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â–ºHUGO DÉLIRE + 5 VIDÉOS
Le grand ménage d'Hugo Chavez va commencer. Avant de lancer sa nouvelle "révolution bolivarienne", l'incorrigible Président du Venezuela veut mater la révolte médiatique dans son pays. Un projet de loi visant à "réguler la liberté d'expression" a été présenté jeudi 29 juillet à l'Assemblée nationale du Venezuela. Contrôlée par les alliés de Chavez, l'institution devrait approuver la réforme dans les prochains mois. Depuis quelques mois, "El Comandante" multiplie les déclarations contre les chaînes qui n'appartiennent pas à l'Etat, coupables à ses yeux de provoquer "angoisse, inquiétude et panique" chez les Venezueliens. Car Chavez est très attentionné pour ses citoyens... Le Président justifie ces mesures en précisant que son but est de protéger "la santé mentale de la population" !
Le refus de révéler une information
Si le texte passe, les prisons venezueliennes risquent de se remplir vite. Le projet prévoit l'instauration de quatre ans de prison pour "délits médiatiques". Selon l'article 7, sont concernés: "Presque tous les citoyens, y compris le procureur, sont susceptibles d'être sanctionnés par cette future loi: les journalistes, diffuseurs, conférenciers, producteurs indépendants, artistes s'exprimant de manière écrite, à la télévision ou d'autres moyens". Les patrons de la presse d'opposition sont particulièrement ciblés. Il sera interdit de diffuser des informations "jugées" (la précision à son importance) "fausse", "manipulée" ou "déformée", et, bien sûr, celles qui portent "préjudice aux intérêts de l'Etat" et constituent une "attente à la morale publique". Encore plus pervers, le "refus de révéler une information" ou "d'omettre volontairement de diffuser une information" est passible de 6 mois à 4 ans de prison. Quid de la protection des sources ?
"La réminescence des obscures époques des dictatures latino-américaines "
Sur son site internet, Reporters Sans Frontières fait par de son inquiétude et rappelle la situation très précaire de la chaîne privée Globovision, visée par cinq procédures administratives et menacée de perdre sa concession de fréquence pourtant valable jusqu'en 2013. Le Comitee to Protect Journalists (CPJ) juge sur son site que le projet de loi est "sans précédent dans la croisade du gouvernement du Président Chavez pour restreindre la liberté d'informer". Le directeur général de l'organisation de protection, Carlos Lauria, va même plus loin sur le journal venezuelien Noticia al dia (du 31 juillet): "Ce projet est la réminescence des obscures époques des dictatures latino-américaines avec ses termes archaïques de 'délits médiatiques'".
Baillonnés mais avertis
En 2007, Hugo Chavez avait fait passer à la trappe la chaîne la plus populaire du pays RCTV (Radio Caracas Television) en ne prolongeant pas sa licence de diffusion. En début de semaine, 50 stations de radio se sont vues notifier par la Comission des télécommunications que leurs licences de diffusion pourraient être révoquées. Persuadé de faire l'objet de complots incessants (menés bien souvent par les services secrets américains), le Président muscle son régime. L'opposition ne pourra pas prétendre qu'elle n'a pas été prévenue. Depuis deux mois, Hugo Chavez a préparé le terrain en avertissant Globovision qu'il ne tolèrerait pas plus longtemps ce qu'il estimait être des "appels à l'insurrection" (voir les vidéos plus bas). Le "hasard" veut que ces voeux de "paix sociale" interviennent après plusieurs enquêtes sur la hausse de l'insécurité et de la corruption d'élus. Le Président a pourtant le culot de nier toute vélléités de censure...
â–ºLaurent Macabies
En mai dernier, dans sa propre émission hebdomadaire "Aló, Presidente" ("Bonjour Président"), Hugo Chavez avait qualifié Globovision "d'incendiaires au main d'oligarques" ! "Ce pays exige responsabilité" et "transparence", avait-il ajoutait. Le Venezuelien a surtout menacé pour la première fois de résilier l'autorisation de diffuser de la chaîne (vidéo à gauche).
