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Revues de presse
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►COMEDIA + 5 VIDÉOS
Patrick Balkany a peut-être raté sa vocation. Le maire UMP de Levallois-Perret, comédien à 19 ans dans le film "J'ai tué Raspoutine" de Robert Hossein, a souvent démontré de beaux restes d'acteurs au cours de ses interviews. L'auto-proclamé meilleur ami de Nicolas Sarkozy vient de se faire épingler par la Chambre régionale des comptes (CRC) d'Ile-de-France pour la gestion de sa ville des Hauts-de-Seine. Le rapport de 46 pages pointe plusieurs "anomalies", particulièrement dans le contrôle des frais de réception et de cérémonies s'élevant à 484.052 euros en 2005 (sans compter les 525.000 euros de dépenses de l’association Levallois Communication subventionnée par la mairie).
L'interview du sulfureux député-maire de Levallois dans l'émission "On n'est pas couché" (France 2) du 22 mars 2008 devient d'autant plus savoureuse à (re)visionner devant ces accusations. "Vous voulez que je vous dise : je n'ai aucune note de frais !", avait-il soutenu la main sur le coeur, érigeant sa gestion de la ville en exemple [à 8'40 de la vidéo ci-dessus].
Le dialogue plutôt vif avec le journaliste du Figaro Eric Zemmour ne manque pas non plus de sel.
- "J'ai le sentiment que vous, à Levallois, vous faites comme les élus de gauche, vous dépensez beaucoup trop", soutient le chroniqueur qui ne porte pas les socialistes dans son coeur.
- "Mais pas du tout Zemmour !", s'emporte Balkany. "Les élus de gauche, qu'est ce qu'ils font ? Ils dépensent et ils augmentent les impôts. Moi je fais le contraire. Je fais venir des entreprises qui payent de la taxe professionnelle que je reverse aux habitants", développe-t-il.
- "C'est pour ça que vous avez beaucoup de dettes"
- "Mais non, c'est pas des dettes, c'est des emprunts !", conclut-il sans rire [à partie de 6'00].
D'après la Chambre régionale des comptes, l'encours de la dette de Levallois est passé de 156 millions d’euros en 2000 à 236 milllions en 2006 (une hausse de 51%). Après un premier mandat de 1983 à 1995, Patrick Balkany a retrouvé son fauteuil de maire en 2001. La dette s'est "significativement alourdie à partir de 2004", d'après le CRC.
Selon une théorie que Balkany ressort à qui veut l'entendre, les maires de droite gèrent économiquement mieux leur ville que les maires de villes de gauche. Il approfondit sa subtile thèse dans l'émission : "Il y a une manière de gérer [...] Exactement comme le gouvernement. En général, un gouvernement de droite essaie de remplir les caisses et le gouvernement de gauche se dépêche de les vider" [13'15]. Le mari de la si distinguée Isabelle Balkany (décorée de la légion d'honneur par Nicolas Sarkozy en mai 2008, en passant) serait-il un gauchiste qui s'ignore ?
►LAURENT MACABIES

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Publié le 29/06/09 à 21:33 |
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►BOULETTE
Les apparitions médiatiques du plus célèbre des hommes de l'ombre de l'Elysée sont assez rares. Henri Guaino aurait pu s'abstenir de son dernier passage ce matin sur France Inter (29 juin), n'ayant finalement rien à dire sur le thème pour lequel il été invité. Sur le 7/10, il n'a fait qu'entretenir le flou sur les modalités de l'emprunt national que Nicolas Sarkozy a annoncé au Congrès de Versailles.
Le Conseiller spécial du chef de l'Etat a d'abord indiqué qu'il n'avait "pas d'opinion personnelle" sur cette proposition. Le montant ? "Vous le saurez une fois le débat achevé". Le taux ? "On définit rarement le taux quatre mois, cinq mois avant" et il serait "déraisonnable" de définir une fourchette. Qui pourra souscrire ? "Nous verrons le moment venu". Au lendemain du séminaire organisé par François Fillon (dimanche 28 juin), réunissant tous ses ministres, le grand flou entoure donc toujours cet emprunt national.
