Cette situation irrégulière a débuté le 17 juin 2007, lorsque Gérard Gaudron a été élu député, rapporte Le Canard Enchaîné dans son édition du 20 février qui a fait grand bruit. D'après l'hebdomadaire, il a ainsi perçu chaque mois un total de 12.500 euros brut, dont 1.500 au titre des allocations chômage. Déjà à la tête de la mairie d'Aulnay-sous-Bois, il restait jusque là dans la légalité puisqu'il n'est pas interdit aux élus locaux de bénéficier de ces prestations. Mais les députés ne suivent pas le même régime et en sont informés en début de mandat.
Le parlementaire est d'ailleurs bien placé pour juger du caractère abusif de sa position puisqu'il a signé, aux côtés d'une partie du groupe UMP à l'Assemblée Nationale, une "proposition de résolution" demandant la mise en place d'une "commission d'enquête sur les fraudes aux prestations et aux prélèvements sociaux", en novembre dernier.
►Gérard Gaudron a reconnu les faits, mais s'est engagé à rembourser les sommes qu'il a illégalement perçues, selon Le Parisien. Lettres à l'appui, il a précisé au Canard Enchaîné avoir "écrit deux fois, à l'automne dernier, pour dire qu'il ne (souhaitait) plus bénéficier des allocations". Mais aucune initiative de sa part n'a suivi cette déclaration d'intention.
 ► Face à la publication dans la presse de cette affaire, Gérard Gaudron a dénoncé une "manœuvre politique", comme le signalent Le Nouvel Observateur et France 2. À trois semaines des élections municipales, où il se présentera à sa succession, le maire d'Aulnay-sous-Bois considère que cette révélation est destinée à le "salir". Faut oser, non ?
VIDEO 1 (1'54) Soutien de Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle, Gérard Gaudron a (mal) réagi au score obtenu dans sa commune par Ségolène Royal, le 6 mai 2007. La candidate socialiste avait alors récolté 54,5% des voix à Aulnay-sous-Bois, dont les habitants votaient à droite depuis 25 ans. Pour lui, ce n'est pas son action qui a été sanctionnée.
VIDEO 2 (7'11) Gérard Gaudron n'est pas le seul à avoir été pointé du doigt en matière d'utilisation de biens publics. À l'automne dernier, l'antipathique Jean-Paul Bolufer (directeur de cabinet du ministre du Logement et de la Ville, Christine Boutin) a été éjecté de son poste pour avoir occupé un logement de la Ville de Paris en payant un loyer à un prix très très très très inférieur à ceux du marché. Citant l'Evangile, l'intéressé invite sur France 2 ses détracteurs à balayer devant leur porte. "Que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre", proteste-t-il. Le lecteur jugera du caractère catholique de la réplique et en attendant, souhaitons-lui une malheureuse pré-retraite imméritée.
►Quoi ?! Vous n'habitez pas dans une habitation à loyers magouillés
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