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Fillon, Darcos et Dati : retour mouvementé sur les bancs de l'écoleHillary joue à qui gagne perd
 

Revues de presse
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Villepin : des réactions à la pelle
►APPEL + 3 VIDÉOS

Clearstream : les réactions se multiplient"C'est aujourd'hui une page que je veux tourner" déclarait Villepin hier soir (28/01) sur le plateau de David Pujadas. Et si le parquet faisait appel?  L'ex-premier ministre n'y pense "pas un instant" et balaie la question du journaliste de France2. Le réveil a dû être douloureux ; la page Clearstream n'est pas près de se tourner.
Au micro d'
Europe1 vendredi matin (29/01), Jean-Claude Marin, le procureur de la République de Paris, annonce qu'il fait appel de la décision du tribunal de relaxer Dominique de Villepin. "De façon un peu surprenante, il [le tribunal] ne condamne pas Dominique de Villepin. Ce qui m'apparait, c'est que le tribunal n'a pas tiré toutes les conséquences de ce qu'il a entendu et qu'il reste encore une part de vérité à faire émerger, tout n'a pas été dit dans cette affaire. J'ai décidé d'interjeter appel de cette décision", a-t-il expliqué.

envoyé par Europe1fr


Médias et politiques : ça chauffe sur les plateaux
LAPIN + 7 VIDÉOS

Arlette Chabot plantée par Vincent PeillonVincent Peillon a joué la politique de la chaise vide jeudi (14/01) sur France 2.  Estimant que la chaîne l'utilise comme caution au débat sur l'identité nationale entre Eric Besson et Marine Le Pen, l'eurodéputé PS a posé un lapin à Arlette Chabot (qui, dans une précédente émission, s'était fait envoyer "au diable" par Mélenchon). "Un lapin qui a pris le temps de mijoter, puisque cette volte-face était, paraît-il, préméditée", précise Robert Solé dans son billet du Monde. Préméditée, mais annoncée alors que l'émission "A vous de juger" avait commencé. Et en direct, la directrice adjointe de l'information de France Télévisions, qui dit avoir proposé "ce débat au mois de décembre à Vincent Peillon, [qui] en connaissait parfaitement les conditions, qu'il a acceptées" et avoir eu M. Peillon au téléphone le matin même, a la moutarde qui lui monte au nez.


"La direction de France 2 et Arlette Chabot n’ont pas trouvé mieux, en cette rentrée 2010, que de consacrer la seule émission politique de début de soirée à Eric Besson et de le faire dialoguer avec Marine Le Pen, prenant ainsi en otage le service public et les personnels qui y travaillent.  C’est indigne et c’est inacceptable", justifie Vincent Peillon dans un communiqué. Vendredi matin (15/01), l'un et l'autre s'exprimaient sur Europe1.


Daerden, ivre devant le Sénat ?
►HIPS!

Michel Daerden crée une nouvelle fois la polémique en BelgiqueMichel Daerden fait encore des siennes. Interrogé devant le Sénat sur l'avenir des pensions (7/01), le ministre belge a répondu en néerlandais, dans une prestation "borderline" selon le quotidien La Libre Belgique. Etait-il ivre ? Pour la Nouvelle Alliance Flamande (N-VA), parti nationaliste, pas de doute. Criant au scandale, les indépendantistes sont persuadés que le Ministre avait bu et demandent sa démission. "Si un employé quelconque arrivait à son boulot dans une telle condition, et assistait à une réunion importante dans une telle condition, on le renverrait immédiatement! Pourquoi ça serait différent pour un ministre?", s'interroge Bart De Wever, président de la N-VA. "Il apparait avoir trop bu, il a vraiment fait les propos d'un ivrogne!", a-t-il poursuivi au micro de la RTBF.


par Franc_6


Philippe Séguin, rebelle de droite
►KING KONG + 10 VIDÉOS

Philippe Séguin"Les morts sont tous des braves types", chantait Brassens. De Martine Aubry à Nicolas Sarkozy, en passant par Valéry Giscard d'Estaing, Lionel Jospin ou Alain Juppé, chacun dans la classe politique a rendu un hommage appuyé à Philippe Séguin, décédé ce jeudi matin 7 janvier. Pourtant, beaucoup ont, à un moment ou un autre dans leur carrière politique, eu à croiser le fer avec l'ancien ministre de Jacques Chirac. Dans un milieu ou les lèche-bottes sont souvent plébiscités pour gravir les échelons, Séguin faisait parfois figure d'ours mal léché. Son caractère ombrageux, parfois colérique et souvent passionné l'ont parfois entraîné à se confronter aux hommes de son propre camp. Au milieu de ce concert de louange, les vidéos que nous vous proposons témoignent de cette intransigeance qui a jalonné la carrière de l'un des derniers vrais gaullistes du monde politique.


