 
photo : Keystone
BEST SELLER
«Même si vous me massacrez, je n'en sortirai que grandi», voilà ce qu'aurait dit Nicolas Sarkozy à Yasmina Reza, l'écrivain qui l'a suivi comme une photographe pendant la campagne présidentielle. Personne n'avait rien lu jusquà ce week-end où quelques journalistes ont été sélectionnés pour le lire et en dire du bien. Elle et le Nouvel Obs ont été privilégiés en vue d'un plan média indolore. Vous trouvez que Sarkozy est partout et tout le temps. Vous allez aimer le prochain épisode du feuilleton Voici quelques extraits glanés ici et là destinés à allécher le client. Sortie le 24/08. Ventes probables : + de 300 000 exemplaires.
Petits extraits :
"C'est un antihéros sombre qui court après son ambition (...) Une agitation perpétuelle trahie par sa boulimie de chocolats et de bonbons qu'il engouffre, par ses tics d'agacement de la jambe qui provoque sans cesse l'affolement de sa chaussure à pompons" (...) "Quand je dis dans son entourage qu'il a l'air d'un enfant, on me regarde avec stupeur". Elle pointe ses colères contre ces "couillons" d'ambassadeurs, ces "cons" de parlementaires, ces "braillards à la con" de militants qui l'acclament. Elle le juge "odieux" lors de l'enregistrement des spots de campagne, lorsqu'il lance "La solidarité ? C'est quoi ce thème à la con ? La solidarité ca veut rien dire". "Il se fout des gens", note la romancière, à qui un conseiller avoue : "La réalité n'a aucune importance, il n'y a que la perception qui compte". Avant de monter à la tribune pour prononcer un discours clé sur "La France qui souffre", il saisit le "Figaro", visiblement attiré par la Une qui lui est consacrée. En fait, il s'extasie sur une publicité et lance : "Elle est belle la Rolex !" (...) Juste avant la victoire, il contemple son succès : "Je vais me retrouver avec un palais à Paris, un chateau à Rambouillet, un fort à Brégançon. C'est la vie". Yasmina Reza se moque aussi du ridicule des envolées lyriques dans ses discours, ses mots creux quand il assure que la Présidentielle, c'est l'oubli de soi. "Mais ce n'est pas l'oubli de soi, s'emporte l'auteur. C'est au contraire l'obsession de soi et l'inévitable oubli des autres". Si je n'existais pas il faudrait m'inventer", ose lancer le personnage Nicolas, dont elle dépeint l"authenticité antipathique", la "cruauté sèche". Une cruauté parfois drôle lorsqu'elle vise Alain Juppé ou Michèle Alliot-Marie. Ou bien lorsque le candidat répète à blanc le débat de second tour, Xavier Bertrand joue le rôle de Ségolène Royal et le titille sur l'argent de l'hôpital. Il s'emporte "Madame, madame. Vous n'ètes jamais contente, pauvre conne ! Dites-moi où vous trouvez l'argent ? J'ai un de mes proches, madame, qui est devenu sourd. Son prénom est Jacques. Il faut bien qu'on lui trouve de l'argent pour son sonotone !". "Si tu vas à Madrid, visite un musée, suggère G.-M. Benamou. Il répond :" Le con te dit merci." (...) "Je sais être solitaire dans les décisions. C'est tout." (...) "J'aime Chimène Badi. A LA FOLIE." (...) "Je vais vous faire sursauter. Je ne considère pas que Dick Rivers soit un naze." (...) "La vie est lourde" (à une bonne soeur). (...) "Qu'est-ce qui vous sépare de Georges Bush ?
- Ce qui me sépare de Bush ? Il a été élu deux fois président des Etats-Unis."
Encore d'autres extraits :
La Rolex
Dans le salon de l’hôtel, avant le meeting de Charleville-Mézières, il prend Le Figaro qui est sur mes genoux, visiblement attiré par un article. En une, il y a le revers électoral d’Ahmadinejad, et divers sous-titres dont son propre déplacement. En bas de page, à droite, une publicité. Après quelques secondes d’attention, il dit, elle est belle, la Rolex.
