ECOLOGIE Pour une fois, les Evangélistes vont appuyer sur l'accélérateur. Ils viennent de co-signer un appel de scientifiques décidés à sauver le monde. La politique écologique américaine devrait en être largement modifiée et Bush se trouve désormais pris entre ses deux plus puisants lobbies : les pétroliers et les religieux. Mais méfiance, quand la religion fait de l'écologie...
Avec ses 30 millions de fidèles globalement inquiétants, le mouvement chrétien évangélique a rejoint un groupe d'importants scientifiques dont un Prix Nobel, Eric Chivian, et le principal climatologue de la NASA, James Hansen. Leur message est clair : travailler ensemble pour inverser la dégradation actuelle de l'environnement. Autrement dit, s'intéresser à la question pendant que le monde entier est en train de prendre des mesures concrètes. "Préserver le précieux cadeau offert à tous est un devoir moral que partagent scientifiques et évangélistes", a déclaré Eric Chivian, directeur du centre d'étude de la santé et de l'environnement à l'université de Harvard. "L'environnement n'est pas républicain, démocrate, progressiste ou conservateur, voire religieux ou laïque, nous respirons tous le même air et buvons la même eau", a t-il conclu sans risque. Si les Etats-Unis ont refusé de signer le Protocole de Kyoto, l'ensemble de l'opinion américaine est pourtant mobilisée depuis, notamment, la diffusion du film d'Al Gore, "Une Vérité qui dérange". Hasard du calendrier ou trop forte pression, Bush se prononce enfin sur les questions environnementales. Ce qui ressemble à un engagement intervient une semaine seulement après le cri d'alarme lancé à l'unisson par cette grande coalition de scientifiques et d'évangélistes. > Les détails en VF dans le Devoir
> Pour surveiller les évangélistes qui se mobilisent
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