Il y a huit ans jour pour jour, Ahmed Chah Massoud était assassiné à Khwadja Bahauddin, dans la province de Takhar au nord-est de l'Afghanistan. Le commandant Massoud, symbole de la résistance afghane, est victime d'un attentat suicide opéré par deux faux journalistes tunisiens, en réalité des kamikazes à la solde de Ben Laden.
Deux jours plus tard, les tours du World Trade Center s'écroulent. Rapidement, le lien entre les deux événements est fait. Car dès avril 2001, Massoud, invité à prendre la parole devant le parlement de Strasbourg, avait annoncé le risque d'attentats.
Fort de son succès lors de l'invasion des troupes soviétiques avec qui il réussit à signer une trêve, le "lion du Panshir" était à la tête de la résistance afghane contre les talibans. Son charisme auprès des Afghans faisait de lui l'opposant principal du mouvement fondamentaliste. Pour les experts, Massoud était le "seul obstacle à Ben Laden en Afghanistan".
Sur ce sujet, voir aussi la vidéo de l'INA (archive du 19-20 de France 3, 13 septembre 2001)
Sur la lutte contre les troupes soviétiques, voir le reportage réalisé par Ariana Films, en 1987.
"Et si Al Qaeda avait raté Massoud le 9 septembre 2001?", se demande Libération (09/09/09) sur son site Internet. "Reste qu'en les débarrassant de leur principal adversaire, le chef d'Al Qaeda pouvait croire ses alliés capables de faire face à l'invasion américaine qui allait inévitablement suivre l'attaque contre New York et Washington. Pour Ben Laden, l'Afghanistan allait devenir le tombeau des GI de l'Oncle Sam, après celui des Soviétiques. L'actualité semble aujourd'hui lui donner raison", écrit le journaliste Yann Libessart.
Car huit ans après la mort de Massoud et la chute du régime taliban qui a suivi l'intervention de l'OTAN, la situation en Afghanistan reste très complexe. En plus des combats qui opposent les forces de la coalition aux talibans, qui se renforcent chaque jour un peu plus, et sur fond de rivalités inter-ethniques, les élections présidentielles qui ont eu lieu le 20 août dernier ont été entachées par des soupçons de fraude de la part du camp démocrate d'Hamid Karzaï. Les talibans, qui ont repris le contrôle de plusieurs zones du pays, ont cherché à intimider violemment les électeurs pour qu'ils ne se rendent pas aux urnes et ainsi décrédibiliser le scrutin.
Le principal opposant à Hamid Karzaï et ancien bras droit de Massoud, Abdullah Abdullah, continue de contester les résultats qui donnent le président sortant vainqueur.
Voir la vidéo de France 24 sur les fraudes électorales
Un grand meeting de commémoration de la mort de Massoud se tient en ce moment même à Kaboul, alors que le commandant ne fait pas l'unanimité chez les Afghans. En 2007, France 24 s'interrogeait sur la popularité du commandant dans la capitale.
Les deux tunisiens n'étaient pas forcément à la solde de Ben Laden, ils n'ont jamais eu de moyens financier de Ben Laden. Massoud était un trafiquant de drogue
Le reportage de France 24 sur la popularité de Massoud est pour le moins léger.
Déduire de l'interview de quelques personnes vivant dans les quartiers détruits par les combats auxquels Massoud a effectivement pris part que, "pour la majorité des afghans l'homme a laissé le souvenir de la destruction de Kaboul", est un raccourci un peu rapide...
Allons faire le même reportage dans le Panshir et l'on déduira alors que Massoud est un véritable héros national pour la majorité de afghans.
Ce point de vue me paraît donc tout autant dénué d'objectivité que celui qui voudrait faire de Massoud un "saint".
"Affranchi"semble détenir des infos ,que nous n'avons pas!!!!
Massoud trafiquant de drogue???
et sûr les assassins de Massoud n'ont rien à voir avec Ben laden!!!!ni avec des moyens financiers eventuels!!!
massoud n'était pas un saint,mais il me semble que jusqu'à présent,ce qui se passe en Afghanistan,n'est pas à la gloire de Karzai!!
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