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Il y a deux ans, Nicolas Hulot s'est fâché tout rouge : si les principaux candidats ne garantissaient pas de grandes mesures, il se présenterait lui-même à la présidentielle de 2007. Dans son pacte écologique que Nicolas Sarkozy a signé, figuraient "5 mesures plus concrètes applicables techniquement et juridiquement dès le début du mandat du nouveau Président de la République". La première, la création d'un poste de vice-premier ministre chargé du développement durable, reste au fond des oubliettes de l'Elysée. La taxe carbone est toujours "à l'étude" et a été fermement critiquée par Ségolène Royal récemment (alors que la socialiste s'était empressée de signer le pacte). Les trois autres mesures applicables "dès le début du mandat" restent au stade de projet.
Dans les années 70, les après-midi des écologistes étant vraiment... écolos. Candidat à la présidentielle de 1974, René Dumont a permis aux journalistes qui l'ont suivi de passer une journée vraiment bucolique. Tous les clichés y passent pour montrer comment prendre soin de la planète : conférence de presse transformé en pique-nique, meeting champêtre et même sieste dans l'herbe devant les caméras. "Si nous continuons [...] nous allons vers l'effondrement total de notre planète vers le milieu du siècle prochain", annonçait le fondateur du Mouvement écologique et d'Attac. René Dumont n'obtiendra que 1,32% des votes mais aura pour la première fois fait connaître l'écologie en France.
"La voiture, ça pollue et ça rend con", dit-il après une bonne séance à bicyclette. Moins cocasse quand même que le Vert Noël Mamère jurant devant Karl Zéro qu'il n'accepterait jamais la voiture dans Paris... avant d'entrer dans son véhicule.
L'idée de la création d'un ministère de l'Environnement vient de Georges Pompidou en 1971. A l'époque de "Poupou", la France était le seul pays à compter un ministre de l'Environnement. L'ancien premier ministre du général de Gaulle avait alors parlé d'une "morale de l'environnement". Mais, pour lui, pas question que la sauvegarde de l'environnement ne se fasse au détriment de la productivité.
"Evidémment le progrès économique est compatible avec l'environnement", disait-il. "Ce n'est simplement pas le même environnement qu'avant".
Dans cette séquence de l'émission "La France défigurée", Pompidou expose sa conception du problème environnemental. On remarque qu'à l'époque, la préoccupation principale des dirigeants sur l'écologie n'avait rien à voir avec l'actuelle. Il s'agissait surtout de se pencher sur des critères esthétiques : "A partir du moment où on met une usine, ce n'est pas la même chose que lorsqu'il y avait une bergerie. Mais ça n'est pas forcément plus laid".
"On n'arrêtera pas le progrès parce que les hommes le veulent, parce qu'ils en ont besoin et qu'on n'a jamais rien arrêté dans ce domaine", prophétisait le président de la France.
Sommet de Johannesbourg en 2002. "La planète aujourd'hui se dégrade à un rythme plus rapide que sa génération", avait regretté Jacques Chirac avant le sommet de Johannesbourg en 2002. Comme Sarkozy aujourd'hui, Chichi fanfaronnait : "J'ai profité du sommet du G8 au Canada pour mobiliser tout le monde".
Une fois de plus, le rendez-vous de Johannesbourg était celui "de la dernière chance": "Nous ne pouvons pas assumer un échec au sommet de Johannesbourg". Mais, là encore, les américains "sont en retrait"...
Invité du 12/13 sur France 3 en 2006, Yann Arthus-Bertrand se montrait, lui, plutôt optimiste. "Les Etats-Unis sont en train de se réveiller alors qu'ils étaient les pires", avançait l'auteur du documentaire "Home". Le réveil fantasmé par YAB venait du film "Une vérité qui dérange" d'Al Gore.
Les pires ? Surtout lors du sommet de Kyoto en décembre 1997. Les USA n'avait même pas ratifié le protocole signé par 175 pays. "Il représente le pays le plus pollueur de la planète, le succès ou l'échec de la conférence de Kyoto dépend de cet homme", présentait l'envoyé spécial de France 2... le vice-président Al Gore. Son discours très frileux avait été traité de "pas sérieux" par les pays européens qui promettaient une réduction des émissions de CO2. Voir aussi "Les billets verts d'Al Gore" sur Bakchich Hebdo n°11 (du mercredi 2 décembre au 8 décembre).
10 ans plus tard, et après de nombreux investissements dans "l'économie verte" (qui ont fait passer sa fortune personnelle de 2 à plus de cent millions de dollars), le Prix Nobel de la Paix 2007 est considéré comme le messie qui va sauver la terre. Lors du concert géant "Live Aid" en juillet 2007.
Devant la Maison Blanche, Al Gore a demandé à son pays de signer le traité de Kyoto.
"L'apôtre de la lutte contre le changement climatique" (comme le surnomme les journalistes de France 2) est quand même plus à l'aise pour donner des leçons.
â–ºPar Laurent Macabies
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Que de scepticisme dans cet article...
Les choses avancent... moins vite qu'il le faudrait mais elles avancent.
Pourquoi toujours s'en prendre à ceux qui essayent de faire bouger le schmilblick plutôt qu'à ceux qui empêchent et bloquent de toutes leurs forces? Petit aéropage de personnalités et orgnaisations bien désagréables: Georges Bush, Claude Allègre, Pallin, l'arabie saoudite, total, areva, exxon... la liste est tellement longue.
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