crédible des personnalités de gauche pour trouver des solutions sur le pouvoir d’achat, l’emploi, et le financement des retraites. (libération.fr). Ca promet.
Sa sainteté «Je ne suis ni Jeanne d’Arc ni la Vierge Marie», assure Ségolène Royal. De sa visite à Notre Dame de la Garde à ses multiples citations et postures bibliques, la référence chrétienne a horripilé nombre de ses camarades. A son tour, elle s’agace de ces critiques. Selon elle, loin d’être en contradiction avec les idéaux de gauche, «la parole religieuse est une parole à côté des autres». Qui aurait même constitué une ressource face aux épreuves de la campagne.
Femme et candidate. Ségolène Royal l’assure :«La posture victimaire n’est pas dans ma manière». L’ex-candidate se brosse pourtant en «Bécassine entrée par effraction» à un niveau de compétition où la gent féminine n’évoluait pas jusqu’ici. Elle consacre de longs passages à «la violence et au mépris» dont elle a été la cible, et qui, selon elle, doivent autant à un sexisme culturel qu’à l’odeur du pouvoir : «Dans la vie quotidienne, la plupart des socialistes ne sont pas d’insupportables sexistes. […] Mais l’élection présidentielle, c’est une autre histoire.» Celle qui s’affirme responsable politique et socialiste autant que femme et que mère assume avec force l’affirmation d’un genre en politique. Et refuse de «mettre son mouchoir sur sa féminité».
Rendez-vous avec Bayrou. Cocasse anecdote que cette relation faite par Ségolène Royal de son rencart nocturne, dans l’entre deux-tours, avec François Bayrou. Elle dans sa voiture, en bas. Lui en haut, chez lui, qui, soudain, prend peur: «Non, non, ne montez pas, il y a du monde dans la rue.» Il n’y a pourtant pas un chat, à cette heure tardive, dans cette tranquille rue du VIIe arrondissement de Paris. Mais, «comme un amoureux qui craint la panne ou un adultère risqué», le leader centriste, qui, aux dires de Royal, aurait accepté le poste de Premier ministre qu’elle lui a proposé, se rétracte. «Le cheval a reculé devant l’obstacle.»
> Bayrou confirme avoir été approché par l'entourage de Ségolène Royal qui voulait effectivement en faire son Premier ministre. Il n'aurait donné suite à aucun rendez-vous : "J'ai pensé que ce serait forcément mal interprété, je n'ai pas souhaité donner suite à cette demande car je pensais qu'elle serait forcément ambiguë, qu'il y aurait forcément quelque chose de surinterprété, et je ne voulais pas me prêter à ce genre de manoeuvres" (afp.google.com) A tellement vouloir être président, parviendra-t-il à être premier ministre un jour ?

Sarkozy et les médias. "Le système Sarkozy existe, je l'ai rencontré. Pour sa résistible ascension, mon adversaire a pu compter sur un petit cercle de très proches et de très puissants. Dans la campagne 2007, la quasi-totalité de propriétaires de grands groupes de communication a soutenu comme un seul homme son candidat unique", écrit Royal. Pour l’ex-candidate, au fondement de sa défaite, il y a les moyens de l’entreprise politique Sarkozy. Et puis, bien sûr, les liens entre le candidat de l’UMP et les patrons des grands groupes industriels, financiers et de communication, qui l’ont «soutenu comme un seul homme». Bouygues, Bolloré, Arnaud, Lagardère, Dassault, personne n’est épargné. Sur ses rapports personnels avec les reporters, au-delà d’une dent à l’égard des «éditorialistes frelatés», Royal assure avoir joué la distance, à l’inverse d’un Nicolas Sarkozy qui, selon elle, «a enfermé la troupe de reporters qui le suit dans un cocon affectif de vraie fausse camaraderie»
> Marianne2.fr raconte comment la presse s'est fait humilier par Ségolène Royal. Convoquée à son QG du boulevard Raspail, elle se pointe 15 minutes en retard sans une excuse "selon une consternante convention, tous les socialistes qui s'imaginent un avenir élyséen imposent "le quart d'heure mitterrandien". S'excuser de leur retard, pensent-ils, briserait le charme", note le journaliste présent . Puis, elle refuse de répondre aux questions des journalistes et les esquive. Convoqués pour rien, les journalistes venus récupérer l'ouvrage de la madone du Poitou , lui ont permis d'éviter de payer des frais de coursier. C'est tout. Pour se venger, ils n'ont qu'à se repasser ça en boucle.
