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Revues de presse
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CHI RIC-RAC + 4 VIDEOS
"Je voudrais dire aux Français la vérité"... Quand Jacques Chirac commence une intervention de cette façon, c'est rarement bon signe. Pourtant, depuis le 21/11, l'ancien Président clame à tous ceux qui veulent (encore) l'écouter qu'il va "assumer la totale responsabilité" des embauches de chargés de mission à la mairie de Paris entre 1983 et 1995 (aussi appelé "affaire des emplois fictifs") pour lesquelles il est mis en examen. C'est à dire qu'il ne va pas rejeter la faute sur ses directeurs de cabinet (qui ont signés les contrats d'embauche). Déclarant le 22/11 à François Bachy sur TF1 qu'il comptait "se battre pour son honneur", Chirac a tenté de se défendre devant les caméras comme il l'a fait quelques heures avant devant la juge Xavière Simoni. D'après Le Parisien (23/11/07) qui s'est procuré des extraits de l'audition, l'ancien Président a expliqué que la situation à son arrivée à la mairie de Paris (1977) était "quelque peu curieuse" (Paris n'avait ni maire, ni conseil municipal élu) et que dans un esprit réformiste, il a embauché les fameux "chargés de mission" (dont 35 sont soupçonnés d'être des emplois fictifs). Il a aussi insisté sur le fait qu'il n'y ait pas eu d'enrichissement personnel. " Le passé m'emmerde", répètait souvent Jacques Chirac aux journalistes qui le sollicitent pour évoquer des souvenirs (voir DSS du 21/11/07). L'avenir sera-t-il plus réjouissant pour l'ancien président ? Les derniers rebondissements sont après la flèche.
LAURENT MACABIES / DSS
VIDEO 1 (2'23) Jacques Chirac s'explique dans un entretien au J.T. de TF1 au lendemain de sa mise en examen (22/11/07).
> Détails : lefigaro.fr du 23/11/07 (pour le compte-rendu de l'entretien télévisé) et leparisien.fr du 23/11/07 (pour des extraits de l'audition chez le juge).

Les 24 dernières heures de Chirac sont sous la flèche.
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VIDEO 2 (3'30) Zapping (réalisé par Ptite_Mule) sur la mise en examen de Chirac et les commentaires de Rachida Dati, Roland Dumas, Pierre Mazeaud, Devedjian, Martinon...
> Le Monde savait que Chirac allait être entendu mercredi matin puisque le quotidien a publié le jour même une tribune de Jacques Chirac pour donner son point de vue juste avant d'être entendu par le juge. Voici, en intégralité "La vérité sur les chargés de mission", par l'ancien Président :
Le magistrat saisi du dossier des "chargés de mission de la Ville de Paris" souhaite m'entendre. Ce sera l'occasion de rétablir la vérité. Tant de choses inexactes, souvent caricaturales, parfois outrancières, ont été dites sur ce sujet qu'il m'apparaît nécessaire de m'adresser simultanément aux Français.
En 1977, j'ai été élu maire de Paris. Depuis plus d'un siècle, la capitale de la France n'avait pas eu de maire. Cette grande métropole à rayonnement mondial était gérée par une administration préfectorale, respectable à tous égards, mais qui ne répondait plus aux attentes sociales, économiques, culturelles des Parisiens. Il a fallu dynamiser, restructurer, bâtir de nouveaux services publics pour les Parisiennes et les Parisiens. Pour cela, une impulsion politique forte était indispensable. Je m'y suis engagé avec énergie et me suis entouré de l'équipe indispensable pour conduire cette transformation en profondeur.
Je me suis appuyé sur le dynamisme et la compétence des élus, des fonctionnaires de la Ville et de mes collaborateurs directs, parmi lesquels les chargés de mission. Pour le permettre, dès le 13 décembre 1977, le conseil municipal a délibéré et autorisé leur recrutement, autorisation renouvelée ensuite, tous les ans, lors du débat public sur le budget.
Les lois Defferre de décentralisation de 1982-1984 ont renforcé et conforté cette situation. Elles ont considérablement accru les compétences des élus locaux et, pour les mettre en mesure d'agir davantage, plus vite et mieux, ont consacré l'existence de collaborateurs de cabinet, avec la volonté délibérée et manifeste de laisser aux maires une grande latitude tant dans leur recrutement que dans la définition de leur emploi. Il était ainsi précisé qu'ils ne rendaient compte qu'à l'autorité territoriale qui les avait "librement" désignés, laquelle décidait seule des "conditions et des modalités d'exécution du service" qui leur était demandé.
