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Connaissiez-vous Alberto Gonzales ?
MAISON BLANCHE + 4 VIDEOS
Après Donald Rumsfeld, Paul Wolfowitz, Colin Powell, Karl Rove, c'est Alberto Gonzales qui a démissioné au début de la semaine. Il était l'équivalent américain de notre ministre de la Justice. L'équipe de Bush "historique" n'existe donc plus à l'exception de Condoleezza Rice, toujours secrétaire d'Etat et de Dick Cheney (miraculeusement) toujours Vice-Président. Cliquez sur eux pour lire leur wikibio et lisez la suite pour découvrir les ennuis d'Alberto Gonzales, le ministre démissionaire de la justice américaine, et prendre des nouvelles des survivants Cheney et Rice.
Alberto Gonzales Karl Rove
Paul Wolfowitz Donald Rumsfeld
Dick Cheney Colin Powell
George W Bush Condoleezza Rice
Les casseroles d'Alberto Gonzales
Alberto Gonzales était ministre de la Justice depuis deux ans. Plusieurs scandales ont progressivement épuisé sa crédibilité et l'ont obligé à démissionner. Revue de casseroles.

1/ Le limogeage contesté des juges fédéraux

Decembre 2006, huit juges fédéraux sont limogés par Alberto Gonzales. Cette décision intervient juste après la victoire des démocrates de novembre 2006 aux Législatives. Rapidement, les juges limogés pour "incompétence" se tournent vers la Chambre des représentants, à majorité démocrate, et dénonce une purge politique. Il s'ensuit une longue bataille politico-judiciaire où les démocrates de la Chambre des représentants demandent à l'administration de venir s'expliquer devant une commission d'enquête. En effet, les investigations du Congrès américain ont montré qu'un certain nombre de traces (emails, courriers, conversations téléphoniques) accusent l'administration américaine. Alberto Gonzales fait l'objet d'une enquête interne. Côté Bush, on refuse de comparaître devant les commissions. Le Congrès invoque "l'insulte au Congrès" en réponse au refus de l'exécutif de comparaitre. Bush, pour sa défense invoque "le privilège de l'exécutif". L'affaire est en cours. (RFI.com)


2/ L'affaire des écoutes illégales de la NSA

Le Patriot Act (wikitopo) est une loi voté juste après le 11 septembre 2001 pour lutter contre le terrorisme. Elle prend un certain nombre de mesures dont la possibilité pour la NSA (l'agence américaine de surveillance des télécommunications) et le FBI de mettre n'importe qui sur écoute en cas de présomptions d'activités terroristes. Alberto Gonzales, alors conseiller juridique de la Maison Blanche a été accusé devant le Congrès par son bras droit d'avoir fait pression sur le ministre de la Justice de l'époque John Ashcroft (wikibio), alors que celui-ci était à l'hôpital en soins intensifs, pour qu'il ratifie le programme d'écoute des télécommunications.

3/ Les "curieuses" conventions de Genève
Alors qu'il était conseiller juridique de la Maison-Blanche, Alberto Gonzales avait mis en place, en 2002, une argumentation juridique pour un non respect des conventions de Genève (wikitopo), conventions ratifiées par les Etats-Unis et qui portent notamment sur le respect des prisonniers de guerre. Son mémorandum avait conclu à l'exclusion de l'application de ces conventions pour les terroristes d'Al Quaeda. C'est ainsi que le camp américain X-Bay de Guantanamo où sont emprisonnés sans procès des terroristes présumés échappe à toutes les règles de respect des prisonniers de guerre, qualifiés de "combattants ennemis" et non de "prisonniers de guerre". Il avait qualifié les conventions de Genève d'"obsolètes" et certains de leurs articles "curieux"

Sur sa démission :
 > Gonzales était le latino le plus haut placé dans l'histoire de la politique  américaine. Il a finit par remettre sa démission à George Bush. Il a prononcé une courte allocution télévisuelle dans laquelle il parle du rêve américain qu'il a vécu. (RTL.be)

> Il est triste de vivre à une époque où quelqu'un de talentueux et d'honorable comme Alberto Gonzales se voit empêché d'accomplir un travail important parce qu'on traîne son nom dans la boue pour des raisons politiques" a déclaré George W Bush en réaction à la démission de son minitre de la Justice. (jdd.fr)

> Du côté de Human Right Watch, l'organisation non gouvernementale de défense des droits de l'homme, on applaudit la démission d'Alberto Gonzales, qui «laisse un héritage honteux en matière de droits de l'homme». (cyberpresse.ca)

> Le New York Times estime que la démission de Gonzales est salutaire pour le pays. (courrierinternational.com)

> Les démocrates du Congrès se félicite d'avoir eu la tête du ministre de la Justice. Déjà ils affutent leur armes pour tirer sur un gouvernement américain remodelé.