Les derniers vœux de Chirac
Je me trouve seule avec lui dans son petit salon. […] Je lui ai demandé s’il voulait bien que je regarde les derniers vœux du président en sa compagnie. Je ne suis pas complètement sûre qu’il les aurait regardés sans ma requête. Je n’en sais rien. Il porte une chemise blanche et une veste en velours noir. Pas de cravate. Il ne sait pas allumer la télé, il appelle, plusieurs fois il demande, c’est à quelle heure les vœux ? Musique républicaine. Il s’assoit avec un jus d’orange. Jacques Chirac apparaît. Il a les yeux exorbités et son teint est d’une pâleur mortelle. Nicolas dit, hou là ! Plus tard il dira, je ne sais pas si c’est la télé ou lui… (C’est la télé.). […] Il ne réagit sur rien, ou presque. Je ne peux croire ni à l’indifférence ni au détachement. Il n’attend rien sans doute de cette ultime intervention mais je ne peux ignorer l’influence de ma présence, et le fait que je l’ai entraîné pour une fois à “poser”. Cécilia arrive. Elle s’assoit. Se relève, s’occupe du feu, de la lumière, du fil télé, consulte son BlackBerry. Puis entreprend de regarder.
Le président disparaît. Nicolas coupe le son et refuse d’écouter le reste des informations. Ses commentaires≈: “Convenu et démodé. Aucune hauteur. A sa place, j’aurais dit, voilà je vous ai servi pendant douze ans, une nouvelle époque s’annonce…” Mais, quelques minutes plus tard, alors que nous parlons déjà d’autre chose, il dit, avec vivacité lui-même≈: “En même temps, j’ai trouvé qu’il y avait de l’énergie chez le vieux lion.” "
Sarkozy-Marc Levy
Dans le salon du Savoy, nous prenons le thé en attendant Marc Levy. Le ton est amical, et la pointe d’impatience qu’on y sent, discrète allusion à mon snobisme, est dans l’ordre des choses. “Moi, je regrette, un type qui vend à des millions d’exemplaires ça m’intéresse. Si je lis pas Marc Levy, si je regarde pas le Tour de France, je fais un autre métier. Fais gaffe, il arrive.”
Conversation entre deux écrivains≈:
Nicolas Sarkozy. – Mon objectif était d’être à Palavas-les-Flots entre les bouées et la presse.
Marc Levy. – Là où j’étais aussi.
Nicolas Sarkozy. – Je sais. Toujours devant moi dans les ventes. Ma fille m’a chargé de vous dire qu’elle vous aime. C’est une fan absolue. Et du coup je me suis dit je vais me le faire. Mais vous avez toujours été devant.
Marc Levy. – Vous auriez intérêt à être en poche. Votre livre était un livre formidable vous auriez intérêt à vous ouvrir à un nouveau public, jeune.
Nicolas Sarkozy. – Si vous faisiez un autographe pour Jeanne, elle serait tellement… tu as pas une feuille Yasmina, quitte à être plouc, autant l’être jusqu’au bout !"
Sarkozy-Juppé
"La conversation venant sur le théâtre et la vie des acteurs≈:
Juppé. – Dans les petits rôles, on peut être heureux.
Sarkozy. – Note, note Yasmina, ce 12 février 2007, retour de Berlin, Alain Juppé dit≈: “Dans les petits rôles on peut être heureux !”
Juppé. – Je n’ai pas dit “je”.
Sarkozy. – C’est encore plus grave d’avoir dit “on”, c’est une tentative de dissimulation.
Juppé sourit.
Sarkozy. – Je connais Alain depuis trente-deux ans…
Juppé. – Trente et un.
Sarkozy. – Il veut toujours avoir raison. Ça m’est égal.
Juppé. – C’est moi qui ai raison.