Une attitude qui ne semble pas avoir été approuvée par les Français. D'après un sondage Ifop pour le JDD, 17% des personnes interrogées se déclarent prêtes à souscrire à ce dispositif (82% contre). "L'homme qui murmurait à l'oreille de Sarko" s'est insurgé contre cette enquête d'opinion qu'il juge prématurée. "C'est tellement bête ce genre de sondage. Vous demandez à des gens s'ils sont prêts à souscrire à un emprunt dont on ne connaît ni le montant, ni les modalités. Mais c'est parfaitement stupide", s'est-il emporté. Après de nombreuses questions laissées sans réponse, le journaliste de France Inter Pierre Weill lui a fait remarquer que l'absence de communication du gouvernement était peut-être en cause: "Si vous m'aviez répondu ce matin, les sondages seraient peut-être différents"... "Mais je ne peux pas vous répondre ce matin, puisqu'on est à cinq ou six mois du lancement de l'emprunt", a-t-il répondu. Avant un beau lapsus [à 2'55 de la vidéo ci-dessous] : "Ce serait encore plus idiot que de faire ce genre d'emprunt ! Ce genre de sondage, pardon... Hum!"
►LM
Ecouter l'interview intégrale sur le site de France Inter.
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> Chirac l'Africain contredit Sarkozy
> BHL décapite Henri Guaino
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►IMPAYABLE
Les gueux sont décidément peu accommodants. Déjà, quand les dirigeants de l'entreprise de textile Carreman ont proposé à ses ouvriers un reclassement en Inde pour 69 euros par mois, les ingrats se sont mis à grogner... Et que dire des mines renfrognées aperçues après la proposition osée des patrons de British Airways à ses salariés ? Pour compenser les pertes de la compagnie aérienne, les employés ont reçu un mail les "invitant" à travailler... bénévolement pendant une semaine à un mois. Curieusement, les syndicats n'ont pas applaudi cette proposition.
Une anicroche qui n'a pas l'air d'avoir troublé Ernest-Antoine Seillière de Laborde, plus connu sous son titre de "baron Seillière". D'humeur fort joyeuse, le fier héritier des entreprises Wendel et président de Business Europe (organisation des patrons européens) a expliqué sur France Inter que les réticences face à ce bénévolat temporaire n'était qu'un problème de culture. "Quelque chose comme ça, qui apparaît dans le contexte social et économique français et d'opinion comme tout à fait incroyable est en Grande-Bretagne quelque chose qui se comprend", soutient le baron. Les extraits de News outre-Manche trouvées sur internet contredisent pourtant l'ancien boss du Medef. C'est le point de départ de notre petit montage vidéo en hommage au "capitalisme moral" prôné (sic) par le sacripan. Cocasse... ou déprimant.
►Laurent Macabies
Liens des vidéos utilisées dans le montage :
> France Inter du 18 juin 2009 : première partie et deuxième partie.
> Extrait du film documentaire Volem rien Foutre al païs de Pierre Carles, Stéphane Goxe et Christophe Coello (sortie au cinéma le 7 mars 2007).
> MSNBC News du 17 juin 2009.
> JT de France 2 du 17 juin 2009.
> Journal de l'économie de LCI du 3 mai 2008.
> CNN en espagnol du 17 juin 2009.
> Les Guignols de l'Info (Canal +).
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> Séquestrations de patrons : aujourd'hui comme hier
> Dexia : le parachute qui tombe à pic
> Gandrange, d'illusions en trahisons
> Génial JDD
> La discrète "coach" de Laurence Parisot
> Nouvelle plainte d’une Wendel contre l’entourage du baron Seillière
> Le Baron Seillière convoqué chez le juge
> Quand Wendel recourt aux espions de Kroll
> Enquête judiciaire dans la famille du baron Seillière
> Rififi dans la famille du baron Seillière
> Parisot campe sur sa démagogie
> RFI riposte en vidéos
> Lagarde s'en fout Total
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Publié le 25/06/09 à 12:08 |
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►BISOUNOURS + 6 VIDÉOS
Les cancres ont bien récité leur leçon. Qu'ils aient été rétrogradés (comme Rama Yade, malgré ses récusations sur Europe 1) ou jetés à la porte du gouvernement (Roger Karoutchi, Yves Jego, Bernard Laporte, Christine Boutin, Christine Albanel et André Santini), les ministres victimes du remaniement n'ont pas fait d'esclandre. Tous ceux qui se sont exprimés se sont prétendus "heureux" et "fier du travail accompli", dans un étrange mimétisme. Chacun dresse un formidable bilan de son action au gouvernement et pourtant ils ont été "invités" à aller voir ailleurs. Aucun n'a osé s'en prendre à Nicolas Sarkozy. Mais derrière les convenances de façade, l'aigreur est perceptible. Avalage de couleuvres, mode d'emploi.

