D'accord, on ne choisit pas ses parents... Mais il est des noms de famille particulièrement difficile à porter ! Omar Ben Laden, quatrième fils d'Oussama, cherche toujours un pays pour l'accueillir. Depuis son mariage avec la Britannique Jane Felix-Browne (rebaptisée Zaina Alsabah Ben Laden) en 2006, il multiplie les demandes d'asile aux quatre coins du monde. Sans succès. Le couple vient de se faire éjecter d'Egypte après que l'Espagne lui a refusé définitivement l'asile. Omar Ben Laden soutient qu'il est en danger au Moyen-Orient à cause de ses prises de positions... pacifistes. Un argument que contestent les autorités ibériques. Le fils indigne de 27 ans avait préféré s'éloigner de la prospère entreprise familiale en 2000 pour se lancer dans la ferraille et le bâtiment (ça ne s'invente pas). Il affirme ne plus avoir de contact avec son facétieux paternel depuis un stage dans un camp d'entraînement d'Al-Qaïda alors qu'il avait 19 ans. C'est après ce stage qu'il aurait quitté le "cocon" familial. Depuis, avec sa riche femme de 52 ans (cinq fois divorcée et décoratrice d'intérieur se disant "spécialisée dans les cabines d'avion"), Omar tente d'organiser des rassemblements médiatiques pour la paix et enchaîne les apparitions télé. Une position stratégique qui ne porte pas ses fruits. Installé temporairement au Qatar, le couple risque de se faire expulser à n'importe quel moment. Pour une fois qu'un "fils de" ne profite pas du piston de son père...
â–ºLAURENT MACABIES
VIDEO 1 (3'48) Omar Ben Laden a accordé une interview, le 21 janvier dernier, à la chaîne de télé américaine CNN (en anglais) dans laquelle il se présente comme "un ambassadeur de paix". Selon lui, son père troglodyte "ne mérite pas d'être qualifié de terroriste" car il estime qu'Oussama "pense que c'est son devoir de protéger les musulmans des attaques". Mais Ben Laden Junior a surtout expliqué avoir choisi une autre voie et vouloir mettre fin à la spirale de violence de son papa. Pendant les attentats du 11 septembre 2001, Omar Ben Laden était en Arabie Saoudite.
Prenez des nouvelles de la famille sous la flèche.
La nièce et la belle-soeur sulfureuse
â–ºTonton, pourquoi tu tousses ?! En janvier 2006, Wafah, la nièce d'Oussama Ben Laden, a provoqué un scandale en posant nue pour le magazine masculin américain GQ. Avocate de formation, Wafah songeait même à se lancer dans une carrière de chanteuse pop. Elle comptait collaborer avec Nelle Hooper et John Benson, qui ont notamment travaillés avec Madonna et les All Saints. Toujours pas d'album en vue pour le moment.
> Source : canoe.com du 17 mars 2003.
â–ºDans une interview accordée à la BBC en 2005, cette New-Yorkaise de 30 ans expliquait n'avoir aucun rapport avec les Ben Laden : "La vie devient dure pour moi, je suis perdue. Je suis américaine. [...] C'est ma patrie. Je suis née ici. Dieu m'a béni avec ce passeport de liberté. Mais à cause de mon nom, le monde occidental me déteste. Et parce que j'ai choisi la vie à l’occidentale, les saoudiens me détestent. Ma mère a vécu en Arabie saoudite pendant cinq ans, et elle a lutté 15 ans pour divorcer".
> Détails : news.bbc.co.uk du 23 décembre 2005 (en anglais).
â–ºLa mère de Wafah était marié à Yeslam, un frère d'Oussama. Née à Lausanne, Carmen Dufour est la fille d'une aristocrate iranienne et d'un catholique suisse. A l'occasion de la sortie de son livre "Le voile déchirée", Carmen avait été interviewée par le Nouvel Observateur. En critiquant les puissantes familles d'Arabie Saoudite et la société saoudienne, elle est devenue une paria de la famille.