Dans cette période, mon engagement politique m'a conduit à mener de front de nombreuses tâches et à assumer des responsabilités importantes en tant que maire, député de la Corrèze, puis premier ministre de 1986 à 1988, ainsi que président du Rassemblement pour la République. L'exercice conjoint de ces responsabilités, tout à la fois locales et nationales, m'a permis d'agir plus efficacement encore au service des Parisiennes et des Parisiens. Je me suis entouré pour cela d'équipes compétentes et animées d'un exemplaire esprit républicain.
Jamais les moyens de la Ville de Paris n'ont été mis au service d'autres ambitions que d'agir pour les Parisiennes et les Parisiens. Jamais il n'y a eu d'enrichissement personnel. Jamais il n'y a eu de "système". Sur les 40000 agents de la Ville de Paris, il ne s'agit que d'une vingtaine de contrats qui sont contestés, d'une durée parfois courte, répartis sur une période de dix-huit ans.
Allons plus avant : qui étaient ces quelques chargés de mission ? Des personnes qui ont travaillé à m'éclairer sur des questions de fond – problèmes éducatifs, sociaux, économiques, sportifs – afin de permettre au maire de la capitale d'assumer au mieux ses missions. Il pouvait s'agir aussi de femmes et d'hommes de qualité, ayant toutes les compétences nécessaires, mais traversant une période professionnelle difficile et à qui j'ai voulu redonner une chance. Et enfin un très petit nombre de collaborateurs qui ont facilité la coordination et l'exercice de mes fonctions. Ces responsabilités étaient à mes yeux profondément complémentaires pour me permettre d'agir au service de mes concitoyens. Ceux-ci l'ont bien compris. Ils m'ont donné deux fois la majorité dans les 20 arrondissements de Paris et dans le même temps réélu à plusieurs reprises député.
Même en Corrèze, où j'étais élu député, je faisais l'objet d'interventions nombreuses et de toutes natures adressées au maire de Paris. Par souci d'efficacité elles faisaient, localement, l'objet d'une première instruction, avant d'être traitées à l'Hôtel de Ville. Instruire sur place certaines sollicitations liées à l'exercice de mes responsabilités, c'était à la fois les traiter plus rationnellement et m'autoriser à mieux me consacrer à Paris. Dans ce cas, comme dans chacun des autres, je l'expliquerai.
Ces recrutements, je les ai souhaités ou autorisés parce qu'ils étaient légitimes autant que nécessaires.
C'est cette réalité, bien loin des caricatures infondées ou malveillantes, que je veux rappeler aujourd'hui à mes concitoyens. Je le fais avec l'esprit de responsabilité que les Françaises et les Français sont en droit d'attendre d'un homme politique et singulièrement d'un ancien président de la République. Et je le fais avec un souci d'honneur, celui d'un homme qui pendant de très nombreuses années s'est attaché à donner le meilleur de lui-même au service de son pays.
Jacques Chirac, ancien président de la République
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> Chirac a encore des fidèles qui crient au scandale. Jean-Pierre Raffarin s'est dit "profondément attristé parce que Jacques Chirac a beaucoup donné à notre pays et notre vie politique" (nouvelobs.com du 23/11/07). Un autre ancien Premier ministre, Dominique de Villepin a expliqué sur France Inter : "Je crois que la réalité et la pratique des choses montreront […] qu’il n’y a à aucun moment ni irrégularité, ni volonté de commettre une irrégularité". D'autres députés chiraquiens ont volé à son secours : Jean-Pierre Grand a parlait à l'Assemblée "d’inquisition politique" et soutenait que "Jacques Chirac n’a fait que du bien à la France, à l’Europe et au monde". C'est Saint Chirac qu'on assassine !
> Roland Dumas (qui s'y connaît en "mise en examen"), a "regretté cette inculpation" (nouvelobs.com). La gauche était modérée dans ses propos. "Ce n'est pas parce que l'on a été mis en examen qu'on est coupable", a précisé François Hollande. Marylise Lebranchu (Garde des Sceaux sous le gouvernement Jospin) s'en est, elle, félicité : "Le fait qu'il puisse être mis en examen montre aux Français que puissant ou misérable nul ne doit échapper à la justice".
