Des bols d'aumône contre des mitraillettes. Le rapport de force peut paraître très inégal entre la junte militaire qui dirige (de manière dictatoriale) la Birmanie et les moines bouddhistes qui manifestent depuis une semaine contre la hausse des prix. Pourtant, les 400 bonzes qui entamaient leur marche pacifiste jeudi (20/09/07) se sont faits rejoindre par des étudiants, des membres de la Ligue nationale pour la démocratie (parti d'opposition), des comédiens, des poètes et de "simples" citoyens. Ils étaient finalement 100.000 à manifester lundi (24/09/07). Le lendemain, le gouvernement décrétait un couvre-feu. Aujourd'hui (26/09/07), l'armée a chargé les pacifistes. Une situation qui n'est pas sans rappeler la violente répression de 1989 qui s'était terminée dans un bain de sang. Cette fois, pourtant, les bonzes birmans ont lancé un mouvement qui a pris une ampleur internationale, obligeant les Nations Unies à se pencher (enfin) sur la dictature birmane exercé dans le pays depuis plus de 40 ans. D'une opposition à la hausse des prix, la manifestation s'est peu à peu transformée en une vrai révolte contre le régime répressif de la junte militaire. Ce gouvernement illégitime (non-élu) pourra-t-il se permettre de tuer des bonzes dans un pays où le bouddhisme est pratiqué par 80% de la population ? La communauté internationale va-t-elle fermer (à nouveau) les yeux sur la dictature birmane ? L'opposante (et Prix Nobel de la Paix en 2001) Aung San Suu Kyi va-t-elle pouvoir enfin sortir de sa résidence où elle est assignée alors qu'elle a gagnée démocratiquement les élections ? Combien de temps tiendront les moines et leurs alliés face à la violence des soldats ? Et si, pour une fois, c'était le pot de terre qui battait le pot de fer... Si vous avez manqué le début ou si vous voulez connaître la suite, suivez la flèche.
VIDEO 1 (3'04) Reportage du J.T. du 12-13 de France 3 (26/09/07) sur la répression de la junte birmane.
Le régime dictatorial, un prix nobel de la paix enfermé, Bush en pacificateur, Kouchner qui s'est mis dans une sacré galère, la Chine qui doit calmer les militaires, Total accusé de complicité de crime contre l'humanité, la censure des birmans... Vous verrez tout cela (et bien plus) en suivant la flèche (+16 VIDEOS).
AUTEUR
LAURENT MACABIES (DSS)
> Carte de la Birmanie tirée de diplomatie.gouv.fr
(les régions fortement déconseillées aux touristes sont en rouge).
La junte au pouvoir
VIDEO 2 (2'37) Reportage de France 24 (du 07/06/07) en pleine guerre civile birmane. Les militaires sont omniprésents à Rangoun, au sud de la Birmanie.
> C'est la première fois depuis 1988 que l'on assiste à une manifestation de cette importance en Birmanie. Le pays était alors dirigé par le général Ne Win (depuis 1962), un militaire très autoritaire. En 1987, le dirigeant réduit de 80% la valeur de l'argent (sans compensation) pour lutter contre l'inflation. Quelques mois plus tard, des millions d'étudiants manifestent dans la rue et contraignent Ne Win à démissionner.
> Les protestations se poursuivent, en faveur du pluralisme politique, des libertés démocratiques et des droits de l'Homme. Mais ces actions menées sous la direction de Aung San Suu Kyi (secrétaire générale de la Ligue nationale pour la démocratie) sont réprimées par la violence. 3.000 manifestants sont tués (dont de nombreux moines bouddhistes). Après des mois d'instabilité, un groupe de généraux (la junte) prend le pouvoir.
> Mais, en juillet 1989, de nouvelles manifestations obligent la junte à organiser des élections législatives libres. Elles sont remportées par Aung San Suu Kyi avec plus de 80% des voix (le 27 mai 1990). Mais Aung San Suu Kyi (qui a reçue le prix Nobel de la paix en 1991) est assignée à résidence depuis 1989 et la junte refuse de reconnaître le résultat des élections.
