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Revues de presse
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AFFAIRES
Jacques Chirac, fraîchement rentré de ses vacances au soleil, pourrait passer quelques jours à l'ombre. Depuis douze ans, les juges attendent patiemment que supermenteur réponde du bruit que font les casseroles qu'il traîne. Depuis le 16 juin, il n'est plus immunisé. Le retraité le plus recherché de France va-t-il (enfin) accepter de témoigner ? Pourrait-il vraiment être inquiété ? Quelles affaires peuvent lui faire passer par la case "prison" ? Va-t-il encore envoyer Juppé à sa place ? Vous saurez tout cela en suivant la flèche.
VIDEO1 (40sec) Il risque fort de se trouver dans une situation aussi inconvenante après l'été et ses passages devant les juges. Il aura droit à un avocat et à une bière

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> Pendant le dernier conseil des ministres de la présidence Chirac (02/05/07), deux juges d'instruction ont tenté de faire des perquisitions dans l'Elysée (francematin.info du 02/05/07). Les deux juges enquêtaient sur d'éventuelles pressions de l'Elysée sur la justice dans l'affaire de la mort du juge Borrel. Ce magistrat français avait été retrouvé mort dans des circonstances très mystérieuses en 1995 à Djibouti (voir la chronologie de l'affaire sur lefigaro.fr). Les portes du palais sont restées fermées.
> Le statut pénal du chef de l'Etat (voir wikipedia) a été modifié. Depuis le 23 février 2007, le président de la République est intouchable pendant son mandat mais il peut se faire destituer en cas de haute trahison. Mais la protection totale cesse un mois après la fin de son mandat. Il ne devient pourtant pas un citoyen comme les autres puisqu'il bénéficie d'une immunité définitive sur les faits qui se sont produits durant les douze (longues) années de sa présidence.
Clearstream : le juge ne verra pas le président Chirac

Photo tirée de guardian.co.uk.
> La première convocation du citoyen Chirac vient de deux juges de l'affaire Clearstream. D'après Libération (26 juin 2007), la déposition du général Rondot mouille l'ex-Président. Rondot soutient qu'il a été amené à enquêter sur les faux-listing à la demande de Chirac. Pour ne pas avoir à témoigner, Chirac rappelle aux juges qu'un Président n'est pas responsable des actes accomplis en cette qualité. Libération estime qu'avec cette justification, Chirac reconnaît implicitement ce qu'on lui reproche dans l'affaire Clearstream.
> Pour la juge Eva Joly, cette immunité n'est pas absolue (20minutes.fr du 27/06/07). D'après elle, l'immunité "ne porte que sur les actions accomplies dans le cadre de ses fonctions, mais ne peut couvrir en aucun cas d'éventuels actes délictueux ou criminels".
> Le Nouvel Obs du 26/06/07 explique pourquoi Chirac esquive les juges. Un épisode annexe du dossier l'inquièterait : l'existence occulte d'un compte bancaire à son nom au Japon. Des notes du général Rondot évoquent ce compte. Sur l'une d'elles, il écrit : "Enquête au Japon : le compte de JC existe bien, il est alimenté". La rumeur persistante qui court depuis maintenant quelques années veut que ce compte servirait pour un enfant caché au Japon (voir par exemple grioo.com du 27/05/06 ou investigateur.info).
Chirac maire : il va passer devant le juge

Photo de Richard Melloul tirée de guardian.co.uk.
> Chirac a deux affaires sur les bras qui ne bénéficient de l'immunité : les emplois fictifs du RPR et le dossier des chargés de mission de la ville de Paris.
> L'enquête sur le dossier des chargés de mission vient d'ailleurs d'être validée par la Cour de cassation (AFP via Yahoo.fr du 26/06/07). Il s'agit d'une affaire d'emplois de complaisance présumés payés par le cabinet du maire de Paris entre 1983 et 1998.témoin assisté (entre le simple témoin et la mise en examen) dans cette affaire.
> L'affaire la plus menaçante devrait être celle des emplois fictifs du RPR. Il y sera aussi entendu comme témoin assisté avant le 15 septembre (L'Express du 26/06/07). Il pourrait être mis en cause pour "prise illégale d'intérêt et recel d'abus de biens sociaux". C'est pour cette affaire que Alain Juppé a écopé d'un an d'inégibilité. Me Jean Veil (son avocat) pense que son client ne risque pas grand chose (latribune.fr du 26/06/07).
> C'est dans le cadre de cette enquête que le Canard Enchaîné a évoqué un accord entre Sarkozy et Chirac pour faire clore l'enquête au plus vite (voir liberation.fr du 12/04/07). Devant ces fuites, le Président Sarkozy se serait écrié "Si je trouve le mec qui a parlé, je le tue !" (lenouvelobs.com du 27/06/07). Comme le signale Jean-Michel Bougereau, on voit mal le Président Sarkozy faire voter une loi qui ne passerait plus inaperçue.
> En marge de ces affaires, il en existe deux autres un peu moins connues (voir 7sur7.be du 16/06/07).
La société d'économie mixte parisienne de prestations (SEMPAP) est soupçonnée d'avoir financer le RPR par le biais de la mairie de Paris (jusqu'en 1996).
L'instruction (débutée en 2006) sur Euralair pourrait redécoller. Bernadette et Jacques auraient allègrement profité des billets gratuits de cette compagnie aérienne jusqu'en 1995.
> Que Chirac se rassure, il a beaucoup "d'amis". Bakchich.fr (du 18/06/07) explique pourquoi de nombreux hommes politiques de tout bord n'ont pas intérêt à enfoncer Chirac.
> Que va devenir Jacques Chirac s'il parvient (encore) à se sortir de toutes ses affaires? Il pense à créer une fondation sur l'écologie et le développement durable...reprendre les essais nucléaires dès son accession au pouvoir ? (voir lhumanite.fr du 30/10/95) Chirac pourrait être entendu comme (lenouvelobs.com du 18/04/07). N'était ce pas cet écolo convaincu qui avait fait

> Dès que les juges auront assez de preuves contre Jacques Chirac, il sera facile de le localiser (lefigaro.fr du 24/05/07). Le couple habite au 3, quai Voltaire, dans le VII arrondissement (voir photo de google Map, tirée de liberation.fr).
VIDEO (4mn) "La seule chose qui lui ferait plaisir serait de voir Chirac en prison". Didier Wampas en rêvait, les juges vont peut-être l'exaucer. Avec leur chanson Chirac en prison (sorti en 2006), les Wampas avaient voulu tester les limites de la liberté d'expression (ratatatium.com du 13/02/07). Ils n'avaient pas été déçu puisque seule une radio avait osé la diffuser au départ. Internet avait heureusement permis au single de se faire connaître. Et la télé a fini par la diffuser (ici dans l'émission "Le Vrai Journal" sur Canal +).
VIDEO (2mn55) Guy Carcassonne (professeur de droit constitutionnel et chroniqueur au Point) explique l'immunité pénale de Jacques Chirac. D'après le professeur, il n'est pas responsable de ce qu'il a accompli pendant son mandat (voir aussi "Chirac est son seul juge" dans metro.fr du 25/06/07).
VIDEO (5mn45) Ce document montre la dernière apparition de Chirac (15/05/07). Depuis, plus de nouvelles...
VIDEO (1mn) Dernièrement on a cru retrouver Chirac. Mais c'est un fake pour une publicité.
> Sortez-moi le dossier Chirac !
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