|
|
 |
| |
Revues de presse
réalisées par :
|
|
â–ºC'EST PAS LE PIED +12 VIDEOS
Un bourrage d'urne à la sauce catalane. Le président du bureau de vote (n°4) de Perpignan pris en flagrant délit de fraude électorale a été mis en examen. Dimanche, il avait essayé d'introduire des bulletins de vote en faveur du maire sortant Jean-Paul Alduy (UMP) pour le second tour des élections municipales. Après avoir été repéré par ses assesseurs, il avait tenté de se débarrasser d'une dizaine de bulletins qu'il avait planqué dans ses chaussettes. "Détail" : le fraudeur est le frère d'un conseiller municipal et futur adjoint de quartier... L'affaire provoque de vives réactions à Perpignan. Le moral dans les chaussettes après une courte défaite de 574 voix, la liste PS-Modem menée Jacqueline Amiel-Donat estime qu'il ne s'agirait là que de la partie émergée de l'iceberg. La candidate socialiste prétend avoir fait relever (avec une équipe de juristes) "plus de 250 irrégularités" ("des procurations de personnes décédées et même celle d'une personne qui n'est pas encore née"). Munis de chaussettes, des centaines de Perpignanais manifestent tous les soirs devant l'Hôtel de ville pour demander l'annulation de l'élection et critiquer la dynastie Alduy (50 ans de "règne" de père en fils). Droit dans ses chaussettes ses bottes, le maire sortant répète à qui veut l'entendre qu'il est "totalement transparent" et porte plainte contre la candidate PS pour " diffamation publique" après qu'elle ait parlé de " fraudes généralisées". Les chaussettes cachent-elles d'autres linges sales?
â–ºLAURENT MACABIES / DSS
â–ºPhoto tirée de mylittlebuzz.com.

Vous saurez tout sur la révolution des chaussettes et les bourrages d'urnes sous la flèche.
|
VIDEO 1 (1'29) L'Indépendant (quotidien des Pyrénées Orientales et de l'Aude) met en ligne des reportages vidéos sur le web. L'affaire de la chaussette est séparée en 4 épisodes. Cette première vidéo montre le dépouillement en compagnie de l'union tricéphale qui réunit Jacqueline Amiel-Donat (PS), Jean Codognès (PS) et Clotilde Ripoul (Modem). La journaliste Corinne Sabouraud était présente lorsque Jean Codognès apprend qu'il y aurait un flagrant délit de fraude électorale.
VIDEO 2 (1'43) L'Indépendant était à l'école Léon Blum lorsque "l'homme à la chaussette" est interpelé par la police.
VIDEO 3 (2'01) Deux heures après le dépouillement, Jean-Paul Alduy s'exprime. Avec de grands gestes, il explique qu'il y avait "peut-être une certaine manipulation de l'information" qui "ne [lui] permettait pas de s'exprimer". Il parle aussi de "groupuscules manipulés par leur leader". Le sénateur UMP tente de minimiser l'affaire pendant que, devant l'hôtel de ville, son adversaire Jacqueline Amiel-Donat en appelle aux manifestations.
VIDEO 4 (2'52) Un témoin raconte au président du Conseil Général Christian Bourquin (PS) la scène qui a conduit à la fouille du bureau de vote n°4. Devant les sympathisants, Bourquin appelle haut et fort à la démission de Jean-Paul Alduy et parle de "magouille organisée". Il souhaite de nouvelles élections. Vidéo réalisée par prestasudvideo.
VIDEO 5 (1'30) Jean-Paul Alduy menace aussi de porter plainte. "J'ai gagné cette élection de la manière la plus claire qui soit" et "je considère que j'ai un énorme préjudice en tant que candidat", explique sur iTélévision le maire sortant.
VIDEO 6 (1'53) "A Perpignan, les chaussettes ne se cachent plus", indique l'envoyé spécial pour France 2 (du 18/03/08). Par la voix de son avocat, le président du bureau de vote qui a été mis en examen "dit avoir agit de sa propre initiative, sans aucune volonté de fraude". Il plaide la panique après avoir constaté qu'il avait plus de bulletins que de votants.