VIDEOS 3 et 4 (1'36) Aung San Suu Kyi, assignée à résidence, remercie les pays qui la soutiennent et lance un appel à la communauté internationale (en anglais, à gauche/doublé en français, à droite).
> Depuis, le groupe de généraux (perpétuellement en lutte interne pour le pouvoir) dirigent (d'une main de fer) la Birmanie. Aujourd'hui, le pouvoir est partagé en deux : Than Shwe est le Président et Maung Aye est Chef des Armées.
VIDEO 5 (8') Carole Veissière (chargée de mission pour INFO BIRMANIE) analyse les circonstances de l'arrivée de la junte et la solidité du régime autoritaire birman (sur France 24).
VIDEO 6 (9'54) L'association askforfreedom (chaîne sur Dailymotion) lutte pour libérer Aung San Suu Kyi. Voici un des reportages qu'ils ont mis en ligne pour dénoncer la situation en Birmanie.
> Si vous voulez en savoir plus sur Aung San Suu Kyi, sa biographie est sur webspace.oanet.com.
<< Voir aussi le reportage poignant (de Dominique Mussche et Maryse Hendrix) sur la situation en Birmanie (paru sur le site d'Amnesty International).
La révolte de 2007 : Bis repetita ?
> Les moines avaient déjà joué un rôle important dans les manifestations de 1988. Le clergé, en Birmanie, rassemble 400 000 personnes, un nombre équivalent à celui des militaires (Photo AFP).
> Le 15 août 2007, le général Than Shwe décide d'augmenter le prix des carburants (essence: +66%, diesel +100%, gaz naturel comprimé: +535%). Cela entraîne le doublement des tarifs dans le transports et une augmentation de 30% des produits alimentaires de base (dans un pays où une forte proportion d'enfants sont sous-alimentés).
VIDEO 7 (48'') Le 20/09/07, au début de la grande semaine de manifestations, ils étaient 1.000 moines birmans à marcher devant la population qui les soutenait en applaudissant leur passage.
> Les premières véritables manifestations contre la hausse des prix ont eu lieu juste après le 15 août. Les moines avaient été violemment dispersés par la junte militaire (des coups de feu avaient retenti). Les autorités avaient diffusé dans les médias des messages imputant les violences aux moines. Le lendemain, des responsables birmans sont venus présentés leurs excuses aux moines tout en leur demandant d'arrêter de manifester (cyberpresse.ca du 06/09/09). Ceux-ci ont répliqué en les... enlevant quelques heures.
> Même si le régime est très décrié, peu d'observateurs pensent qu'il pourra être renversé par les manifestants. Il faut rappeler que la Birmanie est sous une dictature depuis 1962. Pour le moment, les moines se sont d'ailleurs abstenus d'appeler au renversement de la junte (courrierinternational.com du 24/09/07). Ils se contentent de demander des excuses après les premières violences. Ils exigent aussi la libération des membres de Génération 88, un groupe d'opposants condamnés après la répression violente des manifestations de 1988. 400 d'entre eux avaient été arrêtés à la mi-août, après les premières manifestations qui ont suivi l'envolée des prix du carburant (courrierinternational.com du 26/09/07).
> La junte militaire birmane a passé sous silence les premiers jours de manifestations. La population n'était pas au courant car les médias ne les mentionnaient pas (latribune.fr du 23/09/07). Samedi et dimanche (22 et 23/09), les principales informations étaient réservées aux inondations et à la circulation.
VIDEO 8 (1'20) Reportage de LCI sur la manifestation du 24/09/07 qui a réunie 100.000 personnes.
