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Revues de presse
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RAP + POLITIQUE
"Les rapports du ministère de l'Intérieur ne feront jamais état des centaines de nos frères abattus par les forces de police sans qu'aucun des assassins n'ait été inquiété". Pour ces mots publiés dans un magazine gratuit qu'édite le groupe la Rumeur en 2002, Hamé, l'un des chanteurs du groupe est accusé par le ministère de l'interieur de "porter atteinte à l'honneur et à la considération de la police nationale". A l'époque, le ministre s'appelle... Nicolas Sarkozy. En 2002, il porte plainte. Relaxe. Il fait appel. Le 23 juin 2006, la Cour d'Appel de Paris confirme la relaxe du groupe dans cette affaire. Le ministère de l'Intérieur saisit alors la Cour de Cassation qui annule la relaxe d'Hamé. Affaire en cours... Celui-ci s'est défendu tout au long de ses procès en expliquant que ses mots faisaient références à différents "assassinats" perpétrés par des policiers comme le massacre du 17 octobre 1961 (wikitopo), où des Algériens qui manifestaient pacifiquement à Paris avaient été balancés à la Seine par les forces de police dirigées à l'époque par Maurice Papon. Le rappeur faisait aussi référence, dans le passage incriminé, au décès de Malik Oussekine, tabassé à mort par des policiers en 1986 lors de manifestations étudiantes. (wikitopo). Le nouveau procès en appel s'ouvrira début 2008.
VIDEO A l'époque du premier procès, après les réquisitions du procureur qui avait demandé la relaxe, le groupe la Rumeur était venu sur le plateau de "On ne peut pas plaire à tout le monde". Le dialogue fut difficile, le groupe étant constamment coupé par Marc-Olivier Fogiel et agressé par Danièle Evenou qui ferait mieux de se taire parfois.
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| VIDEO 2 Voici l'objet du délit. C'est un montage non-officiel de la chanson "La France". |
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| VIDEO 3 Dans leur troisième album, Sniper revient dans une chanson intitulé " La France, itinéraire d'une polémique" sur celle qu'avait sucitée leur chanson. Ils donnent leur point de vue sur l'affaire : "Messieurs, comprenez le sens de notre discours, ne pas confondre un appel au meutre et un appel au secours". Ils montrent aussi comment l'affaire a été récupérée à des fins politique par Nadine Morano (député de Moselle) puis par Nicolas Sarkozy. A la base, c'est le groupuscule d'extrême droite "Jeunesse identitaire" qui faisait campagne contre Sniper. En réponse, Sniper précise : " les mots ne sont pas des actes, pourtant, eux ont voulu fumer (tuer, ndlr) Chirac." Ils font ici référence à Maxime Brunerie, le jeune homme qui avait tirer sur Chirac lors d'un défilé du 14 juillet 2002 et qui appartenait à "Jeunesse identitaire". |
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Le rap, responsable des émeutes de 2005? |
La subversivité, n'est pas réservé au rap, les procès souvent
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> "Je suis un déserteur, de ton armée de glands, de ton troupeau d'branleurs, ils n'auront pas ma peau, toucheront pas à mes cheveux, j'saluerai pas l'drapeau". Le texte est de Renaud, dans la chanson "Déserteur". On pourrait très bien estimer que ce texte "porte atteinte à l'honneur et à la considération de l'armée". Pourtant, cette chanson n'a pas valu de procès à son auteur.
> "Y a même des flics qui me saluent, qui veulent que j' signe dans leurs calots. Moi j' crache dedans, et j' cris bien haut Qu' le bleu marine me fait gerber, Qu' j'aime pas l' travail, la justice et l'armée. C'est pas demain qu'on m' verra marcher avec les connards qui vont aux urnes, Choisir celui qui les f'ra crever. Moi, ces jours là, j' reste dans ma turne. Rien à foutre de la lutte de crasse, Tous les systèmes sont dégueulasses ! J' peux pas encaisser les drapeaux, quoi que le noir soit le plus beau. La Marseillaise, même en reggae, Ça m'a toujours fait dégueuler. Les marches militaires, ça m' déglingue Et votr' République, moi j' la tringle, Mais bordel ! Où c'est qu' j'ai mis mon flingue ?".
> "Ils sont pas lourds, en février,à se souvenir de Charonne,des matraqueurs assermentés qui fignolèrent leur besogne,la France est un pays de flics,à tous les coins d'rue y'en a 100,pour faire règner l'ordre public ils assassinent impunément." (extrait de la chanson Héxagone, de Renaud)
Toujours Renaud, dans sa chanson " Où c'est qu' j'ai mis mon flingue." Là aussi, on peut estimer qu'il porte atteinte à l'honneur de la police et de l'armée. Pourtant, ni procès, ni discussion à l'Assemblée Nationale. Renaud veut tringler la République, mais quand Monsieur R (rappeur) déclare dans une de ses chansons : "Je baiserai la France jusqu'a ce qu'elle m'aime", Il a le droit à un procès (et à un acquittement). Quand même.
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| VIDEO 4 Envoyé Spécial s'est intéressé au rap pendant la campagne de dénigrement que menait François Grosdidier. Le travail de ces journalistes permet d'avoir un état des lieux du milieu rap en France, qu'il soit subversif ou non. |
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vive sarkozy degagez bande de racailles vous allez mourir enprison au bagne !
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