web stats analysis
De source sûre : La rafle du Vélib

 
source :
http://www.wikio.fr/politique

La rafle du Vélib
PEDALE DOUCE
10 648 bicyclettes de plus sillonnent les rues de la capitale depuis que Vélib a été mis en place, ralliant 1,5 million de parisiens et de touristes en deux mois. Ils viennent s'ajouter aux 40 000 autres vélos, aux 100 000 motos et scooters et aux 700 000 voitures. Bref, c'est le phénomène touristique français de l'été, tout le monde s'en sert, tout le monde en parle, personne ne s'en plaint et Bertrand Delanoë pourrait bien être réélu en janvier 2008 grâce aux Velib. Autre grand bénéficiaire inattendu, JCDecaux, longtemps synonyme de chiraquisme parisien, qui a su éloigner la concurrence et mettre la mains sur une mine : moyennant 100% de l'investissement de 80 millions d'euros, il pense réaliser 60 millions d'euros de chiffre d'affaire publicitaire annuel. Mais tout n'est pas rose : l'été est fini et les chauffards parisiens rentrent ce week-end. A la mairie, on prie pour qu'il n'y ait pas trop de morts en Velib avant les municipales. Pour en (sa)voir vraiment beaucoup plus, grimpez sur la nouvelle mascotte parisienne.
+ 6 VIDEOS
Le Vélib
Comment ça marche ?
Pour emprunter un Vélib, il faut avoir au moins 14 ans. Côté porte-monnaie, il vous en coûtera 1 euro l'abonnement pour la journée, 5 euros pour la semaine ou 29 euros l'année, le vélo est utilisable gratuitement pendant la première demi-heure, les tarifs étant modulés progressivement ensuite en fonction de la durée.
VIDEO 1 (2'04)   Comment emprunter un Vélib ? 20minutes.fr a suivi un utilisateur dans sa quête du vélo gris.


> Libération vous donne le mode d'emploi du Vélib.
> Louis Naugès, un blogueur, raconte sa première expérience
Vélib.
> Le
Vélib permet une nouvelle approche de la ville. Sans être une véritable alternative à la voiture, le vélo à Paris est surtout un bon moyen d'éviter les métros et les bus bondés. Une alternative au transport en commun déjà existant. (lexpress.fr)
> "Une station tous les 300 mètres". La promesse est alléchante mais pas forcément évidente à tenir dans une ville qui compte tant de monuments historiques. (lexpress.fr)
> Le plan des stations
Vélib de la capitale.
 
Qui finance ?
> C'est JC Decaux, par l'intermédiaire de sa filliale Somupi, qui a investi 80 millions d'euros dans la mise en place et l'exploitation de
Vélib à Paris. En échange, JC Decaux peut exploiter les 1628 nouveaux espaces publicitaires qui devraient lui rapporter 60 millions d'euros par an. (AFP via webmember.com)
> A Paris depuis 1976, Decaux avait un bail de 30 ans pour l'exploitation des espaces publicitaires. En 2006, la mairie de Paris a donc lancé un appel d'offre pour l'exploitation des 2000 panneaux publicitaires et la création d'un service de vélo en ville. C'est Clear Channel (le concurrent américain de JC Decaux) qui était en passe de  remporter l'appel d'offre avant que le recours en justice de Decaux pour "
non-respect de règles de publicité et de mise en concurrence" auxquelles sont soumis les marchés publics. La justice a retenu le motif invoqué par JC Decaux qui a remporté le marché. (lepoint.fr)

VIDEO 2 (6'00) : Feu le magazine Culture Pub expliquait les dessous de l'affichage publicitaire dans les villes.


Un enjeu politique
A moins d'un an des municipales, le Vélib est un excellent coup politique pour Bertrand Delanoë. Personne ne peut s'opposer à un tel projet : Le vélo, c'est bon pour la santé et ça ne pollue pas. Autre avantage, le Vélib pourrait devenir le symbole tant recherché de la politique de transport mis en place par la gauche à Paris, bien moins gênant que les couloirs de bus tant décriés.
> Même Le Figaro parle du succès politique de Bertrand Delanoë et du micro-climat qui touche la gauche parisienne. Dans la capitale, la droite est sans parade face au dispositif Vélib.
> Comme le note Yves Thréard, éditorialiste au Figaro, les sujets ne manquent pas pour attaquer la gestion socialiste de la ville. Pourtant, l'opposition et Françoise de Panafieu (députée-maire du XVIIème arrondissement, investie par l'UMP pour être candidate aux élections municipales de 2008), n'arrivent pas à se faire entendre.
> La droite parisienne est en proie aux divisions. Bernard Debré, député UMP de Paris voudrait prendre la place de Panafieu aux municipales de 2008. Pour lui, sa candidature est vouée à l'échec. (JDD.fr)
> "On ne reviendra pas sur le choix des adhérents de l'UMP. Ce point-là est réglé" rétorque Panafieu qui ne veut pas être victime comme en 2001 des divisions de son propre camp. A l'époque, elle s'était retirée au profit de Philippe Seguin. (lesechos.fr)