> La junte militaire au pouvoir s'est réunie d'urgence mardi 25/09/07 pour répondre aux manifestations (lemonde.fr du 25/09/07). Des mesures se mettent déjà en place (photoReuters). Les militaires de la 22ème division, qui s'étaient "illustrés" en étant à la pointe de la répression de 1988, viennent de quitter la frontière thaïlandaise pour rejoindre Rangoun. La télévision d'Etat birmane a appelé les moines bouddhistes à mettre fin à leur mouvement de protestation et à rester à l'écart de la politique. De plus, selon des associations, la junte militaire aurait passé commande de 3.000 tuniques de bonze et des soldats auraient reçu l'ordre de se raser le crâne pour infiltrer les rangs des moines bouddhistes. En 1988, des agents provocateurs avaient infiltré les manifestants.
VIDEO 9 (1'36) Interview audio d'un Français résidant en Birmanie depuis 15 ans. Celui-ci décrit les manifestations comme très pacifiques. Il ne pense pas qu'elles se termineront dans un bain de sang comme en 1988 car le conflit est plus médiatisé.
> Peu à peu, les manifestations ont pris de l'ampleur. 400 au départ, 3.000 vendredi (21/09/07), 5.000 le lendemain et 20.000 dimanche, ils étaient plus de 100.000 dans les rues lundi (24/09/07). La junte a alors menacé de "prendre des mesures". Le lendemain, la junte birmane décrétait un couvre-feu de 21h à 5h du matin (lemonde.fr du 25/09/07). Le régime a aussi déclaré la ville "zone d'accès restreint" et interdit le regroupement de plus de 5 personnes. Une sorte "d'Etat d'urgence".
VIDEO 10 (1'44) No Comment d'Euronews pendant la manifestation du 24/09/07.
VIDEO 11 (2'10) Olivier Guillard (directeur de recherche sur l’Asie à l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques à Paris) analyse la situation birmane pour Le Figaro le 24/09/07. Quelques heures avant la répression des policiers, il pense que "l'armée s'oriente vers une épreuve de force". Il trouve "crédible" l'infiltration de milices dans les rangs des manifestants birmans. Selon lui, les revendications des militants sont les mêmes qu'en 1988.
VIDEO 12 (5'31) BBC News du 26/09/07 montre les évènements de la journée (en anglais).
VIDEO 13 (56'') Les journées de mardi et mercredi (25/09/07) ont été filmées.
> D'après Emmanuel Mouriez, un diplomate français en poste à Rangoun (interrogé depuis Paris par RTL), "les forces birmanes ont tiré sur des manifestants" et "on peut être certain que le sang a coulé" (lefigaro.fr du 26/09/07). La Ligue nationale pour la démocratie (LND) a estimé que le régime militaire avait commis "une faute irréparable" en chargeant des manifestants pacifiques, dont des bonzes.
> Le lendemain, à l'aube, les soldats ont procédé à de nombreuses arrestations. Selon différents témoignages l'armée aurait investi quatre grands monastères (rtbf.be du 27/09/07). Dans la capitale, ce sont au moins 200 moines bouddhistes qui ont été arrêtés, tandis que dans le Nord-Est, où de grandes manifestations anti-gouvernementales ont eu lieu ces derniers jours, ce sont plus de 600 moines qui auraient été arrêtés.
> Dans l’Ordre bouddhiste les moines ne sont pas soumis à la règle de "l’obéissance aveugle", bien qu’ils aient des obligations (voir le monachisme sur wikipedia). Lorsque après au moins cinq ans ils possèdent savoir et expérience et une bonne connaissance de leurs règles, ils sont libres de voyager où bon leur semble, à la recherche de Maîtres de valeur ou pour pratiquer dans la solitude.
> Cyril Payen, dans Le Nouvel Obs (du 26/09/07), explique pourquoi les moines bouddhistes sont la terreur des généraux en Birmanie. "L'engagement des bonzes birmans a souvent accompagné les grands bouleversements politiques dans le pays. Ils ont activement pris part à la lutte pour l'indépendance, il y a un demi-siècle", rappelle-t-il.
