Pasqua sur RTL, Pasqua sur France 2, Pasqua sur LCP, Pasqua sur Canal +... Le grand Charles se fait entendre depuis sa condamnation à 3 ans de prison dont deux avec sursis et 100.000 euros d'amende pour trafic d'influence dans l'affaire de l'Angolagate. Et les autres ? Pierre Falcone, Jean-Christophe Mitterrand, Jean-Noël Tasser ont aussi été condamnés mais restent plus discrets. Un autre nom n'est pas inconnu aux fidèles de Bakchich : Jean-Charles Marchiani, qui écope de 3 ans de prison dont 15 mois ferme et 375.000 euros d'amende pour recel, complicité de trafic d'influence et recel d'abus de biens sociaux. Jean-Charles Marchiani ?! Ne serait-ce pas ce "serviteur de l'Etat" qui a bénéficié de la grâce partielle de notre Président en février 2009 après avoir purgé 14 mois de prison sur 4 ans pour une autre affaire (voir vidéo) ? Oui, le même qui a bénéficié d'un non-lieu général (avec le compère Pasqua), il y a deux semaines, dans l'affaire dite des otages du Liban. "De grâce, pas Marchiani !", imploraient pourtant quasi-unanimement les députés, avocats, magistrats et juges à Bakchich.tv quand Nicolas Sarkozy a voulu gracier 26 détenus "méritants".
Une décision qui avait fait jaser, surtout que Nicolas Sarkozy avait juré le 14 juillet 2006 qu'il supprimerait, sitôt élu président, le droit de grâce et l'amnistie qui "remettent en cause la séparation des pouvoirs". Promesse réitérées à plusieurs reprises (voir ici), notamment lors d'un passage moins connu sur Le Grand Journal de Canal + à quelques semaines du premier tour des élections présidentielles. A Thomas Ngijol, qui faisait un sketch en lui demandant de s'occuper de ses PV, Nicolas Sarkozy répond qu'il n'y aura pas d'aministie s'il est élu. Le candidat UMP ajoute : "Je suis d'ailleurs pour la suppression du droit de grâce [...] Enfin, on n'est plus en monarchie aujourd'hui !"
Même si cette dernière vidéo n'a certainement pas de lien direct avec le sujet, nous n'avons pas pu résister...
"L'important n'est pas tant d'être riche, l'important c'est d'avoir des amis riches", avait l'habitude d'expliquer Charles Pasqua à son ancien conseiller Jean-François Probst. Notre expert en Chiraquie raconte cette croustillante anecdote datée de 1985.
Pour tout savoir sur l'Angolagate et bien plus encore, voir sur Bakchich :
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