VIDEO 3 et 4  (2'52) et (1'19) A gauche, Bertrand Delanoë lors du lancement du Vélib. Autosatisfaction et exploitation politique. A droite, Bertrand Delanoë et Roselyne Bachelot (ministre des Sports) lors de l'arrivée du tour de France à Paris.



Les critiques sont rares

> Premières victimes du Vélib, les loueurs de vélos. Ils se retrouvent en concurrence direct avec le Vélib pour les trajets courts, même si pour une ballade longue, ils restent compétitif. (libération.fr)
> Pour Syrine Catahier, écolo ralliée au Modem de François Bayrou, l'argument de baisse de la pollution ne tient pas une seconde. Démonstration. (jean-marcpasquet.rsfblog.org)
> Vélorution, une association qui milite pour la petite reine dénonce ce qu'ils appellent les "Vépubs, vélos sous-marins de l’Empire publicitaire".
> Un blogueur a décidé de prendre la tête de la contestation anti-Vélib en créant un blog dédié à cette lutte. Le malheureux n'a recueilli qu'un commentaire pour lui expliquer les faiblesses de son raisonnement.
> Cet autre blogueur a loué un Vélib. Il dit avoir passé 45 minutes dans la peau d'un con.
> Isaac, blogueur, lance une pétition anti-Vélib. Pour lui, Delanoë est "le roi du clientélisme".
> Philippe, un rédacteur d'Agoravox parmis d'autres, regrette le design "fade" du Vélib.
> Jean-Nicolas Reyt, du webzine third magazine  s'inquiète quant à lui de la cohabitation avec les automobilistes.

VIDEO 5 (0'34)
Street Reporter, un nouveau site d'information participatif est allé demander à Noël Mamère, qui axe une partie de sa comunication sur son côté écolo et Georges Tron, ex-directeur de Cabinet d'Edouard Balladur s'ils iraient en vélo à l'Assemblée. L'un des deux confesse ne pas aimer le vélo.  Devinez lequel. Et pour revoir l'affaire du vélo de Noël Mamère, c'est ici

Et ailleurs ?
Depuis 1998, 200 vélos en libre-service disponible à Rennes, ville française pionnière en la matière. Ils sont gratuits pour deux heures. A Lyon, depuis 2005, un service de vélo à la carte moyennant 5 euros par an est disponible. A la Rochelle, les vélos jaunes existent depuis 1974. En septembre 2005, la ville a lancé 350 vélos en libre-service. Du côté d'Orléans, pour 15 euros annuels, 300 vélos sont disponibles. A Aix en provence, les 200 "v'hellos" sont utilisables pour 25 euros par an. Toulouse, Besançon, Mulhouse, et Marseille devraient suivre. Par ailleurs, la banlieue proche de Paris est aussi séduite par l'idée de vélo en libre service.
 > Beaucoup de banlieusards travaillent à Paris et s'y rendraient bien en vélo. La mairie de Vincennes a signifié à JC Decaux qu'elle souhaitait une extension du système (plusnews.com)
> L'association "la périféerique", dans une tribune publiée sur libération.fr souhaiterait voir le dispositif Vélib s'étendre à la banlieue. Cela serait l'occasion de créer les prémices d'un grand Paris.
> Le Vélib étendu à la petite couronne parisienne serait aussi un bon moyen de remédier aux difficultés de transport inter-banlieues. (france3.fr)
> 1000 vélos sur 130 stations seront disponible à Marseille en automne prochain. L'abonnement annuel coutera 25 euros. (cyclocity.com).
> Ken Livingstone, le maire de Londres,  pense aussi à mettre des vélos en libre service dans sa ville. Il a découvert le Vélib lors de l'arrivée du Tour de France à Paris. "Se déplacer à vélo est propre, rapide, et est un  moyen pas cher de se déplacer à Londres".  (cyclingweekly.com)
> Montréal n'a pas encore de système vraiment comparable au notre. Pourtant, le vélo en libre service existe là-bas. Mais il est financé par les entreprises qui ont chacune leur propre parc de vélos mis à la disposition de leurs employés. (voyagezfuté.ca)
> A Prague, en République Tchèque, le système existe mais n'est pas très développé. (a-tout-prague.com)
IMAGES  Les vélos libre service de Rennes, Lyon et La Rochelle.
Le Vélo libre service de Rennes
Station de vélos en libre service à Lyon Station de Vélos à La Rochelle