> Samedi 22/09/07, un millier de moines étaient passées devant la maison où est assignée Aung San Suu Kyi. L'opposante du régime est venue les saluer en pleurs (AP via yahoo.fr du 22/09/07). Les moines sont restés environ un quart d'heure devant la maison en répétant une prière : "Faisons en sorte d'être totalement libérés de tout danger, de toute douleur, de la pauvreté et que la paix soit dans nos coeurs et dans nos esprits". Le lendemain, un petit groupe s'est vu interdire d'entrer sur l'avenue de l'Université où Aung San Suu Kyi est maintenue "en isolement".
> George W.Bush a annoncé de nouvelles sanctions américaines contre la junte militaire au pouvoir en Birmanie pour aider le mouvement de protestation en cours et renforcer la pression contre le régime (afp.google.com du 25/09/07). Mais les sanctions ont peu de chance d'aboutir si l'Inde et la Chine continuent de soutenir la junte militaire avec qui elles ont des accords commerciaux.
VIDEO 14 (1'34) Bush a été le premier dirigeant politique à condamner la junte birmane et (pour le moment) le seul à annoncer des sanctions devant l'ONU (en anglais). Passera-t-il outre une résolution des Nations Unies ?
VIDEO 15 (15'33) Nicolas Sarkozy a parlé pour la première fois à l'ONU le 25/09/07. Il y a présenté son désir de soutenir l'opposition birmane.
> Sein Win (voir plus haut) a demandé à l'ONU de tenir une réunion d'urgence après les premières répressions. Alors qu'il devrait être reçu par l'Elysée, il a demandé que Nicolas Sarkozy tiennent une déclaration "en ce sens" (cyberpresse.ca du 26/09/07). "Ce que nous attendons de la France, c'est qu'elle nous aide à sortir de cette situation" a-t-il précisé.
> "Nous avons décidé de convoquer le conseil de sécurité" a déclaré Bernard Kouchner, alors que la France assure ce mois-ci la présidence tournante du Conseil (afp.google.com du 26/09/07). Le Conseil de sécurité de l'ONU a en effet été convoqué d'urgence pour des consultations sur la Birmanie. "Cela peut aboutir à un texte de condamnation, de vigilance, d'appui à la mission des Nations unies" en Birmanie, à dit le chef de la diplomatie française.
> Pour Debbie Stothard (coordinatrice de l’ONG Altsean), "L’intérêt de la Chine sur le long terme est qu’il n’y ait pas de chaos en Birmanie. Si la junte réprime et provoque un bain de sang, cela aura des conséquences négatives sur la Chine", rajoute-t-elle (liberation.fr du 26/09/07). Debbie Stothard ajoute que "selon certaines spéculations, Pékin aurait dit au régime birman : ne tuez pas les gens". Mais la Chine craint également que les manifestations birmanes ne donnent des idées au Tibet (ou même à Pékin).
> Des sources diplomatiques viennent confirmer l'analyse de Debbie Stothard. Alors qu'elle a promis qu'elle n'interviendrait pas dans ce conflit, la Chine travaille en coulisse pour éviter l'épreuve de force (latribune.fr du 26/09/07). Un haut responsable chinois a ainsi appelé la junte birmane à trouver un terrain d'entente avec l'opposition démocratique.
> Au début de cette année, l'ONU a rejeté une résolution appelant au respect des droits de l'homme au Myanmar (un.org du 15/01/07). Le vote du texte a donné 9 voix pour et 3 voix contre. Mais, parmi elles, étaient la Russie et la Chine (membres permanents) qui ont exercé un double droit de veto (pour la première fois depuis 1972). La raison officielle invoquée à l’issue du veto est que la situation des droits de l’homme au Myanmar (ou Birmanie) relève principalement des affaires internes d'un pays souverain et ne constitue pas une menace à la paix et à la sécurité de la région. La raison moins officielle était que les Russes ont voulu montrer que les USA (qui ont coparrainé le projet avec le Royaume-Uni) n'étaient pas seuls décisionnaires. De plus, la Chine est le principal allié de la junte militaire (voir plus haut).