VIDEO 2 (1'52) Au 19/20 de France 3 (22/11/07), les chiraquiens et... les socialistes volent au secours de l'ancien Président. Tiens, on n'a pas entendu Montebourg, son principal opposant depuis dix ans.
> Du côté des Sarkozystes, on prend beaucoup plus de distance. Rachida Dati a précisé que si la juge avait décidé cette mise en examen, "c'est qu'elle disposait des éléments pour le faire" (liberation.fr du 23/11/07). Pour Nadine Morano (porte-parole UMP), "Personne n'est au-dessus des lois dans notre pays".
> Reprenant une ancienne expression chiraquienne, Jean Veil, l'avocat de l'ancien président a déclaré sur LCI que l'affaire "fera pschitt !" (lexpress.fr du 23/11/07). En évoquant les autres "affaires Chirac", le fils de Simone Veil s'est dit aussi confiant : "Le dossier des frais de bouche est fermé, le dossier Clearstream, il n'a pas à répondre, il était simplement prévu qu'il y aille comme témoin, le dossier des avions, c'est un avion et apparemment ce problème est résolu".
> Lors de sa première audition, Chirac a continué de "charger" ses directeurs de cabinet. Il a, ainsi, expliqué au juge que les directeurs de cabinet à la mairie de Paris pouvaient "prendre des initiatives" et qu'il "n'avait pas le souvenir d'avoir été amené à les critiquer" (lemonde.fr du 22/11/07). Sous entendu : "je faisais confiance à mes directeurs de cabinet et ils pouvaient signer sans que j'ai à le vérifier".
> Chirac assume-t-il vraiment ? Il semblerait que oui après son intervention télévisée d'hier soir 22/11 (video1). Cette fois, il a, en effet, dédouané ses quatres directeurs de cabinet (mis en examen depuis 5 ans pour "détournements de fonds publics") en admettant que les personnes avaient été recrutées à "la demande ou avec l'aval du maire". Il a été un peu forcé de les soutenir, car Robert Pandraud, Daniel Naftalski, Michel Roussin et Rémy Chardon avaient envoyé une lettre au juge d'instruction la semaine précédente pour leur rappeler qu'ils n'avaient qu'un pouvoir limité dans le recrutement (lepoint.fr du 21/11/07). Ils avaient ainsi révélé (à l'unanimité) que leur attribution était "purement formelles". "Nous étions des exécutants et c’est dur de supporter une aussi longue mise en examen pour de simples actes administratifs", ont-ils expliqués (liberation.fr du 23/11/07). La contre-attaque des anciens directeurs de cabinet a certainement permis à Jacques Chirac "d'assumer".
VIDEO 3 (13'') Le "quasi no-comment" de Rachida Dati dans l'émission Bourdin Direct en dit long : soudain, l'exécutif soutient le pouvoir judiciaire.
> Pendant ce temps là, Bernadette s'est déclarée "disponible" pour "être utile" dans la campagne d'Hillary Clinton... (20minutes.fr du 22/11/07). Pas sûr que la favorite aux élections américaines de 2008 saute de joie.
> Pour tout savoir sur son entrée au Conseil Constitutionnel, sa retraite, ses casseroles, son argent officiel et caché, et revoir le meilleur du pire de Jacques Chirac, cliquez sur Pinocchio ou sur notre (épais) dossier Chirac.
Chirac dans les archives de dss:
Chirac réussit sa mise en examen (21/11/2007)
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COQ EN PATE Personne n'osait y croire et on a bien eu raison. Ceux qui croyaient que chirac allait sauver la France des tests ADN se sont fourrés le doigt dedans...
Chirac très discrètement chez le juge cet été (26/06/2007)
AFFAIRES Jacques Chirac, fraîchement rentré de ses vacances au soleil, pourrait passer quelques jours à l...
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Le crétin du jour est... (13/03/2007)
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Chirac n'a pas soutenu Sarkozy (12/03/2007)
PRESIDENTIELLE Il devait annoncer qu'il ne se représentait pas, il l'a fait. Il devait soutenir Nicolas Sarkozy, il ne l'a pas fait. Qui a rafl...
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