Avec la sobrité qu'on lui connaît, Chavez récidive le 25 juin devant un auditoire acquis à sa cause en déclarant qu'il est "probable" que la concession ne sera pas renouvelée. Après ces propos, on peut entendre quelques sifflets qui ne sont pas totalement couverts par les vivas de la foule. D'après le Président, Globovision "utilise les moyens les plus sordides pour entraîner un sentiment de peur chez le peuple" et met "du poison dans l'esprit du public" (vidéo à droite). Voir le discours complet sur le site de la chaîne publique Venezuela de Television.
Un mois après, la chaîne (qui existe depuis 15 ans) croûle sous les amendes (elle doit 5 millions de dollars aux autorités pour "usage d'antennes non-autorisée" et "fraude fiscale"). Depuis juin, Globovision fait l'objet d'une enquête de la commission nationale des Télécommunications (Conatel) pour savoir si la chaîne a commis un délit en laissant un intervenant comparer Hugo Chavez à Benito Mussolini.
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Dans un souci de rigueur journalistique et d'honnêteté intellectuelle (qui à mon sens vont de pairs), il eu été plus intéressant de mettre en lien le projet de loi en question plutôt que des extraits TV choisis à qui l'on peut faire dire à peu près tout et n'importe quoi.
La télévision n'a jamais été un moyen de liberté d'expression, bien au contraire...
" En 2007, Hugo Chavez avait fait passer à la trappe la chaîne la plus populaire du pays RCTV (Radio Caracas Television) en ne prolongeant pas sa licence de diffusion. "
Tu m'étonnes ! Cette chaîne fut une des principales sources de désinformation lors du coup d' Etat de 48 heures qui renversa le gouvernement démocratique en 2002 au Vénézuéla ! Elle a directement participé au renversement de la démocratie.
Aucun des dirigeants n'ont été inquiété ni jamais jugés !
Imaginez ici, ce qu'il se passerait, en toute hypothèse, si par exemple, la chaine "Arte" insultait tous les jours le président Sarkosy et avait participé au renversement du gouvernement via un Coup d'État... vous ne pensez pas que son PDG et la direction serait en prison depuis belle lurette ?
Il est plus que normal que la licence d'une chaine qui a participé à un coup d'État - excusez du peu - n' ait pas été prolongé après la fin du contrat hertzien ! On s'étonnerait plutôt du contraire. TéléSurTv a pris le relai. Elle est très bien cette chaîne en continue. Faut pas charrier.
http://www.telesurtv.net/noticias/canal/senalenvivo.php
Quand à la télé d' Extrême droite, RCTV (Radio Caracas Television)tout le monde peut encore la regarder via le net ou le satellite ! On va pas pleurer.
A l'heure où la démocratie vient d'être dissoute au Honduras et que le président élu a été enlevé et chassé par l'armée et le "Medef" local ; qu'un dictateur Roberto Michelleti, fait assassiner les journalistes et les opposants politiques & syndicaux, il est assez marrant que Bakchich essaie encore de nous faire peur avec le gouvernement démocratique du Vénézuéla qui tente d'améliorer le bien -être des vénézuéliens.
80 % du peuple Vénézuélien est pauvre et les richesses du pays sont accaparées par 20% de la population qui via les canaux de télévision ( 90 % des télés sont privées) appellent quotidiennement à la haine et au renversement de l' Etat Vénézuélien. Ce n'est plus du journalisme pluraliste, ce sont des machines de propagande de guerre, pour que rien ne change dans le pays. Faut pas confondre.
Les conditions de vie se sont considérablement améliorées depuis l'élection du gouvernement Bolivarien, les pauvres peuvent atteindre l' Education et aller à l'université, des choses qui était complètement impossible avant. Vous tentez de faire peur une fois de plus avec le gouvernement Bolivarien.
N'oubliez pas de parler des assassinats de journalistes et des opposants politiques au Honduras orchestrés par le dictateur M. Roberto Michelleti, ça sera moins tordu comme information. Mais visiblement, silence radio sur le coup d' État au Honduras dans les médias Français, faut pas gêner les riches !
Ces pauvres riches qui détiennent 90 % des médias au Vénézuéla ! Il va falloir qu'ils cessent leur campagne de diffamation incessante 24 heures sur 24 et de calomnie ? Sans blague ! Une bonne nouvelle en vérité.