> La démission d'Alberto Gonzales marque la fin d'une ère pour l'administration Bush". (Le Monde du 27/08/07)


VIDEO 1  (2'11)  CNN résume les scandales qui ont émaillés le passage d'Alberto Gonzales au ministère de la Justice et qui ont conduit à sa démission. La chaîne américaine rappelle que l'homme était issu d'une famille d'immigrés mexicains.

VIDEO 2 (2'38) Un youtuber a réalisé un petit montage du discours d'Alberto Gonzales annonçant sa démission, monté sur une musique d'adieu entrecoupé d'images de torture de prisonniers irakiens à la prison d'Abou Grahib. Cet internaute à l'air d'en vouloir à Gonzales d'avoir tout fait pour permettre à l'Administration Bush de ne pas respecter les Conventions de Genève.
VIDEO 3 (4'08) George Bush a prononcé une allocution. Il a qualifié Alberto Gonzales d'homme "intègre, décent, et de principe". Parle t-il du même ?

Des nouvelles des survivants
de la Bush Corp :


1/ Condoleezza Rice, investit pour tenter de relancer le processus de paix au Proche-Orient.
> En novembre prochain devrait se tenir à Washington une grande conférence sur la paix au Proche-Orient. Mahmoud Abbas et Ehud Olmert se rencontre aujourd'hui pour edifier les grandes lignes de la réunion. (Canoe.ca)
> Khaled Mechaal, chef du Hamas, qui vit exilé en Syrie a estimé que la conférence de novembre était vouée à l'échec. "La conférence est contrôlée et dirigée" par la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice et "manque de sérieux". (llematin.ma)
> Présente au Proche-Orient au début du mois, Condoleezza Rice a renforcé son soutien à Mahmoud Abbas pourtant très isolé dans les territoires palestiniens. (euronews.fr)
> La secrétaire d'Etat américaine envisage une prochaine visite en Lybie. Elle a même envoyé son adjoint au Proche-Orient préparer le terrain. (jdd.fr)
> Elle s'est par ailleurs dit déterminée à faire aboutir un programme d'aide au développement au Sénégal. (allafrica.com)

2/ Dick Cheney sur la sellette

> Souvent qualifié de "pire vice-président de l'histoire des Etats-Unis", Dick Cheney est de plus en plus contesté. En juillet dernier, le Sénat a refusé la reconduite pour l'année prochaine du budget de 4,8 millions de dollars alloué au vice-président. Cheney pourrait perdre ses limousines blindés, ses gardes du corps, l'observatoire naval de Washington, et sa résidence officielle. Ce geste de mauvais humeur du Sénat fait suite à une passe d'arme de plus entre le Vice-Président et l'assemblée. Cheney a refusé de se soumettre au décret obligeant les membres de l'Administration à archiver les documents confidentiels qui passent entre leurs mains. (lefigaro.fr)

> Youtube a aussi ébranlé Dick Cheney. Une vidéo datant de 1994 a refait surface. A l'époque consultant pour un groupe de reflexion de droite, il s'était prononcé contre la première guerre du Golfe, qualifiant l'Irak de "sable mouvant". (canoe.ca).

VIDEO 4 (1'39) Voici la vidéo vue presque un million de fois sur youtube. Nous sommes en 1994.  Dick Cheney reconnait que la chute de Saddam Hussein entraînerait une crise politique majeur. Il a conscience que les Etats-Unis s'engageraient pour très longtemps dans un bourbier.

[+/-]  Le 30 août 2007 - 16:58 André Vignes a dit :

Fin de règne à Washington... Les néoCons chutent l'un après l'autre. Restent Dick, Condoléance et Georges, venin, mensonges et vide parfait. The s..t has hit the fan, on dirait. Il était temps, leur conneries ont trop coûté. De l'air, amis américains, rendez-nous l'Amérique qu'on aime !

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