Sarkozy. – Tu vois."
La gauche
"Il fait l’éloge de Zapatero et de son homologue Alfredo Rubalcaba. Il parle aussi en termes chaleureux de Blair et de Prodi. Je dis, c’est marrant que tu sois copain avec tous ces types de gauche. Il s’écrie, parce qu’ils ne sont pas de gauche ! Il n’y a qu’en France où les gens se vivent à gauche !"
A l’Elysée
"“J’ai enlevé des tas de trucs que Chirac avait laissés. Il y avait une grande corne de… (Il fait un geste.)
– De rhinocéros ?
– Non… Tu sais les types qui sont dans l’eau, qui ont une corne… Tu vois ? (Je ne vois pas et lui ne trouve pas le mot…) Tu veux un café, un jus d’orange ?”
Il s’est assis sur une banquette dorée, moi sur un siège doré. Entre nous une table basse étroite, genre chinoise. Tout est doré, rideaux dorés, moulures dorées, tapisseries dorées.
Je dis≈: “Tu es content ?
– C’est le mot que tu choisis ?
– Je ne vais pas dire heureux.
– Je suis serein.
– Serein, c’est bien.
– Oui. Je suis content en profondeur, mais je n’ai pas de joie.”
> C'est le Nouvel obs qui a décroché la première interview officielle de Yasmina Reza.
> Extraits : RTL et Nouvel obs
> Ca excite même la curiosité des gaullistes de progrès, c'est dire (gaullisme.biz) Gaullisme.biz qui a mené l'enquête su
> Franz-Olivier Giesbert est jaloux du succès évident de ce livre. Il aurait aimé l'écrire, mais on ne peut pas être du coté du manche et du stylo.
> Ce qu'en disait son éditrice le mois dernier. Tiens, c'est la même que Giesbert. (Figaro)
> Pierre Assouline évoquait avec impatience l'affaire la semaine dernière sur son blog
> La presse lui prédit le Goncourt. Bernard Pivot n'est pas (encore) d'accord. Pour lui, ce livre est hors concours car ce n'est pas un roman : "s'il relève de la littérature et peut-être de la politique, on doute qu'il puisse être rangé dans le roman. C'est donc une rentrée ouverte, comme on le dit d'une course". (jdd.fr)
> Les rumeurs officielles sur les goncourables. (France3)
> Encore et toujours Giesbert, qui assure la promotion du livre sur son blog en l'absence de l'écrivain.
> La critique de Jérome Garçin dans l'obs.
> Et en prime aujourd'hui 22/08, on apprend que Paris Match a retouché une photo présidentielle. A son avantage ? (détails : Métro)

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can anyone find something behing the bullshit?
let's make sevice minimum for cecilia as well as service maximum for her hubbie
c'est marrant chez fog sur son blog il ne reprend que les extraits les plus soft...
Ca a l'air interressant tout ça ! Moi qui pensait que ça allait être un livre-hommage de plus...
on touche le fond
Le Fond ?
Les 61 p. cent de béats n'ont,je pense,ni fond ni forme...
leur cuicui est bas,trés trés bas,et pour tout dire,je vais vous le dire :
QI nul,même pas imbécile,lequel fait "du 80" quand même !!!
C'est un homme comme les autres, rien de méchant, rien à diaboliser...
Heureusement tous les hommes ne sont pas tels des enfants de dix ans, n'aimant que ce qui brille et ne se préoccupant que d'eux même. Pour ma part, depuis cet âge, je crois avoir grandi ; pour M. Sarkozy, il est déjà trop tard, il ne changera jamais. Il faut seulement espérer qu'il apprendra un jour que la France est une République et que signifie le Droit, (ce que généralement ignore un avocat "d'affaire").
et bien on dirait qu'il veut remettre la peine de mort oublierait-il la conviction de ceux qui sont contre c'est pour moi un acte de barbarie meme si c'est vrai que le contexte dans lequel cela a été mentionné n'est pas pardonnable...
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