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De source sûre : Bavure de Carcassonne : le dossier

 
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Bavure de Carcassonne : le dossier
â–ºDRAME +4 VIDEOS

Carcassonne, RipmaÇa devait être une journée portes ouvertes comme les autres mais elle a viré au cauchemar.

Une simulation de prise d'otages organisée par la 3ème Rpima (Régiment de parachutistes d'infanterie de marine) a tourné au drame après qu'un sergent ait confondu un chargeur à blanc avec un autre, contenant des balles réelles.

Bilan : dix-sept blessés, dont quatre graves. L'enquête s'oriente vers une "erreur humaine". â–ºJULIE SAULNIER / DSS


Les détails de la bévue de Carcassonne sous la flèche.



Aude_ Carcassonneâ–ºSamedi 28 juin, se tenait une opération portes ouvertes dans une caserne de Carcassonne, dans l'Aude. Lors de la manifestation publique, une simulation de prise d'otages mettait en scène des militaires et des civils volontaires. Au moment de "tirer" sur les preneurs d'otages, au lieu de charger son fusil d'assault de balles à blanc, un des soldats prend "par erreur" (conclue l'enquête préliminaire) un chargeur rempli de balles réelles. Ses tirs atteignent dix-sept personnes. Pourquoi ce sergent de 28 ans, avec huit années de carrière derrière lui, avait-il un chargeur de balles réelles sur lui ? Et comment a-t-il pu confondre balles réelles et balles à blanc ?

â–ºSelon le procureur de la République de Montpellier, Brice Robin, le sergent à l'origine du drame "s'est trompé lorsqu'il a rechargé son arme (...). Il avait sur lui plusieurs chargeurs, le malheur a voulu qu'il choisisse par réflexe un chargeur qui était dans une poche et qui, malheureusement, contenait des balles réelles". (>Source : Ouest France)

VIDEO 1 (10'16'') Un reportage de France 2 (JT de 13h), retrace la cérémonie qui a viré au drame. Les journalistes ont recueilli les témoignages des familles présentes sur le lieu de l'incident, l'interview du ministre de la Défense, Hervé Morin, et l'allocution de Nicolas Sarkozy, qui a tenu à se rendre sur place. Le reportage revient aussi sur le cas de conscience que représentent les chargeurs à balles réelles.


â–ºLorsque les tirs sont partis, des gens dans la foule ont commencé à tomber. Les témoins racontent qu'ils pensaient que ça faisait partie de la démonstration. Mais lorsqu'ils ont vu du sang, la panique a gagné le groupe qui s'est rapidement dispersé.

â–ºDeux enquêtes, une judiciaire et une autre militaire, ont été ouvertes. La justice disposerait de films montrant le sergent se trompant en rechargeant son arme. "Quand on voit le film, a déclaré le procureur lors d'un point de presse à Carcassonne, on comprend très bien que (le sergent) a à peu près un dixième de seconde pour enlever le chargeur initial, dont il a tiré les 25 balles et recharger." (>Source : 20 minutes) Les tests d'alcoolémie réalisés sur le sergent coupable de la bévue se sont révélés négatifs. D'autres tests pour retrouver d'éventuelles traces de stupéfiants sont en cours.

â–ºPour le moment, la piste de l'acte involontaire reste privilégiée. Rien n'indique qu'il s'agisse d'un geste criminel, réfléchi et prémédité. Le militaire est en garde à vue depuis dimanche soir. Il devait être présenté ce matin devant un juge d'instruction et mis en examen pour "délit de blessures involontaires". Brice Robin a déclaré à la presse : "
Nous demanderons qu'il soit mis en examen pour le délit de blessures involontaires ayant entraîné une incapacité totale supérieure à trois mois". Le procureur a ajouté qu'il retiendrait  "vraisemblablement une circonstance aggravante", insistant sur le fait que le militaire avait "violé les règles de sécurité". (>Source : 20 minutes)

Munitions réelles versus munitions à blancâ–ºD'un point de vue technique, la bévue semble ahurissante d'après Le Figaro, car commise par un sous-officier confirmé. Les munitions réelles et à blanc se distinguent suffisamment pour ne pas être confondues. La munition réelle est contenue dans un "étui couleur kaki et son ogive effilée à l'aspect cuivré est plus lourd que la cartouche d'exercice couleur aluminium, marquée de blanc". (>Source : Le Figaro ; Photo : Ouest France)

VIDEO 2 (03'51'') Voilà à quoi les portes ouvertes de la veille ressemblaient. Le samedi 28 juin, il aurait du en être de même : une cérémonie sans incident.
â–ºAu lendemain du drame, Nicolas Sarkozy a rendu visite aux victimes qui séjournaient à l'hôpital Antoine Gayraud de Carcassonne. Le président de la République, qui est aussi le chef des armées, s'est dit "consterné par ce que s'est passé". "Il y a eu des négligences inacceptables. Elles devront être sanctionnées" a ajouté le chef de l'Etat. Un sentence plus ferme que celle du procureur. Trop souvent accusé d'outrepasser ses fonctions, Nicolas Sarkozy a nuancé ses propos: "C'est au procureur de la République de dire ce qui s'est passé. Mais, avec le ministre de la Défense, nous sommes décidés à tirer les conséquences, s'agissant des responsabilités administratives". Et de conclure : "Pour le reste, tout ceci traduit quand même des dysfonctionnements et des négligences absolument inacceptables. En tant que président de la République, chef des Armées, ni le ministre de la Défense, ni moi, nous ne pouvions accepter ce qui s'est passé. C'est d'une très grande gravité". (>Source : 20 minutes)

VIDEO 3 (01'04'') et VIDEO 4 (01'01'') L'intervention de Nicolas Sarkozy face aux caméras, à Carcassonne. Le président semble manquer d'inspiration, ou bien est-ce l'émotion (le président est un être humain comme les autres >> voir article DSS).
 

Bruno Cucheâ–ºUne intervention qui n'a pas tardé à porter ses fruits. L'Élysée vient d'annoncer via un communiqué, que le chef de l'état-major de l'armée de terre, Bruno Cuche, a démissionné à la suite de la fusillade. Une démission acceptée par Nicolas Sarkozy. Le communiqué officiel précise : "Le Président de la République, comme il l'a annoncé, suit avec attention les différentes enquêtes en cours (...).
Il entend que les armées en tirent toutes les conséquences quant à leur organisation et leur fonctionnement".(>Source : site Elysée)  Un déterminisme repris par le ministère de la Défense, qui affirme que le drame de Carcassonne "fait apparaître dès à présent des manquements graves dans l'utilisation des munitions et la sécurité des démonstrations lors des journées portes ouvertes dans les régiments". (>Source : ministère de la Défense nationale).



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[+/-]  Le 19 septembre 2008 - 13:16 Serge BOUILLON a dit :

Ce qui est absolument sidérant, c'est que ce sont les mêmes pieds nickelés (le 3ème RPIMA de Carcassone)qui vont partir en relève du 8ème en Afghanistan. A pleurer de rire (ou de désespoir)

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