â–ºYeslam est le frère bling-bling d'Oussama (qu'il dit n'avoir pas revu depuis 1981). Citoyen suisse, il fait partie de la jet-set helvétique. Financier avant les attaques sur le World Trade Center, il s'est reconverti dans les produits de luxe en investissant 500.000 euros pour promouvoir son parfum "Yeslam For Him et For Her". Pour ceux ou celles qui ne veulent pas "sentir le Ben Laden", Yeslam Ben Laden propose aussi des lunettes noires, des sacs, des foulards et des montres (dont le prix peut atteindre 120.000 euros). Le nom de la gamme : "The Aviator". Pas du meilleur goût...
â–ºYeslam, a expliqué qu'il financerait la défense d'Oussama s'il était capturé car "chacun a droit à être défendu", mais qu'il s'opposait "à toute forme de violence". Il a aussi évoqué la vie privée de son demi-frère qui "était plus religieux que les autres". "Oussama n'aimait ni la musique ni la télé et les interdisait a ses enfants", a-t-il raconté avant d'ajouter que leur père était violent [> via lemaroc.org du 4 juillet 2005]. Yeslam a changé son nom en "Benladen" pour éviter d'être associé au terroriste. Pas sûr que l'effort soit suffisant.
â–ºOussama Ben Laden a 53 demi-frères et demi-soeurs. Son coquin de père avait épousé 22 femmes. Treize d'entre eux siègent au Conseil d'administration du groupe Ben Laden Telecommunications (renommé Baud Telecommunications Company) créé par le patriarche [plus de détails : batiactu.com du 11 janvier 2002]. Le groupe familial des Ben Laden continue d'ailleurs de faire de bonnes affaires... notamment dans les aéroports. L'un des demi-frères, Salem Ben Laden, gère l'immense fortune de la famille et le puissant groupe de BTP, évalué à 5 milliards de dollars. Celui-ci est même associé à des transactions portant sur l'achat d'armement aux Etats-Unis avec la famille royale saoudienne.
â–ºL'aîné de cette belle famille se prénomme Tarek. Lui aussi a la folie des grandeurs. Actionnaire de la Saudi Bin Laden Group, le grand frère d'Oussama fait construire une gigantesque ville (avec de nombreuses tours) à Djibouti qui reliera le Yémen par un pont de 28 km. Le coût global sera de 200 milliards de dollars. Le pont est évalué à 14 milliards de dollars et sa construction doit durer 15 ans. Une construction que ne désapprouverait pas le petit frère. Le Soudan et la Somalie, d'où viennent beaucoup de nouvelles recrues d'Al-Qaïda, seront beaucoup plus accessibles avec ce nouveau pont...
> Source : bakchich.info du 6 octobre 2008.
Hamza, le sale gosse
â–ºDans sa flopée de marmots, Oussama s'est trouvé un héritier. Hamza Ben Laden, le plus jeune fils d'Ossama (17 ans), est aussi un des plus vindicatifs. Il a choisi le même job que papa. Star du milieu terroriste, son premier "fait d'armes" remonte à novembre 2001 où la chaîne Al-Jazira a diffusé plusieurs photos et une vidéo le montrant en compagnie de ses frères Mohammad et Khaled aux côtés de combattans talibans en Afghanistan. Devant la caméra, Hamza, alors âgé de 10 ans, a récité un poème déloge à Kaboul et au mollah Omar. Le petit groupe posait au milieu de débris d'un hélicoptère américain qu'ils venaient d'abattre.
> Source : BBC News du 8 novembre 2001 (en anglais).
VIDEO 2 (9'13) En 2005, le turbulent Hamza réapparaît dans une vidéo intitulée "Les moudjahidin du Waziristan". On le voit participer à une attaque d'Al-Qaïda contre les forces de sécurité pakistanaises dans la région tribale située entre le Pakistan et l'Afghanistan.
â–ºCet été, le tabloïd The Sun a publié la traduction d'un poème qu'Hamza aurait publié sur un site internet extrémiste. Le vilain garnement (surnommé "Le prince héritier de la terreur") y aurait écrit notamment vouloir "accélérer la destruction de l'Amérique, la Grande-Bretagne, le Danemark et la France".
VIDEOS 3 et 4 (1'45 et 2'01) A gauche : le reportage de MSNBC (en anglais) sur la dernière apparition télévisée du petit Ben Laden. A droite : Hamza récite son "poème" (avec sous-titres anglais).
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