> Le 14/04/05, la commission des Droits de l'homme de l'ONU avait pourtant adopté plusieurs résolutions pour dénoncer des violations systématiques des droits de l'homme dans plusieurs pays. La résolution contre la Birmanie avait été adoptée par consensus (ladocumentationfrancaise.fr). Le rapport complet de cette commission (qui appelle le gouvernement à respecter les résultats des élections de 1990 et à libérer Aung San Suu Kyi) est très dérangeant.
Voici un extrait (texte complet sur le site des Nations Unis) : "La Commission se déclare gravement préoccupée par les violations systématiques des droits de l'homme dont continue à souffrir le peuple du Myanmar [...] La Commission se déclare en outre gravement préoccupée par les exécutions extrajudiciaires, les viols et autres formes de sévices sexuels commis de façon constante par des membres des forces armées, la poursuite de la pratique de la torture, les nouveaux cas d'arrestations politiques, le trafic d'êtres humains, l'emploi systématique d'enfants soldats, et la reprise des attaques des forces armées contre les groupes ayant conclu un cessez-le-feu".
> Une nouvelle résolution pourrait-elle être votée cette fois-ci ? On peut en douter lorsque l'on voit que l'attitude de la Chine mais aussi de la Russie a peu changé. Moscou a, en effet, envoyé un communiqué (du Département de l'Information et de la Presse du ministère russe des Affaires étrangères) : pour refuser "toute tentative d'exploiter les événements au Myanmar pour faire pression sur cet Etat souverain ou s'ingérer dans ses affaires internes" (Ria Novosti du 26/09/07). "Nous estimons toujours que les processus en cours au Myanmar (Birmanie) ne menacent pas la paix et la sécurité dans la région et le monde" explique le communiqué.
VIDEO 16 (5'44) De nombreux artistes comme Damien Rice, Jane Birkin, Jeanne Moreau, REM, Black Eyed Peas, Jim Carrey... ont donné des concerts en soutien à Aung San Suu Kyi. Le groupe U2 lui a consacré une chanson "Walk On" (paroles et traduction sur lacoccinelle.net).
> Vous pouvez voir le rapport Kouchner qui "confirme la qualité du programme socio-économique mené par TOTAL" sur le site officiel de TOTAL.
> Avant que son nom ne soit associé à la junte birmane (avec la médiatisation du conflit), TOTAL a tenté de se démarquer (légèrement) de celle-ci. Le groupe pétrolier a affirmé que sa conduite en terme d'éthique "ne dépendait pas des gouvernements en place" (afp.google.com du 25/09/07). TOTAL a aussi affirmé qu'il "partage les préoccupations de la communauté internationale sur la situation politique et des droits de l'Homme en Birmanie" mais qu'il est "convaincu que sa présence a des retombées positives durables pour la région".
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je suis révolté,nous avons les moyen d'agir, de faire pression.J'ai 18 ans et j'ai peur.Est ce que vous trouvez ça normal ?
Il est temps de réagir et surtout d'agir.Faisons pression sur notre gouvernement et il fera pression sur la junte.
je suis d'accord mais les seules pressions aux quelles le gouvernement se plie sont celles des lobies industriels. Ainsi le mot "démocratie" est dénué de tout sens en présence de conflits d'interêts représentant des masses d'argent colossales. Seul le profit compte. Il faudrait bien plus qu'une simple manifestation, c'est une prise de conscience collective en masse qui permettrait de sortir de cet engrenage boueux, mais autant parler de miracle. Sommes nous déjà allé trop loin pour faire machine arrière et changer radicalement notre manière de vivre ?
Opération du 4 octobre 2007, peut-être pour compléter votre article
http://freeburma.stots.de/doku.php?id=official_wiki
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