VIDEO 7 (4'04) Depuis deux jours, l'opposition se masse devant l'hôtel de ville. Les socialistes Jean Codognès et Jacqueline Amiel-Donat demandent à être reçus par la préfecture au son des "République bannanière!". Sans succès pour le moment. Un témoin qui était au bureau de vote n°4 raconte ce qu'il a vu. Vidéo de L'Hebdo Catalan mise en ligne par lepapillon66.
VIDEO 8 (2'03) "J'estime qu'il faudrait tous les fusiller". "La France va rigoler maintenant, quand on va parler de Perpignan, on va nous prendre pour des marchands de chaussettes"... Les habitants interviewés par France 2 (du 17/03/08), sont très mécontents et le font savoir. On est proche du "Tous pourris".
â–ºL'éditorialiste Bernard Revel évoque ce scandale qui remet Perpignan à la Une de tous les médias comme auparavant les émeutes il y a 3 ans. Le journaliste rapelle aussi les propos assez démesurés de chacun.
> Jacqueline Amiel-Donat : "un système mafieux".
> Christian Bourquin : "Honte de la République".
> Georges Frêche (président du Conseil régional) : compare Perpignan à un "musée de la fraude".
> Jean-Paul Alduy : "On a voulu mettre la ville à feu et à sang", "des méthodes putschistes".
â–ºJacqueline Amiel-Donat a lancé un appel à témoins. La candidate PS demande "à tous ceux qui ont assisté à des fraudes" de déposer leur témoignage (lefigaro.fr du 19/03/08). Professeur de droit et avocate, elle garantit que les témoins peuvent rester anonymes "pour se mettre à l'abri d'éventuelles représailles".
â–ºD'après L'indépendant, la campagne de Jean-Paul Alduy a été très mauvaise. Crédité de 23 points d'avance il y a deux mois, le maire sortant a été réélu d'extrême justesse. Le quotidien (du 19/03/08) rappelle les "5 gros couacs de sa campagne".
Fraudes en stock
â–º Le "Centre du monde" (d'après Salvador Dali), n'est pas le seul endroit où des soupçons de fraude électorale pèsent sur le scrutin. A Marseille, le socialiste Patrick Mennucci a directement mis en cause la validité du résultat du 3ème secteur de la ville. "Je pense qu'il y a un certain nombre de faux électeurs inscrits, des gens qui habitent dans le Var. On a un certain nombre de choses qu'on fera valoir", a-t-il déclaré (lefigaro.fr du 17/03/08). Mennucci compte déposer un recours après avoir éplucher les listes électorales. La veille, Jean-Noël Guérini (PS) estimait qu'il y avait "au moins 1.000 fausses inscriptions" dans ce secteur clé. A Asnières, c'est le maire sortant UMP qui a dénoncé "de graves irrégularités" durant la campagne et annoncé qu'il déposerait un recours pour faire annuler le vote.
VIDEOS 9 et 10 (7'38 et 4'05) Les électeurs de 82 communes se sont servis de machines à voter pendant les dernières municipales. Bakchich.info (11/03/08) montre à quel point ce système (encouragé par Nicolas Sarkozy lorsqu'il était ministre de l'Intérieur) est très peu fiable et qu'il est même possible de pirater ces machines.
VIDEO 11 (1'05) Lors des élections législatives russes de décembre dernier, le parti de Poutine "Russie Unie" avait récolté 64,1% des suffrages. Une victoire écrasante qui avait été très fortement suspectée de multiples fraudes. Cette vidéo, mise en ligne par Smena, une organisation de "L'autre Russie" (le parti d'opposition mené par Gary Kasparov), montre une femme, surveillée par des policiers, qui est en train de glisser une dizaine de bulletins dans l'urne d'un bureau de vote de Moscou. Aucune télévision russe n'a souhaité la diffuser. Détails sur ce bourrage d'urne à la russe sur DSS.
VIDEO 12 (6'32) L'une des fraudes électorales les plus scandaleuses. Lors des élections législatives et municipales de 1997, l'ancien président algérien Lamine Zéroual (wikibio) ne se gêne pas pour faire rajouter des bulletins de son parti dans les urnes devant les caméras de télévision.
|
|
Poster un commentaire