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â–ºMARCHANDISES + 6 VIDÉOS
"Stop aux avions poubelles !", "Qu'attendent les autorités pour protéger la vie des Comoriens?", "Les compagnies ne pensent qu'à engranger des bénéfices", "Boycottons Yemenia Airways en 2009 !"... Ces appels datés de 2008 ne viennent pas de Nostradamus ou Paco Rabanne, mais de franco-comoriens furieux par les déplorables conditions de voyage des vols sur la compagnie Yemenia. Des mises en garde restées lettres mortes. Le crash de l'airbus A310 dans la nuit du 29 au 30 juin devraient enfin faire bouger les autorités françaises et comoriennes. Il aura fallu 153 personnes portées disparues (dont 66 Français), même si l'espoir demeure pour certaines familles après la possible découverte d'un jeune survivant miraculé. Après les premières infos sur l'accident faisait état de catastrophiques conditions météorologiques (contredites par Météo France), la responsabilité de la compagnie aérienne intéresse de plus en plus.
Il aurait pourtant simplement suffit de lire les communiqués et actions de l'organisation non-gouvernementale "SOS-Voyages aux Comores", basée à Marseille et défendant le droit des Comoriens de France. En novembre 2008, l'ONG a même porté plainte contre Yemenia Airways "sur plusieurs charges, notamment le passage à tabac de certains passagers de cette compagnie à Sanaa" (communiqué retranscrit sur le site alwatwan.net du 7 novembre 2008). Des Comoriens avaient aussi manifesté à l'aéroport de Marseille en appelant au boycott de Yemenia (voir le journal La Marseillaise du 12 août 2008). Mais la compagnie exerçait presque un monopole vers les Comores. D'après les nombreux témoignages d'utilisateurs, elle ne se privait pas de pratiquer des prix prohibitifs sans tenir vraiment compte ni du confort des passagers, ni de leur sécurité. Depuis ce matin, la popularité de thèse de l'accident dû à la météo est en chute libre. Celle dénonçant les anomalies de la compagnie aérienne risque de décoller rapidement.
â–ºLAURENT MACABIES
Si l'on en juge par ce document incroyable qui aurait été filmé le 4 novembre 2005, Yemenia Airways ne serait pas la seule compagnie des Comores peu soucieuse de la sécurité des passagers. Comores Aviation International assure depuis 10 ans des vols entre îles de l'archipel des Comores. Cet incident (qui débute à partir de la cinquantième seconde) aurait eu lieu au décollage d'un vol entre Anjouan (Canal du Mozambique) et Mayotte (nord-ouest de Madagascar).

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Ci-dessus: Captures d'images d'une publicité qui risque de vite disparaître du site d'agences aériennes expedia.fr.
"Bénéficiez d’un service de qualité à bord d’un vol affrété par la compagnie aérienne Yemenia Yemen Airways. Profitez d’un personnel de bord accueillant, chaleureux et qualifié à l’écoute de toutes vos exigences", soutient le tract.
Dans la dernière partie, titrée "l'avion: mode de transport le plus sûr", est écrit: "Une fois embarqué avec Yemenia Yemen Airways, oubliez les soucis de bouchons ou d'accident".
Saïd Mchangama, président du Conseil comorien de France, aurait alerté les autorités françaises sur les catastrophiques conditions de transport. D'après lui, "ils n'ont jamais pris en considération" ces problèmes de sécurité. "Ce sont des appareils qui ont plus de 30 ans, qui sont mal entretenus", indique-t-il sur Europe 1 ce matin (30 juin). A 8h50, sur la même station de radio, le ministre des Transports Dominique Bussereau évoquait "une mauvaise météo", tout en reconnaissant que les conditions du crash étaient "un peu floues". Il parle aussi "d'une approche ratée", en sous-entendant un problème de pilotage. "Il faut être prudent", précisait-il quand même.
Déclaration complètement différente Une heure plus tard, Bussereau déclare sur i>Télé que "l'Airbus A310 en cause avait été contrôlé en 2007" et qu'un "certain nombre de défauts" ont été constatés. "L'appareil, depuis, n'était pas réapparu dans notre pays", soutient le ministre. Les familles de victimes seront sans doute soulagées d'apprendre que la compagnie Yemenia "faisait l'objet de notre part d'un contrôle renforcé et devait être auditionnée prochainement par le comité de sécurité de l'Union européenne". L'avion datait de 1990 et avait été contrôlé en 2007 en France. Malgré les "défauts constatés", Yemenia Airways continuait à l'utiliser.