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Publié le 24/06/09 à 21:30 |
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►CLASH
Roselyne Bachelot risque de moins s'amuser avec Rama Yade qu'avec Bernard Laporte. La ministre de la Santé et des Sports est une des rescapées du remaniement ministériel de Nicolas Sarkozy mais elle a perdu son "Nanard", remplacé par Rama Yade. L'ancienne Sécrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme, qui s'est parfois opposée à Bernard Kouchner par voie de presse, se retrouve donc placée sous la tutelle de Bachelot. Tout sauf un cadeau pour les deux femmes qui ont déjà échangé quelques "mots doux" par le passé.
"Rama a un portefeuille sur lequel il n'y a pas d'aspérité avec les Français. Le jour où elle exprimera ses vraies capacités, elle chutera dans les sondages", a déclaré Roselyne Bachelot au début de la disgrâce de Rama Yade (Le Figaro du 6 avril 2009). A son entrée dans le gouvernement, Bachelot avait accusé Nicolas Sarkozy d'avoir pratiqué la discrimination positive en des termes beaucoup plus incisifs. "Elle est femme et noire, elle va être promue. Heureusement qu'elle n'est pas lesbienne et handicapée, elle serait Premier ministre", avait-elle fait insidisuement remarquer aux journalistes (voir lepoint.fr du 21 juin 2007).
Dans l'extrait de l'émission "On n'est pas couché" (France 2) du 17 novembre 2007 que nous avons retrouvé, Rama Yade avait riposté.
Le chroniqueur Eric Zemmour lui a rapporté les propos de sa "collègue" du gouvernement. Sans savoir encore qu'elle parlait de sa future ministre de tutelle, Yade a confirmé l'anecdote: "Elle a dit que c'était drôle". "Non, c'est pas drôle", a-t-elle ajouté en riant. Puis, l'ancienne "chouchou" de Sarkozy est devenue sérieuse : "Quand vous arrivez dans ce milieu, il y a des gens que ça rassure [...], qui se rassure en pensant que vous n'êtes qu'une apparence... et après ils sont très vite déçus". Après avoir fait étalage de son brillant parcours étudiant, Rama Yade a tenu à revenir à la déclaration de la ministre des Sports. "Par rapport à ce que vous avez dit tout à l'heure, par rapport à Roselyne Bachelot, il faut que les gens sachent que je suis plus diplômée que bien des membres du gouvernement" Et v'lan ! "Je suis bien plus diplômée que tous ces gens-là et c'est justement ce qui leur fait peur et ils se disent qu'on va la ramener à une espèce d'apparence", a-t-elle développé en remettant à son tour en cause la compétence de Bachelot. Cette équipe pourrait donc faire des étincelles. Au moins, dans ce ministère, il va vraiment y avoir du sport !
LAURENT MACABIES
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> Remaniement : les petites surprises du chef
> Rama Yade contre-attaque
> Probst : le remaniement du roi fainéant
> Rama Yade a la mémoire qui flanche
> Rama Yade traite la Gauche de raciste (+ le Rama Yade Show)
> L’imprudence de Rama yade dans l’affaire Salah Hamouri
> Tunisie : Lettre ouverte à (la délicieuse) Rama Yade
> La France de Sarkozy…
> Connaissez-vous Rama Yade ?
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►FASTE
"La démocratie a un coût", a soutenu Gérard Larcher sur Europe 1 ce lundi 22 juin pour répondre à la polémique sur les frais de la réunion du Congrès à Versailles. Le président UMP du Sénat n'a pas pu (ou voulu) donner le montant de l'après-midi versaillais. Pour toute réponse, le maire de Rambouillet (Yvelines) a donné le montant... du congrès précédent (280.000 euros). "Je suis un président très attentif aux finances, notamment du Sénat", a-t-il pourtant prétendu au préalable. Avant d'expliquer ne pas connaître "exactement" le compte "puisque ceci dépend de l'Assemblée nationale". Etonnant... D'autant plus que Larcher a précisé que la note "est partagée par les deux Assemblées".