VIDEO 6
  (2'42)
Ces amateurs de freeride (passer partout et faire des figures avec un vélo) ont voulu démontré que le Vélib était maniable malgré ses 22 kilos.
La circulation à Paris en chiffres
Pour avoir une vision générale des transports à Paris, voici des extraits du rapport de l'observatoire des déplacements 2006.
circulation paris velo
 > Le nombre de passages à Vélo sur les points d'observations de la capitale (38  au total) sur différentes journées depuis octobre 2002.

> 114 kilomètres de pistes cyclables ont été construites à Paris depuis l'arrivée de Bertrand Delanoë à la tête de la capitale. 

> Il y a 63% de vélos supplémentaires par rapport à 1997. La circulation en volé est plus importante aux mois d'avril et de septembre.

> Le nombre de motos et de scooters circulant à Paris a augmenté de 20% depuis 2002.

> La courbe du haut (en rouge) représente les voitures particulières. La courbe bleue les camions et camionnettes. En 2006, 688 000 véhicules personnels sont immatriculés à Paris.

> La courbe bleue représente le traffic d'un jour ouvrable, la courbe rouge, le trafic cumulés des deux jours de week end. A noter le croisement des courbes en 97.

Source : Mairie de Paris. Observatoire des déplacements. Rapport disponible en PDF.

[+/-]  Le 17 août 2007 - 17:07 balmeyer a dit :

Voilà un dossier "bien troussé" ! Dommage que le site d'inscription soit planté depuis ce matin...
http://www.velib.paris.fr/

Je me trouve comme une nouille avec mon RIB à la main :)

[+/-]  Le 17 août 2007 - 17:10 balmeyer a dit :

Juste une remarque, je sais pas si le jeu de mot sur la "rafle" est du meilleur goût... Enfin bon, c'est votre article lu ic mêem ce matin qui influence cette remarque...

http://desourcesure.com/guerreterrorisme/2007/08/mort_dun_barbare_nazi.php

[+/-]  Le 18 août 2007 - 17:12 Elkaim David a dit :

Même remarque que le commentaire précédent. Franchement, mettre sur le même plan les déportés juifs français et un tas de ferraille, c'est d'une indignité rare et d'un mauvais goût certain. Pas étonnant, vu le concept de votre site, qui traite toutes les infos de la même manière...

[+/-]  Le 21 août 2007 - 19:14 patrice de méritens a dit :

Votre titre "la rafle du vélib" est malheureusement obscène. Un tout petit peu de réflexion devrait vous en convaincre.
Amicalement à vous.

[+/-]  Le 22 août 2007 - 8:53 Johan a dit :

Hello, merci d'avoir mis notre en ligne notre vidéo de l'ex dir cab' de Ballur sur : "J'aime pas le vélo". Mais ça serait chouette de mettre le lien qui pointe directement vers notre site et l'article qui va avec. Mais bon, ça va pour cette fois ;-)
http://www.streetreporters.net/views/140

[+/-]  Le 22 août 2007 - 13:20 Passant a dit :

Dossier super intéressant, vraiment dommage qu'il soit titré d'une façon aussi douteuse. La rafle du Vel d'Hiv vous semble un sujet de calembour facile?

[+/-]  Le 3 septembre 2007 - 19:14 Lili a dit :

Vraiment navrant ce jeu de mot des plus douteux et témoignant d'une rare bêtise, il y a des endroits que l'on respecte.

[+/-]  Le 30 août 2008 - 10:22 ENAULT Isabelle a dit :

vous avez oublie un point tres important de la rafle : velib rackette les utilisateurs en pretextant des velos mal racroches et en zappant des horaires quant vous l utilisez 4 fois par jour ... et la, le 9h30 13h00 14h00 19h00 devient 9h30 14h00 soit 35 euros ... par jour ...la caution de 150 euros qui ne devait pas etre debitee, est finalement debitee : 150 euros ... cher le velib ... moi j en suis a 250 euros sur 2 mois et 2 lettres recommandees .... si quelqu un peut me dire comment attaquer en justice ...

Poster un commentaire

Votre commentaire sera porté à la connaissance de l'auteur.





TrackBacks