LCI a interviewé Stéphane Salord, consul des Comores en France, qui raconte les circonstances de l'accident. "Il y avait une météo qui était agitée, mais ça n'était pas non plus cataclysmique", a-t-il nuancé. "Les appareils sont théoriquement capables d'affronter ce genre de choses", a-t-il ajouté.
En août 2008, les comoriens de France ont organisé une réunion à Paris pour protester contre les pratiques des compagnies aériennes, particulièrement celle de Yemenia. Plus de 300 personnes se sont massées dans une salle pouvant en contenir 150. Des délégations de Marseille, Lyon et Nice se sont réunis à l'occasion pour critiquer d'une seule voix les conditions de voyage et les prix prohibitifs. Les Marseillais en ont aussi profité pour présenter l'association "SOS-Voyage aux Comores" qui avait été récemment créée. Voir la vidéo ci-dessous et le reste des prises de position sur ce compte dailymotion (partiellement compréhensibles pour les francophones) ou le rapport de cette réunion sur douaniaweb.net du 30 août 2008.
"Y'en a marre de Yemenia, trop, c'est trop !" Sur le forum de world4com.com, web-tv Afro-Comorienne, le cri d'alarme est lancé depuis belle lurette. Les témoignages de Comoriens se plaignant de problèmes attribués à la compagnie aérienne sont légions depuis février 2008. Le point de départ de la colère de ces usagers vient d'un article du magazine Kweli dont voici un extrait :
Les 110 passagers comoriens, à bord d’un airbus [...] de la compagnie Yemenia airways, avaient frôlé la mort, dans la matinée du 19 février, à l’aéroport international de Djibouti. Ce sont pour la plupart des passagers qui avaient pris le vol régulier de cette compagnie le lundi 18 février [2008] à Roissy Charles de Gaule (Paris) et à Marignane (Marseille). Arrivés à Sanaa, ils sont embarqués dans un « appareil qui ne serait jamais autorisé d’atterrir en Europe, à cause de son état », affirme un témoin. L’irréparable allait se produire lorsque ce « cercueil volant » [...] a pris son envol à destination de Moroni. [...] En chemin, plus précisément après trois heures de vol, une des hôtesses signifia aux passagers que pour des raisons techniques, « l’airbus devrait retourner à Djibouti. »
Une épaisse fumée provenant du kérosène gravita autour de l’appareil. Cela a réduit sensiblement la visibilité du pilote de l’appareil qui a failli finir sa course au bord de la mer. Le pilote survolera l’aéroport en multipliant les manœuvres. Le pilote a amplifié la vitesse pour procéder à un atterrissage forcé. L’appareil a fini sa course au milieu de la piste [...].
« [...] Nous sommes envoyés par la suite à la salle d’arrivée de l’aéroport de Djibouti. A la grande surprise de tous, aucun représentant de la compagnie et encore moins un membre de l’équipage ne donna la moindre explication de ce qui s’est passé et la démarche à faire pour le retour de ces passagers. Il a fallu attendre des longues heures, sept environ pour qu’un autre appareil vienne nous transporter. »
« Le mal ne s’est pas produit mais l’état de l’appareil ne nécessitait pas vraiment à faire ce voyage », se contente de dire un passager. « Il y avait même des sièges qui avaient perdu leurs boulons sans que cela semble préoccuper les membres de l’équipage », ajoute un autre. Ce n’est pas la première fois que des passagers de cette compagnie voient la mort tout près. Espérons que cette fois-ci, les autorités comoriennes vont prendre les mesures qui s’imposent pour contraindre Yeménia à respecter et préserver la vie de nos compatriotes.
A.Y, notre correspondant à Moroni |
Un crash a été filmé aux Comores en novembre 1996. Un boeing 747 de la compagnie Ethiopian Airlines a été détourné par des pirates de l'air voulant se rendre en Australie. 123 passagers (sur 175) sont morts après cet impressionnant amérissage (au Nord de Grande Comores) de l'avion à court de carburant.
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Il est effayant de voir que tous ces mondes de business qui tournent dans l'unique but d'engranger de l'argent ne se soucient guère de la vie des clients,pourtant leurs seuls fond de commerce. L'argent les a rendu aveugles, idiots et inconscients.
Pour Ethiopian Airlines, c'était un 767, pas un 747 ...
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