Des tergiversations qui font désordre alors que l'opposition fustige les dépenses et que le "devoir de transparence" des députés est une valeur qui reste floue [voir vidéo à gauche]. Le député socialiste Pierre Moscovici a évalué la facture du "contribuable" entre 400.000 et 600.000 euros. Le Président de l'Assemblée nationale (et Président du Congrès) Bernard Accoyer a fini par stopper la bataille de chiffres sur France Info en concédant que "le coût approximatif est effectivement" de 400.000 euros. Lui aussi justifie le montant: "Le coût d'une démocratie qui fonctionne normalement". La communication de l'Assemblée nationale et du Sénat est harmonieuse. Jusque dans les détails. "Les parlementaires participent au moment du déjeuner", a précisé Larcher. "Les élus règleront eux-même leur déjeuner, c'est une première", a répété fièrement Accoyer sur France Info et BFM TV.
Oyez, oyez braves gens, vous ne paierez pas le festoiement de vos (très) chers députés et sénateurs devant le château! Voilà sans doute de quoi alléger la note assez salée.
C'est bien mignon de critiquer, mais aurait-on pu organiser ailleurs le rendez-vous de Nicolas Sarkozy avec les 920 parlementaires? Le député PS André Vallini a ainsi proposé "le Palais des Congrès" où la réunion aurait coûté (selon ses estimations) moins de 20.000 euros (France Info). Gérard Larcher a balayé l'affaire d'un revers de main. "Est ce que vous voulez qu'on se réunisse dans une salle polyvalente?", s'est-il outré. Surtout pas... Versailles, édifié par le roi Soleil, qui accueille le Congrès: un joli symbole pour la démocratie en ces temps de crise.
►LM
> Image tirée de la vidéo du discours de Nicolas Sarkozy de Public Sénat.
Archives
> Ce que touchent nos députés
> Pour Probst, la crise à l'Assemblée est plus grave qu'il n'y paraît
> Les députés grincent des dents
> Bernard Accoyer, le zélé du perchoir
> Transparence : nos députés vont nous montrer leurs notes de restaurant !
> Transparence (suite) : Bakchich a demandé aux députés leurs notes de restaurant
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►ABRACADABRANTESQUE
Le titre auquel vous avez échappé? "Sarkozy Karachi dans la colle"... Pas de très bon goût, certes, mais assez significatif du sentiment de gêne ressenti en écoutant la réponse de notre président à un journaliste le questionnant sur les rebondissements dans l'attentat de Karachi (Pakistan) en 2002.
Les avocats des familles de victimes (14 morts) ont expliqué après avoir rencontré les juges antiterroristes, jeudi 18 juin, que "la piste d'Al-Qaeda est totalement abandonnée" et que l'enquête s'orienterait vers une affaire d'Etats dans laquelle apparaîtrait les noms d'Edouard Balladur, de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy.
Pendant une conférence de presse à l'issue du sommet européen réuni à Bruxelles, vendredi 19 juin, Sarkozy a été interrogé sur ces nouvelles informations. La réaction étrange, voire surjouée, du chef de l'Etat n'a fait que brouiller le message. Bafouilles, rires porcins, gestes nerveux... le Président a tenté de tourner le sujet en dérision en ridiculisant le journaliste qui a posé la question. "S'il y a un braquage à Bruxelles, aujourd'hui, j'y étais, c'est incontestable", dit-il en levant la main droite. Après un petit grognement, Sarkozy se reprend quelques secondes: "Je ne ris pas du tout parce qu'il y a la douleur des familles, et de trucs comme ça… Mais qu'est-ce que vous voulez que je réponde là-dessus?!" Pour les réponses sur le fond de l'affaire, il faudra repasser. "C'est grotesque, voilà ma réponse!" Grotesque, en effet.
