Vincent Peillon serait-il en train de mettre de l'eau dans son vin ? Alors que son divorce avec Ségolène Royal semblait consommé, ses nouvelles déclarations sonnent comme des mots d'excuse.
L'eurodéputé n'a pas digéré la venue surprise de la présidente de la région Poitou-Charente à Dijon le 14 novembre pour le rassemblement qu'il organisait Et les deux anciens compagnons de route se disputent la tête de L'espoir à gauche, courant majoritaire au sein du PS. Mais Peillon fait un pas vers l'apaisement...
Invité au 7/10 de France Inter lundi (23/11), le député européen a affirmé que "quelque chose d'horrible s'est produit, c'est cette phrase sur la psychiatrie lourde. Si elle a blessé Ségolène Royal, je lui dit très directement 'elle ne te concernait pas'."
Et l'ex-lieutenant de Royal donne sa version des faits : au téléphone, il refuse une interview à une journaliste de BFM. "Je lui dis : 'écoutez Madame, les oiseaux ne nagent pas, les poissons ne volent pas, et vous me demandez de commenter des choses qui n'ont pas de sens. On se croirait dans Vol au-dessus d'un nid de coucou. Tout ça relève de la psychiatrie lourde'."
D'après Peillon, la phrase qui lui a valu d'être comparé au porte-parole de l'UMP par Ségolène Royal ("J'ai cru entendre M. Lefebvre plutôt qu'un compagnon du Parti socialiste") a été détournée. "C'était une conversation privée, prise au dérobé, dans un autre contexte, et voilà ce que ça a donné !" (voir la vidéo, à 9'55)
La version que conteste Vincent Peillon, c'est celle-ci (voir la vidéoci-dessous), diffusée par BFM-TV mardi 17 novembre. "... Elle a nommé trois préfets et reculé sur le vote des militants... Mais j'vous jure, on est en psychiatrie lourde là! (...) On est élus nous, on n'est pas des clowns!".
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