Mea minima culpa. Sans surprise, Ségolène Royal ne regrette rien. Ou si peu. La «seule faute» qu’elle concède, finalement, ne lui est pas imputable : «n’avoir pu aligner, au lendemain de l’investiture, un ombre respectable de ténors socialistes sourire aux lèvres et fleur au fusil». Une faute, donc, et tout de même quelques regrets. Celui du tempo des débats participatifs, en «décalage dans le rythme de la campagne». Et celui de n’avoir pu imposer au parti une contre-programmation d’envergure à la cérémonie d’investiture «mussolino-berlusconienne» de Nicolas Sarkozy, le 14 janvier. «J’aurais dû ruer dans les brancards. M’organiser. Les commander.» Plus qu’un regret, un défi?
Sur François Hollande. "J'aborderai ce sujet avec pudeur, en ne confiant ici, avec mes propres mots, que ce qui me semble utile à la compréhension de cette période de ma vie (...) je ne dirais rien qui puisse nuire à l'image de celui qui reste le père de mes enfants ". "Pendant la campagne, la candidate se disait : demain c'est le bon jour, il va basculer vers moi, s'y mettre à fond (...) Et ce jour-là n'est jamais venu. Il a regardé de loin mais, contrairement à certains autres dirigeants, sans dire de mal. La candidate n'a pas trouvé d'épaule où poser son front pour se lâcher, pour pleurer quand c'était dur (...) Aujourd'hui, tout cela est passé. Je goute cette nouvelle liberté, cette sérénité reconquise même si elle fut douloureuse à conquérir. Et quand François Hollande récemment a parlé de revenir, je lui ai dit que ce n'était pas une bonne idée. Mais que le travail politique solidaire pouvait bien sûr exister! (...) Oui, pour gagner une prochaine fois, il faudra le soutien de tout un parti et d'un compagnon amoureux, à fond avec la candidate.
Source : liberation.fr et AP via latribune.fr
> "Je ne connais encore ni le lieu, ni la date, mais je sais qu’un jour, nous nous retrouverons". Ainsi se termine le livre de Ségolène Royal. Chic, il y aura saison 2. (franceinfo.com)
> François Hollande a proposé à Ségolène Royal de faire partie du bureau national du Parti Socialiste "ce qui ferait plaisir aux militants". Elle a refusé. Il aura tout fait pour la faire revenir... au bureau. (lepoint.fr)
> Parce qu'elle n'oublie pas la vision calamiteuse "de la brochette des "éléphants", assis au premier rang des meetings et qui faisaient la tête", (cliquez leur dessus pour les voir en action) Royal tente de reconquérir certains cadres du Parti Socialiste. En octobre, elle déjeune avec Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat aux affaires européennes, personnalité d'ouverture du gouvernement Fillon. Jouyet est séduit et rassuré : "Je crois qu'elle a compris la nécessité d'adapter et d'ouvrir son mode d'organisation, ce qui lui a donné confiance en elle. Ségolène Royal est toujours une combattante, elle a gardé son charisme et, en plus, elle est sereine". Elle rencontre aussi Alain Minc, conseiller de Sarkozy, et président du conseil de surveillance du Monde. Les anciens ministres Hubert Védrine, Elisabeth Guigou, des proches de Strauss-Kahn ont un contact direct avec l'ex candidate : "je vois des gens qui ne sont pas venus pendant la campagne mais que, compte tenu de leur compétence, j'écoute attentivement, car ils peuvent être utiles pour la suite, dans le cadre d'un projet ", explique t-elle. (lemonde.fr)
| VIDEO 1 (7'11) : On s'inquiétait de voir PPDA tellement peu incisif lors de son interview de l'hyper, mais nous voila rassurés. Il est tout aussi mou avec Ségolène Royal en promo pour son bouquin. Prépare t-il déjà l'alternance ? |
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| VIDEO 2 (9'51) : Réveillez-vous, voici une vraie interview politique par Jean-Michel Aphatie sur RTL ce matin (5/11). La même promo, mais avec des vrais questions. |
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VIDEO 3 (1'12) : Yann Barthes, dans son petit journal actu sur Canal Plus, découvre et se moque de la couverture du livre de Ségolène Royal. Ce qu'il ne sait pas, c'est que ce n'est aps le marais poitevin, derrière, mais les rives du Saint-Laurent.
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