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Revues de presse
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â–ºSDF + 14 VIDEOS
Vous aimez les ours en peluche ? Le zoo de Berlin aussi. Du moins quand ça lui rapporte de l'argent. Aujourd'hui, les gestionnaires, qui se sont considérablement enrichis sur son dos, veulent vendre Knut. Gazprom serait sur les rangs pour transférer l'animal, symbole de la lutte environnementale... L'an dernier, les foules criaient son nom et s'arrachaient ses produits dérivés, les photographes le traquaient, il était aux côtés des célébrités d'Hollywood et faisait la couverture des journaux les plus prestigieux. Aujourd'hui, dépressif et gras, Knut n'attire plus grand monde et doit se trouver un autre endroit pour jouer à la baballe. Suivez la flèche pour assister à la gloire puis la déchéance de l'animal le plus "people" de la planète.
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Même les stars peuvent être victimes de la crise... Knut, l'ourson le plus célèbre du monde n'est plus en odeur de sainteté au zoo de Berlin depuis qu'il ne rapporte plus d'argent. Les gestionnaires ont décidé de virer l'ancienne idole devenue has-been.
Pour ceux qui n'avaient pas assisté à la "Knutmania", un petit retour en arrière s'impose. Fin 2006, naissait dans le zoo de Berlin un petit ours polaire dont l'histoire réunissait tous les ingrédients pour faire pleurer dans les chaumières. Rejeté par son indigne mère, il assiste à la mort de son frère jumeau quelques jours plus tard. Placé sous un incubateur, Knut parvient à survivre grâce à Thomas Doerflein, le gardien du zoo qui doit rester à ses côtés 24h sur 24.
VIDEOS 1 et 2 (3'21 et 3'39) Les premières images montrant l'ourson et son gardien ont créé le buzz. A gauche, un reportage de CNN retraçait la naissance de Knut (en mars 2007).
Les médias s'intéressent vite à cette histoire (plus de 400 journalistes assistent à sa première apparition publique), d'innombrables vidéos circulent sur le web et des millions de visiteurs affluent pour voir la boule de poils, surnommée "Cute Knut".
VIDEOS 3 et 4 (et 2'48) La "Knutmania" a vraiment pris de l'ampleur avec Internet (voir d'ailleurs le blog officiel, en allemand). Prenez un nounours vivant, rajoutez une musique insupportable mais facile à retenir et vous obtiendrez une vidéo vue plus d'un million de fois [à gauche en version Karaoké]. Il s'agit de la chanson officielle "Knut der kleine Eisbär". Certaines (comme "Knut gehts gut") ont été traduites dans de plusieurs langues [à droite, en français] et commercialisées. A ce moment là, les maisons de disques n'hésiateint pas à se servir du phénomène pour en faire des clips...
Avertissement : attention, ce satané refrain reste dans la tête.
VIDEOS 5 et 6 (1'38 et 3'00) L'animal compte une douzaine de chansons à sa gloire. "Knut ist gut" [à droite] est sans doute la chanson la plus kitsch. Un exploit, vu la "qualité" de ses concurrents.
Pour le zoo, qui a doublé ses entrées, c'est le jackpot : peluches, tasses, bonbons, jouets, tee-shirts à l'effigie de Knut s'arrachent (on estime à 10 millions d'euros les recettes des produits dérivés). En une semaine, les actions du jardin zoologique sont multipliées par deux. Sorte de Britney Spears animalier, l'ourson, toujours accompagné de son gardien, provoque des émeutes à chacune de ses sorties dans le zoo.
VIDEO 7 (1'15) Au sommet de sa gloire, Knut sort deux fois par jour de son enclos sous les cris du public. En août 2007, 400.000 personnes l'attendaient devant les grilles. L'ourson ne fait pas grand chose pour sa popularité. Il lui suffit de jouer au ballon pour déclencher l'hystérie...
Un documentaire projeté au cinéma est tourné sur sa vie, il fait la couverture de l'édition allemande du Vanity Fair avec le titre "Moi, Knut, star mondiale venue d'Allemagne", il pose pour la célèbre photographe Annie Leibovitz avec Leonardo Di Caprio dans l'édition américaine. L'ours devient même l'emblême de la lutte contre le réchauffement climatique et la mascotte de Berlin...
VIDEOS 8 et 9 (3'22 et 2'02) Knut en pleine séance photo pour la couverture du Vanity Fair U.S. de mai 2007 [à gauche]. C'est à partir du dossier du magazine sur l'environnement qu'il est devenu l'icône de la cause. Le documentaire "Knut und seine Freunde", sorti le 17 avril 2008 en Allemagne, utilise l'histoire de Knut pour dénoncer les ravages de la pollution sur l'environnement [à droite].

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Mais, cet énorme succès lui est peut-être monté à la tête... Le gentil nounours a grandi, et, au bout de six mois, son comportement commence à inquiéter. Plus gros (il pèse 28 kilos), avec des dents et des griffes plus longues, la peluche devient dangereuse. Au zoo, on a peur qu'il fasse mal au soigneur qui l'a élevé. Même s'il attire toujours autant les foules (5000 visiteurs par jour), le zoo prévoit d'arrêter le spectacle. Mais Knut intéresse toujours. Lorsqu'il ne sort pas de son enclos pendant quelques jours, les médias relaient des rumeurs de mauvaise santé (démenties la semaine suivante). Le phénomène ne plaît pas à tout le monde et le zoo reçoit des menaces de mort destinées à l'animal.