Vidéo de gauche : Les dernières salves étaient pour Nicolas Sarkozy. Nommé par Jacques Chirac Président de la Cour des Comptes en 2004, Philippe Séguin ne s'est pas gêné pour dénoncer les incohérences budgétaires de l'Elysée.
Il confirme l'existence de l'enquête de la Cour des Comptes montrant le détournement fréquent à des fins privées par Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin des hélicoptères et avions de la sécurité civile. Séguin confirme d'ailleurs qu'il s'agit là d'un abus, malgré sa fonction "apolitique" (comme il se définit depuis 2004) et la tentative du journaliste du Figaro l'incitant à lui faire dire qu'il n'y a pas eu de faute de la part des ministres concernés.
Vidéo de droite : En octobre 2009, sur Europe 1, il s'inquiète de la gestion de la présidence française de l’Union européenne, lors de l’organisation du sommet de Paris de l'Union pour la Méditerranée en juillet 2008. "On a constaté certains progrès par rapport au sommet de 2000", commence-t-il. Mais il pointe surtout les erreurs, l'absence de stratégie, les dérives et improvisations de la France. "On aurait pu avoir les mêmes prestations pour au moins trois fois moins cher", regrettait-il.





Image ci-dessus capturée d'une interview menée en 2008 par la Télé Libre (à voir ici) sur les fonctions de Philippe Séguin à la Cour des Comptes. "En off, il nous confiait son 'inquiétude' face à la politique spectacle pratiquée par Nicolas Sarkozy", a révélé le site créé par John Paul Lepers ce 7 janvier.

Jospin (re)fait son mea culpa
REPEAT + 4 VIDÉOS

Jospin assume la défaite de 2002 dans ses mémoires...et dans un filmLa défaite de la gauche en 2002, Lionel Jospin l'assume. Jusque-là rien de nouveau, il l'avait annoncé dès le soir des élections : "J'assume pleinement la responsabilité de cet échec, et j'en tire les conclusions, en me retirant de la vie politique après la fin de l'élection présidentielle". Evincé de sa place de second par Jean-Marie Le Pen, il démissionne en mai de son poste de premier ministre et passe le relais à Jean-Pierre Raffarin. Fin de l'histoire? Pas tout à fait. Car s'il a quitté le devant de la scène, Jospin ne semble pourtant pas encore prêt à abandonner totalement les projecteurs.


retrouver ce média sur www.ina.fr


La promesse handicapée de Sarkozy
►PINOCCHIO + 2 VIDÉOS


"Je demande que les sanctions soient durcies, à partir de 2010 comme la loi de 2005 l'a prévue. Ecoutez, moi j'ai décidé de taper du poing sur la table car on ne va pas continuer à faire des conférences dans lesquelles on définit ce que serait une société idéale qu'on n'atteint jamais ! Il faut promettre moins et tenir plus. Et de ce point de vue, je m'y engage totalement." (Nicolas Sarkozy, à la conférence du handicap du 18 juin 2008)


Nicolas Sarkozy parle des handicapésDepuis le 1er janvier 2010, toutes les entreprises de plus de 20 salariés qui n'emploient pas au moins 6% de personnes handicapées sont passibles d'une grosse amende (1.500 fois le SMIC horaire par personnes manquantes contre 400 fois auparavant). Du moins, c'est ce qu'avait promis, juré, craché Nicolas Sarkozy.

Il s'agissait, en effet, la date butoir du plan handicap de cinq ans entamé par la loi du 11 février 2005. Mais, la crise (et surtout la proximité des élections régionales) est passée par là et le gouvernement a jugé bon de reporter le durcissement des sanctions à une date... indéterminée. Depuis "20 ans" (dixit Sarkozy, lui-même), des sanctions existent sans être vraiment appliquées. 
Les sanctions pour les entreprises de plus de 20 salariés qui n'atteignent pas le "quota" devaient être multipliées par trois (13.000 euros environ par travailleur handicapé manquant).