A voire toutes ces attaques contre Chavez dans Bakchich et Rue89, il doit ne pas etre si mauvais que ca... Au fait comment se nomme la television d'opposition a Sarkoko?
Pourquoi vous en prendre à ce point à Chavez? Avez-vous déjà écouté "une de ces radios" dites d'opposition???
Les propos déversés sont d'étonnants discours dignes du 3° Reich ou de "radio Pinochet".. Je reviens (pour la 4° fois en 5 ans du Vénuézéla et de Cuba).
J'approuve ce qu'a fait Chavez. Tout comme les habitants de ma favella préférée: El lobo.
Décidemment qu'il s'agisse de Chavez ou de Castro, on ne peut plus vous retenir. STUPIDE!!! Le socialisme décidé par les peuples, ça vous défrise. Vous devez être "très jeunes" (donc avec peu de connaissances historiques) pour écrire ces mots qui font beaucoup de mal à mes amis cubains ou vénézuéliens. Car je leur envoie.
D'accord avec les autres commentaires. Je me demande ce qui adviendrait d'une chaîne de TV qui exorterait au meurtre du président élu dans le cas bien improbable (?) où cela se passerait en France? C'est pourtant ce qui s'est produit avec certaines chaînes de TV et certains journaux qui ont pourtant continué à sévir avant que Chávez ne réagisse enfin, en toute légitimité.
Je m'inquiète un peu du fait que Bakchich hurle avec les loups de Reporters Sans Frontière, dont tout le monde sait qu'ils sont sponsorisés par les organes de désinformation étatsuniens.
Me voilà rassuré de lire ces commentaires.
Article magnifiquement univoque, partiel et partial.
Fort indigne de Backchich.
Philippe Val vient d'être nommé aussi à votre tête ?
Et hop on enfonce le clou sur la "pseudo"dictature de Chavez. Pas Glop Backchich ... en fait vous vous alignez sur les médias que vous devriez combattre!!
http://reineroro.kazeo.com/AMERIQUE-LATINE/LA-BATAILLE-POPULAIRE-POUR-DEMOCRATISER-LA-LATIFUNDIO-DES-ONDES,a967843.html
Celle là , elle est rigolote!!! Il ne faudrait pas confondre liberté de la presse et liberté des détenteurs de la presse. Quand nombre de sites, de journaux et autres déforment, manipulent, désinforment volontairement, je considère qu'il y a là délit envers la population. De quel droit ceux qui font les journaux, comprendre les propriétaires et les annonceurs, pourraient seuls sélectionner ce que le peuple doit connaître, donc penser? On galèje dans les écoles de journalisme de nos jours... Je vous signale en outre que la plupart des médias du Vénézuela appartiennent à la famille "Cisneros", des pro américains farouchement opposés à Chavez et sa politique redistributive. A tel point, qu'ils ont fait partis de la coalition du coup d'état de 2002 et que les appels aux meurtres (contre Chavez) pullulent sur les talkshows des chaînes privées... Elle est où, la liberté de la presse, si les journaleux restent les chiens de garde du système établi? Et que faire dans ce cas de la liberté d'information de la population (libre accès à une info sincère et véritable) préalable à toute forme de liberté de penser? Donc de liberté tout court?
La presse de gauche antiradicale (Libération, Le Canard Enchaîné, Backchich, ...) a toujours su vaillamment taper à plus de 10000 kms de Caracas sur ce "populiste" de Chavez, élu démocratiquement (sans les voix de l'extrême droite ni en faisant croire à la défense des ouvriers comme le tsar Kozy).
Faites un jeu : remplacez "Chavez" par "Sarkozy", "révolution" par "réforme" et "Vénézuela" par "France" en relisant le début de l'article. Étonnant de vérité non ? C'est ce que la presse d' "opposition" (laissez moi rire) devrait écrire en France.
Si on veut remettre dans le bon ordre, et pouvoir les interpréter correctement, les éléments d'information qui parsèment ce gloubiboulga - à l'unisson des (grands) médias français sur la question: http://www.acrimed.org/article3197.html
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