►LM
Une vidéo repérée et mise en ligne par le site du Nouvel Observateur :
Archives
> Pakistan, Chirac a bien bloqué les com’ des intermédiaires balladuriens
> La police judiciaire cite le nom de Sarkozy dans une affaire de corruption
> Ventes d’armes : décryptage d’un échec à 750 millions d’euros
> Ventes d’armes, DCN, Thalès, caisses noires : les révélations de Bakchich (1ère Partie)
> Ventes d’armes de la DCN et de Thales (2ème partie), des grands contrats des années 90 aux petits arrangements entre amis
> Jean-Marie Boivin, l’Alfred Sirven de l’armement (3ème partie)
> Quand Chirac et Balladur se disputaient les caisses noires (4ème partie)
> Quand le gouvernement Jospin faisait des affaires avec les copains du général Pinochet
> Sarkozy, Chirac : les meilleurs ennemis
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►WHITE SPIRIT
Plus de 130.000 visionnages sur Youtube en dix jours, une pétition en ligne signée par une centaine de militants et élus socialistes et un groupe Facebook lancé par "la gauche unie"... Un extrait de l'émission "Politiquement parlant" (Direct 8) déchaîne les passions au sein du PS depuis sa publication le 10 juin. On y entend le député-maire d'Evry (Essonne) Manuel Valls se faire surprendre en demandant à son directeur de Cabinet qu'on rajoute "quelques whites, quelques blancos" alors qu'il traverse une brocante de sa ville. La dernière pétition intitulée "Pour le droit au respect" vise à inciter la première secrétaire du PS Martine Aubry à "agir en conséquence en créant une instance qui sanctionne toutes les formes de discriminations". De nombreux socialistes estiment que Manuel Valls a dépassé les limites après ces propos douteux (qu'il continue à assumer).
En 2006, Georges Frêche avait aussi déclenché une levée de boucliers après ses propos controversés sur la proportion de "blacks" en équipe de france de football. Par contre, les réactions se sont faites beaucoup plus rares sur des propos comparables en 2002. Les caméras de TF1 avaient surpris le ministre délégué à la Santé du gouvernement Jospin, un certain Bernard Kouchner, en train de "chercher les blancs au milieu de tous ses noirs" devant un match de l'équipe de France. Pas de pétition de socialiste, ni de demande de sanction n'avaient circulé à l'encontre de l'élégant "French Doctor". De là à parler de discrimination au sein du PS...
►LM
Archives
> Ces candidats qui tirent contre leur camp
> Valls avec les loups
> Boulettes Frêche
> PS contre PS
> Kouchner évite Bongo
> Kouchner en procès, la vidéo !
> Rama Yade et la gauche raciste
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►DALLAS + 18 VIDEOS
Jusqu'à ce que la mort nous unisse... Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy sont partis ensemble assister aux funérailles d'Omar Bongo au Gabon. Les relations de ces anciens très proches amis devenus pires ennemis, se sont pacifiées depuis l'accession au pouvoir de Sarko. Chirac s'est toujours refusé à commenter l'action de son prédécesseur tandis que celui-ci ne l'attaque plus frontalement. Pourtant, ces dernières semaines, on a failli déterré la hache de guerre.
Au moment de dresser son bilan de ses deux ans au pouvoir (le 6 mai 2009), le Président avait préféré évoquer celui de son ancien mentor, "l'homme des fausses promesses et vrais mensonges". La semaine dernière (12 juin), le rejet du volet répressif d'Hadopi, cher à Sarkozy, a été prononcé par le Conseil constitutionnel dans lequel siège Jacques Chirac et de nombreuses personnes qu'il avait nomées. Hier soir (15 juin) sur France 5, l'ancien maire de Paris a critiqué pour la première fois explicitement le discours de Sarkozy à Dakar. Quelques petites piques qui s'ajoutent à l'histoire passionnelle Sarko-Chichi. Bakchich.tv vous conte ce beau roman traversé par la haine, l'admiration, la trahison ou la réconciliation. Deux destins liés pendant trois décennies et qui le resteront, pour le meilleur et pour le pire. Jusqu'à ce que la mort les sépare.
►Par Laurent Macabies
A gauche : montage de Bakchich.tv sur le discours de Sarkozy à Nimes (6 mai) filmé par Public Sénat (durée de la vidéo complète, sans montage : 50 minutes). Tous les détails sont ici.
