"Mais des fois, va savoir pourquoi, alors que tout Paris t'ouvre les bras, tu te retrouves collé sur un pavé avec un sacré cœur gros comme toi" ("Sacré coeur" de l'album "La marmaille nue", 1993)
"Si tu m'avais demandé, moi je t'aurais dit que dans la vie, ce qui compte c'est pas l'issue mais c'est le combat..." ("Le monde entier" de l'album "La marmaille nue", 1993)
"Au 128 de la rue Saint Denis, on n'espère pas, on oublie. Que la lune reflétait par terre comme une étoile de mer." ("La lune" de "La marmaille nue", 1993)
"Et on boira comme des porcs, à la santé de la notre, perdue, et on se cassera la voix, à gueuler qu’on y croit. Du moins qu’on y croyait... à quoi déjà ? On s’en souvient pas. On s’en souvient plus. On l’a jamais su" ("On boira de la bière" de "La marmaille nue", 1993)
"Moi tu vois avant de crever, je voudrais laisser couler de la morve d'un petit nez. Un petit sourire un petit bout d'éternité. Tu me dis que tout ça c'est des fantasmes et j'ai du mal à te contredire. Mais je voudrais quand même laisser une trace avant de partir. Avant de mourir. Même si la vie, c'est pas du gâteau et qu'on fera pas de vieux os" ("Pas du gâteau" de "La marmaille nue", 1993)
"Ça fait des heures que tu l'attends. T'as mal aux os, t'as mal au dos. Tu transpires, c'est pas parce qu'il fait chaud. Et tu trembles, c'est pas parce que t'as froid. Et tu l'attends le salaud." ("Au creux de ton bras" de "La marmaille nue", 1993)
"Et l'oeil rivé sur le canal, moi je pense à Pigalle. Paris j'ai la fringale de toi. Paris prends moi dans tes bras. De Barbès jusqu'à Place Clichy, c'est là, c'est là que j'aime perdre ma vie" ("Barbes-Clichy" de l'album "Les années sombres", 1995)
"J'ai pas vu passer le temps, le vent, les grandes marées. Ils ont bien dû gueuler les cormorans, mais j'avais le dos tourné. Sur toute une vie dont il n'est rien resté qu'un tatouage obsolète sur ma peau delavée. Et je regarde les néons qui font les cons là-bas sur le périph. C'est tout rouge, tout bleu, je ferme les yeux. J'ai jamais vu du noir si beau" ("Je reviens" de "Les années sombres", 1995)
"Etions-nous si méchants qu'on doive le payer si chèrement ? Etions-nous vraiment de trop que cette vie nous efface si tôt ? Qui a choisi pour nous de nous mettre tous dans le même trou. Tous avant l'heure" ("Mes amis d'enfance" de "Les années sombres", 1995)
"Je n'ai pas de futur, je n'ai qu'un destin" ("Je n'ai pas" dans l'album "Frères misères", 1996)
"La liberté ou la mort, j'aurai eu les deux. La liberté ou la mort, c'est mieux que finir vieux. J'ai joué avec le soleil qui m'a cramé les ailes, mais je l'ai vu de si près que peu de gens peuvent en dire autant" ("La liberté" de l'album "Je sais pas trop", 1997)
"Janvier à ma fenêtre, à mes pieds se dégorge le monde. Je sais qu'en bas, au coin, quelque chose m'attends ou bien quelqu'un. Et les gens m'aiment parce que je suis triste, alors pourquoi ils veulent que je change ? Et les gens m'aiment parce que je suis seul, et les gens m'aiment parce que j'ai mal, et les gens m'aiment parce que je meurs à leur place en quelque sorte. Drôle d'histoire, j'y comprends rien..." ("Janvier" de l'album "Je sais pas trop", 1997)
"Je me dois d'un poème en cette journée de novembre à la con. Je me dois d'une lutte, fut elle minuscule. Je me dois d'un crachat, je me dois d'un éclat. Je me dois d'un souffle sur ce monde entier qui se refuse à moi. Je me dois ta conquête. Ça m'aurait plu d'écrire une chanson d'amour qui ne soit pas qu'une douleur. Ça m'aurait plu de pendre à ton cou un petit sourire de vainqueur." ("Novembre" de l'album "Je sais pas trop", 1997)
"A la braderie des enfants rouges, j'aurais pu y vendre mon coeur comme d'autres vendent des fleurs. J'aurais pu me mettre nu comme un chien dans la rue. Il se peut même que j'aboie : emmenez-moi emmenez-moi" ("Les enfants rouges" de l'album "Dehors", 2000)
"Un soir, dans le vent, je rejoindrai les partisans de ceux qui ont de l'amour pour la vie. Un soir, dans la nuit, il suffira d'un instant pour comprendre la force d'être unis." ("Du vent" de l'album "Les Animals", 2004)
"Tant qu'il y aura des bancs, on reste un pays de sentiments..." ("Botzaris" de l'album "Les Animals", 2004)
"Des sentiments sans un frein, des sentiments pour demain. Sentiments dans la tripe qui nous excitent, qui nous agitent, qui s'extirpent, qui nous gagnent, qui nous soignent, qui transpirent, nous inspirent. Rien ne s'efface. Sans attaches, apaches. Sans relâche, qui nous parlent, nous alarment, qui nous tuent. Quand d'amour et de plaisir, on n'en peut plus" ("Sentiments" de l'album "Les Animals", 2004)
"Mais je n'y peux rien. J'aime tant la vie que chaque jour elle recommence. Je n'ai cherché qu'une voix pour adoucir les violences. Je n'ai chanté que des vérités d'amour. Je n'ai menti que pour tracer des routes de velours" ("Je n'y peux rien" de l'album "Les Animals", 2004)
"Ne sens tu rien venir, ne vois-tu pas que j’ai inversé le vent ? Nous entrons dans l’hiver et je te garde un été. Les sentiments prennent la valeur du temps. Ce que l’autonome abandonne n’est pas forcément la fin des amants." ("Ne sens-tu rien venir" de l'album "In the Garden", 2007)
"Aimer d'amour, se fracasser tout les jours contre le mur en soie des limites de notre moi" ("Aimer d'amour" de l'album "In the Garden", 2007)
"C'est toute une vie que je viens de passer en prières à te chercher. Une vie de mirages et de portes infranchies, à être en cage dans l'attente que tu viennes à exister. Et te voilà si simplement, tendrement. Depuis que j'ai la chance chaque matin d'être l'homme le plus riche du monde" ("Chaque matin" de l'album "Rentrer au port", 2009)
"T’as voulu partir ailleurs. Et c’est où ailleurs ? Ailleurs ce n’est pas ici pour toi. Tous tes ailleurs seront toujours meilleurs, que mes ailleurs a moi. Mais t’es partie ailleurs dans ton ailleurs meilleur que tu me criais cent fois. Alors bienvenu ailleurs, bienvenu chez toi et puis casse toi !" ("Partir ailleurs" de "Rentrer au port", 2009)
"D'une vie entière inutile il n'y aura eu que l'amour qui brille et p'têtre bien mes p'tites chansons de merde. Pour qu'on y croit encore." ("Des années entières" de l'album "Rentrer au port", 2009)
â–ºPar Laurent Macabies
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Bravo, c'est un bel hommage, je suis touché par la poésie de l'artiste qu'en fait je connaissais de nom mais que je n'avais finalement jamais eu l'occasion ou la volonté d'écouter.
Vous avez changé ca de la plus belle des maniéres avec cette collection trés touchante.
Encore bravo, un peu à vous, et beaucoup à l'artiste.
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