VIDEO 10 et 11 (3'37 et 0'22) Plus amusant, certains internautes font des clips, non plus à la gloire de Knut, mais pour parodier le phénomène et dénoncer l'utilisation excessive des produits dérivés qui en découlent.
Et puis, comme dans toute histoire hollywoodienne qui se respecte, vient le drame. Thomas Doerflein, le gardien qui l'a soigné et élevé, décède subitement d'une crise cardiaque en septembre. Plus personne ne l'accompagne pour amuser le public de moins en moins nombreux. Knut est devenu un vrai ours qui pèse environ 210 kg et mesure plus de 2,5 mètres. Sa fourrure n'est plus blanche et semble négligée. La star s'empâte malgré les régimes imposés par le zoo. Il fait à nouveau les gros titres de la presse allemande en avril 2008, lorsqu'il attrape 10 carpes vivantes dans son bassin avant de les tuer après avoir joué avec. Le Bild le qualifie même de "psychopathe" (!) et se demande si sa surmédiatisation n'a pas influencé son comportement. De plus, l'ours mal léché devient de plus en plus grincheux et a passé l'âge de jouer à la baballe ou de se cacher sous les couvertures pour amuser le chaland. Ce gros flemmard se la coule douce et passe le plus clair de son temps à faire la sieste. S'en est trop pour les dirigeants du zoo, victime, comme beaucoup de la crise financière et déterminés à réduire les dépenses...
VIDEOS 12 et 13 (0'53 et 3'26) A gauche : reportage de AP après la mort du gardien de Knut et les conséquences sur l'animal. A droite : une des dernières vidéos montrant l'ours devenu gros (en octobre 2008).
A quelques jours de son deuxième anniversaire le 5 décembre, l'ex-star est donc sur le point de se faire expulser. Le zoo explique qu'il n'est pas en mesure de lui fournir un abri ni une compagne pour qu'il puisse s'accoupler. Acte qui lui sera bien difficile d'accomplir étant donné qu'il a toujours vécu parmi les hommes et n'a jamais été en contact avec d'autres membres de son espèce, d'après les spécialistes animaliers. Le déménagement est prévu pour, au plus tard, début 2010. Mais les Allemands restent attachés à l'animal. Plus de 21.000 Berlinois ont signé une pétition exigeant que Knut puisse rester dans leur ville. "Berlin va perdre l'un de ses meilleurs ambassadeurs", a regretté Christian Taenzler, directeur de l'office de tourisme. Bernhard Blaszkiewitz, le directeur du zoo, qui vient de publier cyniquement un livre sur le phénomène, estime que le culte autour de Knut a fait de l'ombre au reste de sa ménagerie. Il n'avait pas l'air de s'en plaindre il y a deux ans...
VIDEO 14 (1'30) Triste illustration de la fin de l'âge d'or pour Knut : le 5 décembre 2007, pour son anniversaire, il avait eu droit à un immense gâteau avec une bougie en bois, des légumes, des fruits et des poissons [voir photo du gâteau ici]. Cette année, d'après The Times, on lui jettera une quiche dans un bloc de glace...
Toujours est-il que l'ours polaire pourrait trouver refuge dans un parc suédois ou norvégien, à moins que le zoo d'Hanovre ou de Gelsenkirchen, le favori, ne veuillent l'acheter. Ce dernier abrite déjà une ourse de trois ans qui répond au doux nom de Lara et qui ferait déjà les yeux doux à la star. La société russe Gazprom, qui sponsorise l'équipe de foot locale de Schalke 04, financerait le transfert. Le ministre de l'Environnement allemand Sigmar Gabriel avait officiellement adopté Knut qu'il avait rencontré lors de sa première apparition au zoo. Il en avait fait le porte-drapeau des espèces menacées. Crise oblige : le ministre a retiré son parrainage officiel et le gouvernement ne fournit plus d'argent pour nourrir l'ours. L'ancien symbole de la fonte des glaces polaires pourrait donc passer sous la coupe du géant de l'énergie russe. L'Allemagne a déjà vendu la peau de l'ours...
â–ºPar Laurent Macabies
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Ouais lolo
le retour de Knut, ça a du te faire plaisir. Cela me rappelle la belle époque. Biz
qelle triste histoire!peu etre peux tu le caser dns ton appartement!!!
Il paraît que Knut est devenu dépressif suite à la mort de son gardien et "père" à 44 ans, en septembre 2008. La seule personne qui s'est occupé de lui comme la mère qui lui a manqué.
Moi je suis choquée par l'ampleur des dégâts et le fric qui a été fait sur son dos. Maintenant sa vie est foutue et aucun média ne s'en fait l'écho. Espoir il y a 2 ans, icône de la sauvegarde et du réchauffement climatique, star déchue depuis...Triste symbole et constat amer sur les intêrets humains pour la planète.
Finalement l'humain ne vaut vraiment pas grand chose, lorsqu'on voit de quelle manière il utilise & manipule la nature. Bien que quelques rares personnes dans ce monde se démenent pour sauver ces magnifiques animaux, pourtant en voie de disparation {et pour ma part je les en remercie}, je pense malgré tout, avec plus de réalisme que de pessimisme, que dans quelques années vos progénitures n'auront la chance de connaître ces derniers que sous la forme de peluche. Quel dommage quand même !!! Bien que je sois, à 45 ans, une collectionneuse d'ours en peluche, il n'en reste pas moins que je souhaiterais de tout coeur voir sur cette terre, et pour longtemps encore, des ours, que ceux-ci soient bruns, polaires ou autres ...
tros mignion le knut
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