A droite : extrait du documentaire "Chirac, à visage découvert" de France 5 diffusé hier soir (15 juin). Détails, en cliquant ici.
> Image en haut à gauche tirée du site : hiram7.wordpress.com.
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Publié le 16/06/09 à 19:40 |
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►DOCUMENT
Saga Africa, attention les secousses... Après les critiques de Ségolène Royal sur le discours à Dakar de Nicolas Sarkozy, voici celles de Jacques Chirac. En écrivant l'allocation du Président pour sa visite au Sénégal le 26 juillet 2007, le conseiller Henri Guaino n'imaginait sans doute pas qu'elle continuerait à être débattue deux ans plus tard. Dans le documentaire (du magazine "A visage découvert") que lui consacre ce soir France 5 (à 20h35), Jacques Chirac lance un nouveau pavé dans la mare. Répondant à la polémique de son prédécesseur ("Le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire", avait affirmé Nicolas Sarkozy), Chichi l'Africain ne pratique pas la langue de bois.
"Ecoutez, l'homme Africain est entré dans l'Histoire", répond-il en grimaçant. Chirac développe son argumentation: "Il est même entré le premier dans l'Histoire, Par conséquent, on ne peut avoir à son égard que du respect. Le respect que l'on a pour un ancêtre commun. Donc, on ne peut pas dire qu'on l'a empêché dans l'Histoire. Qu'ensuite l'évolution des choses fasse qu'on ne lui ait pas donné et qu'on n'ait pas donné à ses déscendants la place qu'ils méritaient, c'est autre chose". Fin de la leçon d'Africain donnée à Sarko.
Les critiques sont inattendues. Chirac et Sarkozy ont enterré la hache de guerre depuis la passation de pouvoir. Et, même si Sarko a souvent critiqué son ancien mentor de façon plus ou moins directe (cf "le roi faineant" ou le détournement de bilan), Chirac s'est toujours refusé à commenter l'action de son successeur. Un principe fort élégant qui n'a pas résisté au fameux discours de Dakar...
►AL et LM
Extrait du magazine de 60 minutes "A visage découvert" que France 5 nous a aimablement autorisé à diffuser en avant-première sur bakchich.tv :
Magazine diffusé lundi 15 juin 2009 à 20h35
Présentateurs : Christian Malard et Bernard Vaillot
Rédactrice en chef : Magali Forestier
Réalisation : Ludovic Fossard
Production : Galaxie Presse avec la participation de France 5
Voici le passage du discours sur l'homme africain qui a fait débat [à partir de 4'40 de la vidéo en bas].
"Le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire. Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l'idéal de vie est d'être en harmonie avec la nature, ne connaît que l'éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles.
Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n'y a de place ni pour l'aventure humaine, ni pour l'idée de progrès.
Dans cet univers où la nature commande tout, l'homme échappe à l'angoisse de l'histoire qui tenaille l'homme moderne mais l'homme reste immobile au milieu d'un ordre immuable où tout semble être écrit d'avance.
Jamais l'homme ne s'élance vers l'avenir. Jamais il ne lui vient à l'idée de sortir de la répétition pour s'inventer un destin.
Le problème de l'Afrique et permettez à un ami de l'Afrique de le dire, il est là. Le défi de l'Afrique, c'est d'entrer davantage dans l'histoire. C'est de puiser en elle l'énergie, la force, l'envie, la volonté d'écouter et d'épouser sa propre histoire.
Le problème de l'Afrique, c'est de cesser de toujours répéter, de toujours ressasser, de se libérer du mythe de l'éternel retour, c'est de prendre conscience que l'âge d'or qu'elle ne cesse de regretter, ne reviendra pas pour la raison qu'il n'a jamais existé [...]"
Lire le discours complet de Nicolas Sarkozy du 26 juillet 2007 prononcée à l'université de Dakar.
Archives
> Probst et les Parlementeurs européens
> Bilan : Sarkozy préfère critiquer Chirac
> Chirac-Sarko, je t'aime... moi non plus
> Chirac et Sarkozy : amours, ruptures et trahisons
> Un conte japonais, le blog "chiraquien" de Nicolas Beau
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