"Un projet de civilisation, un véritable projet de vie", s'enthousiasmait pourtant notre président en juin 2007. Ce "grand chantier du quinquennat" doit "permettre aux handicapés de devenir des citoyens actifs". Mais pas pour tout de suite. Les associations de défense des personnes handicapées (comme l'association des handicapés et des victimes d'accidents de travail) sont furieuses. Ecoutons attentivement Nicolas Sarkozy à la conférence du handicap du 18 juin 2008 (dont nous vous avons sélectionné les "meilleurs" extraits sous la vidéo) :


 

"Pendant les cinq années à venir, pas un seul jour ne se passera sans que nous ne travaillerons au service des personnes qui ont un handicap [...] et leur famille. [...] Le handicap est une priorité" [1'20]
"Mes amis ici qui me connaissent depuis longtemps le savent : c'est que moi je pense qu'une personne handicapée dans une netreprise, dans un lycée, dans un collège, dans une association c'est pas une charge, c'est une chance." [4'30]
"Je sais que nombreuses sont les personnes handicapées qui aspirent à travailler. Même à temps partiel. Mais il n'est plus admissible que ces personnes se heurtent aux plus grandes difficultés pour accéder à une formation et un emploi." [7'10]
"Alors là on est au coeur de la spécificité française : on multiplie les obligations qu'on ne respecte que très partiellement. L'emploi des personnes handicapées, c'est un élément essentiel de notre stratégie de lutte contre le chômage." [7'40]
"Je ne plaisante pas sur cette question qui est devenue un impératif, le seuil des 6% doit être atteint." [8'10]
"Je ne plaisanterai pas là-dessus. Et je n'accepterai pas que l'on n'applique pas la loi." [9'00]
"Nombreuses sont les entreprises qui continuent de préférer payer une amende que d'embaucher des personnes handicapées. Invraisemblable. C'est inadmissible.
Alors je demande que les sanctions soient durcies, à partir de 2010 comme la loi de 2005 l'a prévue. Et les entreprises qui n'emploient aucun travailleur handicapé devront verser jusqu'à l'équivalent d'un emploi au SMIC par tranche de 20 salariés. Ecoutez, moi j'ai décidé de taper du poing sur la table car on ne va pas continuer à faire des conférences dans lesquelles on définit ce que serait une société idéale qu'on n'atteint jamais ! Il faut promettre moins et tenir plus. Et de ce point de vue, je m'y engage totalement." [10'10] APPLAUDISSEMENTS


Lefebvre, Paillé : zozos dans le métro
►ZAZIE

Frédéric Lefebvre prend les transports en communMétro, boulot, gogo. Comme la précieuse ministre de l'Economie Christine Lagarde, qui s'était dit prête en 2007 à "montrer l'exemple" en utilisant les transports en commun, ou le très distingué ancien Premier ministre Edouard Balladur, qui avait dû se mêler à la populace pour visiter le métro pendant la campagne 1995, les deux portes paroles de l'UMP n'hésitent pas à prendre les transports en commun...
Du moins, c'est ce qu'ils prétendent sur le compte dailymotion du parti de la majorité. "Que faites-vous pour sauver la planète ?" a demandé
l'intervieweuse de l'UMP TV à Dominique Paillé . Ces temps-ci, "changer le monde" est à la mode au Parti (voir la vidéo du Lipdub des Jeunes Populaires).
"Je prends de temps à autres -c'est sans doute insuffisant- les transports en commun", répond le porte-parole adjoint qui se targue aussi de contrôler son chauffage. "Ça c'est un changement de comportement que j'ai adopté car ce sont des gestes citoyens et si chacun les mets en oeuvre nous aurons moins à redouter ce réchauffement climatique".
Même question et réponse quasiment identique pour son compère Frédéric Lefebvre.  "Quand on peut prendre les transports en commun, il ne faut pas hésiter à le faire", indique-t-il après un monologue similaire à celui de Paillé sur le chauffage. "Si on change chacun un petit peu notre comportement, au bout du bout, ça peut faire plein de changement de comportements qui peuvent faire des économies pour la planète". L'amusant copié-collé des deux vidéos n'est pas parvenu à masquer notre étonnement. Un appel à témoin sur le thème : "Que celui qui a déjà vu Lefebvre ou Paillé dans un métro et dans un autobus nous écrive" serait illusoire. Les chargés de com' de l'UMP auraient pu quand même attendre la fin de la grève pour envoyer Pipo et Molo dans les transports en commun.
►LM


envoyé par ump.


 
Comment Sarkozy a retourné sa veste anglaise
►TWEED + 4 VIDÉOS


Nicolas Sarkozy en AngleterreOù est donc passé le Sarkozy admirateur du modèle anglo-saxon ? Probablement emporté par la crise... Le discours de Toulon sur la "relance économique" du 1er décembre 2009 marque une (énième) rupture. Nicolas Sarkozy, qui n'est jamais aussi prolixe que lorsqu'il s'agit de distribuer les mauvais points (à ces prédécesseurs, à l'opposition...) s'en est pris violemment au modèle financier à l'anglo-saxone. "La crise est venue de la dérive d'un modèle anglo-saxon, je veux pour le monde la victoire du modèle européen qui n'a rien à voir avec les excès d'un capitalisme financier", a-t-il déclaré. Un discours qualifié d'"incendiaire" par le Daily Mail. Le président français a salué "la victoire du modèle européen" sur le système anglo-saxon économique. "Le modèle anglo-saxon est discrédité", a-t-il ajouté (voir business.scotsman.com). We are the winners !
Le problème, c'est que le président adepte du libéralisme (avant la crise) a beaucoup critiqué le modèle de protection sociale "à la française", au moins aussi souvent qu'il couvrait de louanges du modèle britannique.
Un changement amusant pour le Sarkozy de décembre 2007 qui espérait devant une assemblée d'entrepreneurs que la France s'inspire du modèle britannique si efficace pour développer les richesses. Une rupture mise en avant par le blog anti-sarkozyste larageauventre.blogspot.com dans ce montage.


envoyé par politistution.


Plus de minarets en Suisse, les réactions fusent
►MASSUE + 6 VIDÉOS

La Suisse interdit la construction de minaretsEn votant dimanche en faveur de l'interdiction de la construction de nouveaux minarets, les Suisses ont fait mentir les sondages. Et suscité une avalanche de réactions, bien au-delà des frontières helvétiques. En ce début de semaine, le pays se réveille encore abasourdi par ce "coup de massue" (voir l'article du Temps), et attire tous les regards vers lui. "Ce sont bien plutôt les peurs qu’inspirent l’islam, sa transcription juridique, ses manifestations vestimentaires et sociales qui ont fait peur aux Suisses.", explique Bernard Wuthrich dans le quotidien. Pour la Tribune de Genève, "le refus des minarets trahit la peur de l'Islam". "Le choc. Et tant de questions sans réponses. Hier, à la surprise des initiants eux-mêmes (le Comité d'Egerkingen, composé de membres de l'UCD principalement, parti populiste souvent taxé de xénophobie, et de quelques membres de l'Union démocratique fédérale, qui défend des valeurs chrétiennes), les Suisses ont dit oui à 57,47% à l’interdiction des minarets." "Un refus lourd de conséquences", assure Le Matin.

Dans ce reportage de France 2, le journaliste annonce le résultat du scrutin et rappelle que "la Suisse ne compte en tout et pour tout que 4 minarets", qui ne seront pas plus nombreux...

Eric Besson, le meilleur opposant à Nicolas Sarkozy
►VESTON

Eric Besson et Brice HortefeuxEt si Michel Feher avait vu juste ? Dans une tribune du tribune du Monde (17 novembre), le philosophe se demande, non sans humour, si Eric Besson n'a pas décidé de feindre une trahison pour se faire enrôler chez les rivaux et ruiner leur projet sans le dire à personne. Comme dans Miller's Crossing, le film des frères Coen. Un scénario certes très alambique, mais pas beaucoup plus tordu que sa trahison durant la campagne.
Depuis une vingtaine de jours, un long d'extrait d'un ancien débat de Ripostes (France 5) circule sur le web. Mis en ligne sur dailymotion par astirot2 (inscrit depuis le 16 mai 2007), il mériterait d'être beaucoup plus vu que par légèrement plus de 5.000 personnes (au 19 novembre) tant il est intéressant. Il n'est de secret pour personne que l'ancien socialiste avait rédigé un rapport à charge contre Nicolas Sarkozy quelques mois avant de passer à l'UMP (voir plus bas).
Mais cette archive vidéo regorge de passages intéressants sur la façon dont celui que Le Figaro situe aujourd'hui "à la droite de Sarkozy" considérait le programme du candidat de l'UMP à l'époque.
Dans l'émission Ripostes (France 5), qui date du 14 janvier 2007 (38 jours avant sa démission du PS), le futur secrétaire d'Etat à la prospective puis ministre de l'Immigration démonte, point par point (face à Brice Hortefeux), la politique que mettra ensuite en place son gouvernement, en particulier sur la fiscalité. Avec une force de conviction qui rendrait fou de jalousie beaucoup de prétendants socialistes actuels. Morceaux choisis juste après la vidéo...